Recherche chronologique de la chapelle Champlain

 

 

Recherche chronologique de la chapelle Champlain

 par

Pierre Dubeau

pdubeau1@videotron.ca

 Comité Champlain 2008

https://www.facebook.com/groups/comitechamplain/

 

Texte disponible aussi sur YouScribe:

http://www.youscribe.com/catalogue/tous/actualite-et-debat-de-societe/essais/la-chapelle-champlain-recherche-chronologique-1633-2012-2382238

 

Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion.St-Augustin

 

Introduction

Samuel Champlain, l’un des fondateurs de la ville de Québec, meurt le 25 décembre 1635. En 1636, le gouverneur Charles Huault de Montmagny érige une chapelle pour ensevelir la dépouille de Champlain. Le 14 juin 1640, un incendie détruit la chapelle Champlain ainsi que l’église Notre-Dame de Recouvrance et la résidence des Jésuites qui lui étaient contiguës. Ces trois édifices étaient construits en bois de sapin.

La petite chapelle funéraire de Champlain a été reconstruite sous les ordres du premier gouverneur de la Nouvelle-France, Montmagny, fin 1640, début 1641, car d’autres sépultures y seront ajoutées par la suite. Parmi ces sépultures, mentionnons celle de François Derré dit sieur de Gand (1585-1641), commissaire général du magasin de Québec (21 mai 1641) et du premier Jésuite décédé en Nouvelle-France, le père Charles Raimbault (22 octobre 1642), tous deux de bons amis de Champlain.  Depuis ces évènements, nombreux sont les chercheurs intéressés à localiser le tombeau de Champlain.

Ce document poursuit plusieurs objectifs. D’abord, rendre disponible sur internet, des cartes et plans issus de travaux de recherche.  Le second objectif est de faire une revue de la documentation pertinente sur ce sujet et cela de façon chronologique. La chronologie est importante car l’apparition de nouveaux documents, oriente la direction des recherches.

D’autre part, la recherche sur la localisation précise de la chapelle Champlain se heurtent à de nombreux obstacles. Les sources historiques sont peu nombreuses et quelquefois ambiguës et difficiles à analyser. De fait, on ne trouve que deux documents qui mentionnent explicitement la localisation de la chapelle Champlain. Pour compliquer les choses, signalons que les cartes, à notre disposition, sont parfois muettes et nous allons voir qu’une carte dans ce dossier est jugée douteuse quant à son authenticité.  De plus, certaines recherches antérieures comportent également des imprécisions, les chercheurs prenant leurs désirs irrationnels pour des réalités. A cet égard, mentionnons les recherches de Silvio Dumas qui imagine littéralement une chapelle Champlain sur un site qui ne correspond aucunement aux sources historiques connues. Mentionnons également, les fouilles très médiatisées du géographe René Levesque, fondées sur les fausses prémisses de Thomas O’Leary (1894).

Devant tous ces doutes, les recherches récentes de Carl Lavoie et Georges Gauthier-Larouche entre 1997 et 1999 apportent une contribution très importante par leur approche plus rationnelle et multidisciplinaire. Le rapport de Carl Lavoie constitue aujourd’hui la position officielle du Comité Champlain remis sur pied en 2008.

 

 

Chronologie

 

1633

Le catalogue des bienfaiteurs de Notre-Dame-de-Recouvrance mentionne :

 

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  « L’an 1633, M. de Champlain fit bâtir la chapelle Notre-Dame-de- Recouvrance aux  frais de Messieurs de la Compagnie. Les Pères de la Compagnie de Jésus  l’entretinrent d’ornement et de cire jusqu’au mois de juin de l’année 1634 » (1)

Il s’agit alors de la deuxième chapelle de quelque importance qui ait été érigée à Québec, la première étant celle établie par les Récollets à la Basse-Ville dès leur arrivée en 1615.

Selon J.B.A. Ferland, cette bâtisse, propriété de la Compagnie des cent-Associés est sans doute construite sur ses terrains devant le fort Saint-Louis où s’élève aujourd’hui la cathédrale anglicane. Il s’inspire sans doute du Catalogue des bienfaiteurs de Notre-Dame-de-Recouvrance qui mentionne :

« Dans le temps que Champlain était forcément retenu en France par suite de l’expédition des Kirke il avait promis que s’il rentrait à Québec il érigerait une chapelle sous le vocable de Notre Dame de Recouvrance. Il accomplit son vœu l’année même de son retour La chapelle qu’il construisit fut bâtie près du fort Saint Louis et elle devint la première église paroissiale de Québec. On y plaça un tableau recouvré du naufrage dans lequel périt le P Noyrot ballotté par la mer et jeté sur la côte par les flots ce tableau fut recueilli sans avoir été gâté et fut envoyé à Québec pour orner la chapelle votive de Champlain » (2)

Dans les anales de l’Hôtel-Dieu on retrouve la description suivante :

« Elle est fort jolie : la voûte et le balustre luy donnoient un air de propreté qui la rendait for gaye » (3)

Bref, Notre-Dame-de-Recouvrance et la maison des jésuites servant de presbytère auraient été érigés sur la terre des cent-Associés et leur appartenaient. D’ailleurs M. de Gand était le syndic de la paroisse d’alors. ( 3.1)

 

1635

Dans le fort Saint-Louis, le 25 décembre 1635, Champlain meurt et il est enterré par la suite dans l’église paroissiale Notre-Dame-de-Recouvrance.

En 1635, ouverture du premier collège des Jésuites dans la résidence Notre-Dame-de-Recouvrance.

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Source de l’image : extrait de la relation des Jésuites pour l’année 1636

La résidence de Notre-Dame-de-Recouvrance ou la résidence des Jésuites  » servit de collège durant cinq ans, jusqu’à l’incendie de juin 1640. » (3.2) Elle est localisée dans le presbytère attenant à l’église Notre-Dame-de-Recouvrance. Lucien Campeau explique : « L’édifice où s’ouvrent les classes, à l’automne 1635, appartient à la Compagnie des Cent Associés, et a été bâti à ses frais et doit servir d’habitation aux ecclésiastiques desservant l’église de Notre-Dame-de-Recouvrance, aussi construite aux frais de la compagnie et sur son terrain. » (4)

Jean-Marie Lebel explique les débuts de la résidence de Notre-Dame-de-Recouvrance :  » En 1633 ou en 1634, les Jésuites, considérant que leur résidence de la rivière Saint-Charles se trouvait loin de l’église Notre-Dame-de-Recouvrance et des activités de la ville, se firent construire une résidence sur le cap de Québec, à l’arrière et du coté est de la nouvelle église dont ils étaient les desservants. Cette nouvelle résidence, modeste et en bois, sera dite de Notre-Dame-de-Recouvrance (6), comme le montre cet extrait sur l’image ci-haut présentée.

Elément important à souligner, la résidence des Jésuites s’élevait donc sur la future réserve d’Ailleboust (7). Cela pourrait être les vestiges trouvés par Silvio Dumas entre 1951 et 1957 (8). Incendiée le 14 juin 1640 de même que l’église Notre-Dame-de-Recouvrance et la chapelle-Champlain, les Jésuites s’installent d’abord, dans la maison des cent-Associés et en 1650, sur le site actuel de l’Hôtel de Ville de Québec.

En 1651, on reconstruit probablement sur ces ruines, un pensionnat pour les élèves du Collège des Jésuites. (9) En 1661, cette bâtisse en écorce, bien que vieillissante, sera encore utilisée par le maître de chapelle, Martin Boutet, tel que relaté par l’abbé Provost (10).

 

1636

On procède à l’agrandissement de moitié ou environ de Notre-Dame-de-Recouvrance. Elle est dédicacée à l’immaculée- Conception. Les relations des Jésuites de 1636 mentionnent, juste avant, un autre fait intéressant:

 

« …On fit bâtir une Chapelle; … »

 

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                  Donc, entre 1633 et 1636, Notre-Dame-de-Recouvrance est certainement une chapelle. Cette situation expliquerait l’amalgame entre la chapelle Champlain et la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance (11). Après 1636, cette confusion n’est plus possible, car on mentionne « on a tâché de la changer en église, l’augmentant de moitié ou environ.

 

C’est possiblement lors de cet agrandissement à l’été 1636, que le gouverneur Charles Huault de Montmagny érige une chapelle particulière pour ensevelir la dépouille de Champlain.

 

 

 

 

1640-1643

Textes historiques qui mentionnent l’existence de la chapelle Champlain entre 1640 et 1643.
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Le père Vimont raconte l’incendie de la chapelle Champlain, de la résidence des Jésuites et de l’église paroissiale. Il écrit : « « … le feu se mit en notre maison de Québec, qu’il a réduite en poudre, et la Chapelle de Monsieur le Gouverneur, et l’Eglise publique : tout a été consommé. Cela se fit si soudainement, qu’en moins de deux ou trois heures, on ne vit de tous ces bâtiments, et de la plupart de tous nos meubles qu’un peu de cendres et quelques pans de murailles qui sont restés pour publier cette désolation… tout s’est consommé dans les flammes. Le vent assez violent, la sécheresse extrême, le bois onctueux de sapin dont ces édifices étaient construits, allumèrent un feu si prompt et si violent, qu’on ne pût quasi rien sauver toute la vaisselle et les cloches et calices se fondirent… il fallut alors prendre logis à la salle des pauvres, jusques à ce que Monsieur le Gouverneur (Montmagny) nous prêtât une maison, dans laquelle étant logés, il a fallu changer cette salle des malades en une église. Voilà une perte dont nous nous ressentirons longtemps. »  (12)

 

La chapelle fût reconstruite car le 21 mai 1641, le registre de l’église paroissiale mentionne :

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Fonds Drouin Paroisse Notre-Dame de Québec – Registre photographique à la Basilique de Québec.

« Le 20 mai le lendemain de la Pentecôte 1641 mourût François Derré de Gand, Commissaire Général au magasin de Kébec, en ce en la chambre, qui est sous la sacristie, et chapelle du dit Kébec, où il avait passé l’hiver. Le même jour ou chanta les vêpres des trépassés pour lui, el le lendemain 21 du même mois après l’office des morts et la messe chantée solennellement il fut enterré en la chapelle de M. de Champlain. » (13)
En octobre 1642, le registre de la paroisse mentionne :

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Source:  Fonds Drouin Paroisse Notre-Dame de Québec – Registre photographique à la Basilique de Québec.

 

En 1643, dans les relations des Jésuites, le père Vimont mentionne :

« M. le Gouverneur, qui estimait sa vertu, désira qu’il (le père Charles Raimbault) fut enterré près du corps de feu Monsieur de Champlain, qui est dans un sépulcre particulier, érigé exprès pour honorer la mémoire de ce signalé personnage qui a tant obligé la Nouvelle France » (14).
1649   Concession du Gouverneur d’Ailleboust à la haute-ville de Québec. Cette concession est contre la chapelle Champlain.

 

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Source: Musée de la civilisation – Archives du séminaire du Québec. Fonds Faribault No. P. 29 /083A.  Source:  http://maf.mcq.org/anq/fiches/fiche-15825.html?p=9

Ce document sera découvert en 1873.

Avocat, fonctionnaire, bibliographe, né à Québec le 3 décembre 1789, Georges-Barthélemi Faribault a fait don au séminaire de Québec et à l’université Laval de ses collections personnelles ; l’abbé Charles-Honoré Laverdière fut son exécuteur testamentaire. Dans ce fonds, on retrouve ce document fort important daté du 10 février 1649
Source : Musée de la civilisation – Archives du séminaire du Québec. Fonds Faribault No. P. 29 /083A

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Transcription sommaire du texte de concession d’Ailleboust par Georges-Barthélemi Faribault (1789-1866), et ses conclusions :

« Après avoir réfléchis, je pense que toute cette description s’accorde mieux ave la Place d’Armes au devant du Château St-Louis, qu’à la Place devant l’église … Je pense qu’en 1649, il y avait une petite chapelle dans la cour du château St-Louis, qu’on appelait alors la chapelle Champlain. » »
1656

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Le fort des Hurons-Wendat près du fort Saint-Louis (1656-1668)

 

Source de l’image : Plan de Québec en 1663 attribué à Jean Bourdon (extrait) Dumas, Silvio, La chapelle Champlain et Notre-Dame-de-Recouvrance, Québec, Société historique de Québec, cahier No. 10, 1958, planche 3 (extrait)

Le fort des Hurons est présent sur ce plan de Jean Bourdon de 1663. Il se pourrait bien qu’il aurait abrité la chapelle Champlain, ce qui expliquerait son absence sur le plan de1660. Voici l’histoire de cette longue et pénible migration. Partenaires commerciaux privilégiés des français, les hurons-wendat (20,000 entre 1634 et 1650) sont les principaux fournisseurs de fourrures. Les deux parties ont également une alliance militaire contre les iroquois, leurs ennemis héréditaires. Afin de s’emparer de leur fleurissant commerce, les iroquois anéantissent les villages hurons et les missions jésuites au cours de la décennie 1640. Ainsi entre 1648 à 1653, devant cette guerre sans merci avec les iroquois, jumelée aux nombreuses épidémies, nous assistons à la destruction systématique de la Huronnie. Les quelques 600 survivants ont fui la mission Sainte-Marie et sont accueillis d’abord à la mission des Jésuites de Sillery (1650-1651) puis, au sud-ouest de l’île d’Orléans (1651-1656). Le 19 mars 1651, les Pères Jésuites louaient d’Eléonore de Grandmaison, une partie de sa seigneurie de l’île d’Orléans (15). Ne se sentant pas encore assez en sécurité, ils se sont installés à Québec le 4 juillet 1656, sous la conduite des Jésuites et la protection des canons du fort Saint-Louis. Ce fort était constitué d’une palissade de pieux et avait comme dimension, 150 pieds par 200 pieds. En 1665, la population du fort s’établissait à 85 personnes. Le plan de Jean Bourdon de 1663 indique bien la présence du fort des Hurons-Wendat entre l’église paroissiale et le fort Saint-Louis. En avril 1668, ils quittent définitivement la haute ville pour se réfugier à Beauport (1668-1669). Le fort est encore mentionné dans le Papier terrier de la Compagnie des Indes Occidentales en 1668 année probable de sa destruction. Par la suite, les hurons s’installent à la Mission Notre-Dame de Foy (1669 -28 décembre 1673), sur la côte Saint-Michel, site actuel de l’Université Laval. C’est là qu’une chapelle fût construite sous le vocable de Notre-Dame-de-Foy. La population s’élevait alors à 210 personnes. Ensuite ils furent relocalisés au village de l’Ancienne-Lorette (1673-1697) et finalement ils s’installèrent à la Jeune-Lorette, aujourd’hui Wendake, de 1697 à nos jours. (16)  

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Plan de la censive par Honorius Provost (17).

La chapelle Champlain doit inévitablement être située à l’intérieur de la Censive Notre-Dame de Québec. Le fief de la fabrique avait été constitué par un acte du Gouverneur Jean de Lauzon, le 20 mai 1656. La réserve d’Ailleboust disparaissait alors, à l’exception d’un terrain appartenant à Mme d’Ailleboust. La chapelle était donc, selon Pierre Baby-Casgrain et l’abbé Provost, dans la limite de 36 pieds de la ruelle Frontenac aujourd’hui disparue (voir la flèche indiquée). Cette précision élimine l’hypothèse de l’abbé Casgrain (1875) qui localisait la chapelle dans la cour du bureau de poste. En 1673, Jean de Mosny, lieutenant du premier barbier et chirurgien du Roy, Jacques de Chambly, officier du régiment de Carignan, Timothée Roussel, chirurgien, et Louis Chapelain, s’établissent sur la ruelle Frontenac, anciennement le fort des Hurons. La profondeur de leurs terrains n’excédait pas 36 pieds de profondeur. (18)
1660

1660

Plan de Jehan Bourdon de 1660 intitulé : « Vray Plan du haut et bas de Quebec comme il est en lan 1660 » Aix en Provence. Archives nationales d’outre-mer. Dépôt des fortifications des colonies, Amérique septentrionale, no. 341
Ce document fort important puisqu’on y voit en pointillé et près de l’église, la réserve d’Ailleboust.

15 juillet 1661.

Concession par les marguillers de la paroisse au Sr Mathieu Huboust.

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Source : (19)

Ce texte sera analysé en détail par Carl Lavoie en 1999.

Description du titre:  » Par devant Guillaume Audouart, secrétaire du Conseil établi par le Roi à Québec et notaire en la nouvelle France, et témoins sous-signés, furent présents en leur personnes Jacques Loyer sieur de Latour, Jean Juchereau sieur de Laferté et Mathieu Damour sieur Deschauffours,nous marguillers de l’église paroissiale de Notre Dame de Québec et du consentement de Mgr de Laval, ont concédé et concèdent au nom et comme dit est ci-dessous à rentes foncières de bail d’héritage et non rachetable à Mathieu Huboust sieur Deslongschamps, l’un des dit Marguillers et receveur de présent, les rentes dues à l’église parroissiale, icilui Huboust présent et acceptant pour lui, ses hoirs et ayant cause è l’avenir:  » la consistance de douze perches et demie de terre sise en la ville de Québec, tenant d’un costé aux terres de la dite église paroissiale où est de front Bastie la chapelle, appelée vulgairement, la chapelle Champlain, de l’autre côté aux terres de la dite église, par haut aux terres du Sieur d’Ailleboust, par bas à un chemin qui passe entre la dite place et la maison de la dite église où demeure à présent Le bedeau, icelle pièce contenant deux perches et demie (45 pieds) de large. Les dites terres appartenant à la Fabrique de la dite église » , à cause de La donation faite par Monseigneur de Lauson, ci-devant gouverneur et lieutenant-général pour le Roi en ce pays, ayant pouvoir de le faire par Messieurs de la Compagnie Générale, ainsi qu’il appert par la patente du dit Sieur de Lauzon, en date du 20 mai 1656, la dite concession dessus dite de douze perches et demie de terre faite par les dits seigneurs marguillers au dit Martin Huboust pour en jouir, lui ses hoirs et ayant cause à l’avenir en toute propriété aux conditions suivantes, savoir: Que le dit Huboust, lui ses hoirs et ayant cause, à l’avenir payer annuellement à la Fabrique de la ditte église et paroisse de Québec, deux sols pour chacune des dites perches de terre, icelle pièce de terre contenant 2 perches et demie de large sur 5 de long, (45′ X 90′) la dite rente faisant e tout la somme de une livre, cinq sols de rente foncière et non rachetable et un double de cens pour toute la dite concession que le dit Huboust, lui, ses hoirs et ayant cause, payeront annuellement à la Fabrique de la dite église de Québec, aux marguillers et receveurs de présent étant en charge à ses successeurs pour toute redevance et le dit paiement se fera au jour de la fête de Saint-Martin d’hiver échéant l’onzième jour de novembre, et le premier paiement se fera dès la présente année pour continuer de là en avant. Les dites redevances portant lods et vente, saizines et amandes selon la coutume de la ville, prévôté et vicomte de Paris, comme aussi par le dit preneur de s’y bâtir et y avoir feu et lieu dans un an et demi. En telle sorte que les dits cens et rentes puissent être perçus par chacun an. Et à faute de ce, sera permis aux dits sieurs marguillers ou à leurs successeurs à l’avenir de rentrer en possession des dites douze perches et demie de terre par eux délaissées de plein droit sans forme ni figure de procès et sans aucun remboursement de frais qu’il aurait pu faire. Car ainsi a été accordé, Promettant, Obligeant, Renonçant, etc. Fait et passé à Québec, en l’étude du notaire susdit, soussigné, le quinzième jour de juillet, 1661, en présence de Jacques Renouart de Bellaire et Jacques d’Estrées témoins sous-signés, avec les parties. 

1866

Fausse découverte du tombeau de Champlain à la basse ville de Québec par les abbés Laverdière et Casgain. S’ensuit la fameuse querelle des antiquaires avec M.  Stanislas Drapeau.

« Nos deux abbés sont tellement pressés de s’attribuer la paternité de cette découverte qu’ils l’ont annoncée au maire de Québec, Joseph-Edouard Cauchon… Outré, Stanislas Drapeau réplique sans tarder et publie à son tour, dès le 20 décembre suivant un texte polémique dans lequel il tente de rétablir les faits » (20)

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 1873 –   Les abbés se rétractent après avoir eu connaissance de la concession d’Ailleboust découvert dans le fonds Faribeault. Cet acte du Gouverneur d’Ailleboust mentionne que la chapelle était bien située à la haute-ville de Québec. Ce texte sera analysé en 1999.

1875 – Découverte du texte de la concession de 1658, de Jean Jobin aux archives du séminaire de Québec.

« La seule mention du « fort des Sauvages » dans ce document devait suffir à l’abbé Casgrain pour situer le terrain de Jean Jobin, grosso modo, dans la réserve… »  (21)

1880 – Narcisse-Eutrope Dionne localise la chapelle Champlain au nord-est du bureau de Poste. Le 20 mai, Stanislas Drapeau situe le tombeau de Champlain à l’angle ouest du cimetière de la côte de la Montagne.

 « De plus, ôtant à la préposition « contre » l’idée de proximité, il  plaçait le tombeau à environ quatre cent pieds à l’est de la réserve d’Ailleboust, donc beaucoup trop loin de celle-ci »  (22) 

 

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19 oct 1880. (23)

1881, 3 décembre : Dépôt du plan de Pierre-Louis Morin à la Bibliothèque de la ville de Montréal

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1889 – John N. Harper reprend le travail de Stanislas Drapeau et situe la chapelle Champlain dans le cimetière de la cote de la Montagne. 1894 – O’Leary dévoile l’existence de la concession de Mathieu Huboust de juillet 1661. Ce texte sera analysé par Carl Lavoie en 1999. Il situe la réserve d’Ailleboust de part et d’autre de la rue du Trésor. Il situe le terrain d’Huboust au nord ouest de la Réserve. Nous y reviendrons en 1988, puisque c’est-à- partir des études d’Oleary, que René Levesque procède à une fouille sous le clocher sud de la basilique.
1898 – Ernest Myrand est le premier à publier la concession Huboust de juillet 1661. La disparition de la chapelle Champlain devient inévitable lorsqu’on redresse la rue du Fort en 1673.

« L’erreur d’Ernest Myrand a été d’appliquer les mesures du plan cadastre officiel sur le plan de Jean Bourdon (1660) plutôt que faire le contraire. Cette erreur de calcul l’a amené un peu trop à l’est » (24)

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Ernest Myrand. (25)
A noter que Myrand situe le terrain d’Huboust sur le cadastre actuel, ce qui constitue une erreur ainsi que la localisation de la rue du fort en 1661.

1906 – N.-E. Dionne publie un historique de la question.

1909 – Texte de Pierre-Baby Casgrain qui situe la chapelle Champlain près du terrain de Jean de Mosny, aujourd’hui, au coin nord ouest du bureau de poste. Tout comme Myrand, il est persuadé que la petite bâtisse le long de la rue du Fort est bien la chapelle Champlain.  En 1947, l’abbé Provost corrigera cette erreur.

 

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Plan de P.B-Casgrain. (26)

1940 – Claude Vernon publie son étude sur la radiesthésie. Il fixe la chapelle Champlain au milieu de la cour actuelle du séminaire de Québec.

« Radiesthésiste à ses heures, il décide de mettre ses talents à la recherche du tombeau de Champlain à l’aide d’une pendule. Le résultat se matérialise en un tracé d’un plan des plus fantaisistes de la haute ville de Québec où il situe le tombeau près de l’archevêché. Le pendule ne s’était pas trop emballé… »  (27)

1947 – Précisions de l’abbé Provost touchant la bâtisse sur la rue du fort sur la plan de Bourdon de 1660

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Source (28)

Cette transcription a sans douté été faite par l’abbé Honorius Provost en 1947. (29)

Sur le plan de Jean Bourdon de 1660, on retrouve une petite bâtisse le long de la rue du Fort. En 1947, une analyse de cette lettre de Mme D’Ailleboust à Mgr de Laval par l’abbé Provost, datée du 16 septembre 1661, nous apprend que cette bâtisse serait plutôt une cabane en écorce occupée par Martin Boutet, arpenteur, professeur de navigation, mathématicien et maître de chapelle. Étonnamment, en 1958, Sylvio Dumas confond toujours cette bâtisse avec la chapelle Champlain. Pour ce qui est des chercheurs Mayrand (1898) et Baby-Casgrain (1909), ils n’ont pas eu connaissance de l’analyse de l’abbé Provost.

1951 – Publication de la Synthèse de Paul Bourchart d’Orval.

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1954 Début de fouilles de Silvio Dumas.

1954 – Publication du livre sur la Censive Notre-Dame de Québec, par l’abbé Provost. Document important pour comprendre le développement de la haute ville de Québec ainsi que la censive Notre-Dame de Québec.

1958

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Source de l’image : Michel Gaumond (30)

Entre 1951 et 1957, Sylvio Dumas (31) entreprenait des fouilles archéologiques dans la réserve d’Ailleboust. Il est probable que Dumas ait trouvé les fondations de la cabane en écorce occupée par Martin Boutet, maître de chapelle. Les conclusions de l’abbé Provost (1947) sont très claires à ce sujet. D’autre part, l’étude de Carl Lavoie, nous démontrera que le fort des Hurons empiète davantage sur le lot 2827. La localisation de la cabane de Martin Boutet coïnciderait alors avec les vestiges trouvés par Dumas (voir la flèche rouge). Ces fouilles n’ont pas été vaines car il confirmait bien l’orientation de la rue du Fort du plan de Bourdon de 1660. Cette orientation Sud sud-est est également compatible avec le texte de 1649 concernant la concession d’Ailleboust.

1976      

Plan de Pierre-Louis Morin disponible aux archives de la Ville de Montréal. (32)

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En 1976, Madame Raymonde Gauthier découvre à la bibliothèque de la Ville de Montréal, un plan de Pierre-Louis Morin soi-disant copie originale de Jean Bourdon, datée de 1640. Mme Gauthier doute de l’authenticité de cette carte car elle ne figure pas dans l’inventaire des plans de Jean Bourdon. (33) Curieusement, sur cette carte de 1640, figurent des bâtiments qui seront construits ultérieurement. D’autre part, d’après le père Lucien Campeau, il n’y a pas de preuve que l’église Notre-Dame-de-Recouvrance occupait l’emplacement de la basilique actuelle (34). Ceci l’amène à douter de l’authenticité de cette pièce ajoutée récemment au dossier. Finalement, le rapport Niellon de 1990 conclue que ce document « doit être considéré comme une création de l’auteur, localisant des bâtiments à titre d’hypothèse ».

D’autre part, suite à une relecture récente de divers documents, il ressort que l’authenticité de ce plan de Pierre-Louis Morin (1640) est très douteuse. Ainsi, il ne peut être retenu dans le dossier de la chapelle Champlain pour les raisons suivantes:

1- L’authenticité de cette carte ne peut être prouvée tant que nous ne connaîtrons pas l’original.

a-    Le plan n’est pas aux Archives nationales d’outre-mer, à Aix-en-Provence. Normalement, il devrait y être. On retrouve bien les plans de Bourdon de 1660 et 1664. (35)
b-     Ce plan n’est pas à la Bibliothèque nationale de France, Dépôt du service hydrographique de la marine, on y retrouve le plan de 1663 en 2 versions. (36)

c-     Jean-Edmond Roy, ne fait pas mention de cette carte dans son rapport (37)

Dans la biographie de Jean-Edmond Roy, on mentionne ceci:

« À l’été de 1909, il fut chargé de se rendre à Londres et à Paris afin d’étudier l’organisation des dépôts d’archives et le mode de classement de leurs manuscrits, et de faire l’inventaire des documents concernant le Canada. Il y passa presque six mois et publia en 1911 à Ottawa son imposant Rapport sur les archives de France relatives à l’histoire du Canada. Joseph-Edmond Roy a contribué à la connaissance des archives relatives au Canada outre-Atlantique… » »

2- Le plan n’est pas compatible avec la description du terrain de Mathieu Huboust. La chapelle ne peut se situer au nord, c’est-à-dire, vers la rue Buade, car au nord du terrain, c’est la maison « où demeure à présent le bedeau ». (38)

3- En 1860, Pierre-Louis Morin dresse un plan de la ville de Québec intitulé : Québec depuis sa fondation 1608 jusqu’en 1860 dédié à Monsieur l’Abbé Casault, Premier Recteur de l’Université Laval. Pierre-Louis Morin a comblé les marges du tableau avec des dessins et plans rétrospectifs, comme accessoires, à dimensions réduites. Il y a l’Habitation de Champlain (1608), le vieux magasin du Roy (1628-1680), le Fort et le Château St-Louis (1680), Québec en 1660, 1670, 1693 et 1780, le tout entremêlé de légendes. (Provost, 1980) Si le plan de Morin de 1640 était authentique, il aurait certainement été inclus dans ce plan rétrospectif de la Ville de Québec. Or, il se peut que cette carte ait été élaborée entre 1873 et 1883, soit après la découverte de la concession d’Ailleboust. (39)

4- Les études relatives à Jean Bourdon, ne mentionnent aucune mention de l’existence de cette carte de 1640 (40).

5- La carte n’est pas incluse dans le document de Pierre-Louis Morin intitulé : « Plan, charts, vues et dessins relatifs à l’histoire de la Nouvelle-France », 1858. Bibliothèque Nationale du Canada. 103 p. Si cette carte était authentique, il serait inclus dans ce rapport écrit suite à son séjour en France entre 1852 et 1853. (41)

6- Le site de Notre-Dame de recouvrance n’est pas encore aujourd’hui connu. Il n’y a pas de preuve que la Basilique actuelle est localisée au même endroit que Notre-Dame-de-Recouvrance. Notre-Dame-de-Recouvrance était élevée sur le domaine seigneurial appartenant à la compagnie de la Nouvelle-France, tandis que l’église de 1647 a été construite sur sa plus grande partie sur un terrain donné par Guillaume Couillard. (42)

7- Sur ce plan, s’élève la maison de Madame de la Peltrie, orientée de façon curieuse. (43)

8- C’est une reconstitution ultérieure de la situation du tombeau, à la fois tardive et hypothétique, mais aussi mal informée. M. Gaumond avait déjà émis des doutes sérieux sur elle. (44)

9- La copie ne révèle pas des caractères propres aux œuvres de Jean Bourdon. (45)

10- En 1640, Madame de la Peltrie n’avait pas encore bâti de maison sur l’emplacement des Ursulines. (46)

11- La maison de Bourdon en D, aucun document n’atteste une telle propriété de l’arpenteur à cet endroit qui faisait partie de la réserve d’Ailleboust. (47)

12- Le Sénéchaussée ne sera construit qu’en 1651. (48)

13- Le rapport de François Niellon conclue : « … de toute façon, ce plan, tout comme sa restitution des états successifs de la basilique, doit être, faute du contraire, considéré comme une création de l’auteur, localisant des bâtiments à titre d’hypothèse. (49)

14- Si ce plan est véridique, pourquoi ne trouvons-nous pas la chapelle Champlain sur le plan de Bourdon de 1660. Ce plan est semblable au plan de Morin et quelques inscriptions en moins. (50)

15- Les lignes décoratrices ajoutés sur le bord du fleuve ne reflètent pas le style de l’époque. De même, le titre ne reflète pas le style de l’époque. (51)

16- L’identification de la rue des Roches fait problème. Les noms de rues ne sont pas indiqués sur le plan de Bourdon de 1660. (52)

17- Un vrai copiste censé être attentif ne peut vraisemblablement pas se tromper, à propos d’un détail aussi essentiel que la date d’un document. On peut dire que c’est une erreur très difficile à faire. (53)  

1988

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L’année 1988, a connu une effervescence peu commune suite aux initiatives du géographe René Levesque (54). Œuvrant en marge des milieux scientifiques, le chercheur a fait entrer dans le débat des acteurs bien identifiés aux émotions patrimoniales, à savoir les milieux politiques et journalistiques. Situation inhabituelle, la Ministre de la culture, Madame Bacon, a ignoré l’avis de ses fonctionnaires et a permis au chercheur la poursuite de sa recherche. La couverture journalistique a favorisé également le chercheur René Levesque. S’ensuit alors une polémique entre le milieu archéologique représenté par l’Association des archéologues du Québec (AAQ) et le Journal Le Soleil. L’Association intente une plainte devant le Conseil de Presse pour le traitement sensationnaliste des évènements. Le conseil de Presse donnera cependant raison au Journal Le Soleil dans sa décision no. D1988-07-027.(55)

0014

Source de l’image : Plan de Robert de Villeneuve (1692) annoté par Pierre Dubeau

Les recherches du géographe René Levesque en 1988 se fondent sur les études faites par Thomas O’Leary (1843-1925).  Il est étonnant qu’il ait persisté à valider l’hypothèse d’O’Leary malgré les commentaires pertinents de l’historien Michel Gaumond sur ce sujet. En date du 14 mars 1986, en réponse à une lettre de René Levesque, Michel Gaumond affirme :

« Sa démonstration (la thèse d’O’Leary) me paraît très sérieuse et le seul point où je suis en désaccord avec lui réside dans le fait qu’il a pensé que le terrain concédé par la Fabrique Notre-Dame à Mathieu Huboust des Longchamps en 1661 dans laquelle concession est mentionnée la chapelle Champlain est celui sur lequel est aujourd’hui Holt Renfrew. Le bon terrain est en fait celui où est le magasin Darlington au coin de Buade et du Fort… » (56)

Autre erreur, O’leary situait la réserve d’Ailleboust de part et d’autre de la rue du trésor, donc trop vers l’ouest. Il est fort probable qu’Oleary ait confondu la localisation de la Grande Place. Pour celui-ci, la Grande Place était devant la basilique et non devant le fort Saint-Louis comme il se devait.

0013

En 1988, suite à la fouille rocambolesque mais sincère du géographe René Levesque, Georges Gauthier-Larouche fait avancer considérablement la recherche en publiant ce rapport. La chapelle est bien à l’est de l’ancienne rue du Fort. Il arrive à cette conclusion en analysant les textes de 1649 et de 1661.

1990

Publication du Rapport Niellon, Nadon et Faubert

 

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Suite aux évènements de 1988, La Ville de Québec réalise en 1990, une étude critique de la recherche de la sépulture de Champlain dans un cadre plus large. On y retrouve une excellente historiographie du débat, une analyse fort intéressante du développement de la trame urbaine de la haute ville entre 1639 et 1775, 46 documents d’archives et 10 plans historiques. On y retrouve finalement 6 plans du secteur concerné ramenés à la même échelle. Cependant suite à l’analyse des textes de 1649 et de 1661, Carl Lavoie (1999) constate que les auteurs proposent une configuration de la réserve d’Ailleboust qui a peu à voir avec la réalité cartographique connu, notamment, le plan de Jean Bourdon de 1660. De plus, devant l’impasse pour réconcilier les textes de 1649 et de 1661, le rapport Niellon conclue et je cite : « la recherche de la sépulture n’est pas justifiable pour des raisons culturelles, historiques et scientifiques ». (57) De fait, d’après le texte de 1649, la concession d’Ailleboust est localisée à la gauche d’un chemin qui court sud sud-est et non sud sud-ouest tel que décrit dans le rapport Niellon. En ce qui concerne toutefois la maison du bedeau et la chapelle Champlain, ces localisations seraient vraisemblables. Cependant, le terrain Mathieu Huboust serait dans l’axe sud sud-est de la rue du fort avant son redressement en 1673. Finalement, il y a bien un chemin entre la chapelle et la réserve d’Ailleboust. 

1992

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Croquis de John Cockburn (58).

La fouille de 1992 et la découverte du mur en 1843.

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Source : Quebec Mercuy, 1er juin 1843.

Ce dessin de James Pattison Cockburn de 1830 indique bien le mur d’enceinte près de la basilique de Québec. En 1843, on procède à l’élargissement de la rue Buade. Un entrefilet dans le journal « Quebec Mercury » du 1er juin relate la destruction de ce mur, au cours de laquelle, on aurait découvert une voûte abritant les sépultures de personnages importants de la ville. Curieusement, l’article ne mentionne pas la localisation précise de cette voûte. Ce document ne prouve pas que ces reliques remontent au début de la Nouvelle-France. Inspiré peut-être par cette anecdote, Pierre-Louis Morin, émet, à l’exemple de ses contemporains, une hypothèse de localisation de la chapelle Champlain à la haute ville. Entre 1873 et 1881, Morin élabore un plan de Québec de 1640, prétendument copie de Jean Bourdon, à l’aide d’un autre plan de Bourdon de 1660, qui lui sert de modèle. Il situe la chapelle Champlain dans le prolongement du transept sud de la basilique.

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Superposition du plan de Pierre-Louis Morin et du cadastre actuel. Localisation du terrain de Mathieu Huboust ajoutée par Pierre Dubeau. La chapelle ( en B ) ne peut être située au nord du terrain d’Huboust, car au nord, côté bas, « c’est la maison de la ditte Eglise ou demeure appresent le bedeau » ( en C ) selon le texte de la concession Huboust de juillet 1661.

Documentation de René Robitaille et identification de la chapelle par l’auteur (60)

En 1992, lors de l’aménagement de la chapelle dédiée à Mgr de Laval, on a bien identifié les bases du mur détruit en 1843, mais aucun vestige de la chapelle Champlain (61). De fait, la chapelle est plutôt à l’est du terrain de Mathieu Huboust, terrain situé à 150 pieds vers l’est.  

1997

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La sépulture de Samuel de Champlain à Québec. Investigations archéométriques au Siemensmètre: Présentation de la liste des données de terrain. RÉSUMÉ (62)

 

La plupart des pays ont un héros national, qui incarne dans l’esprit du public, les vertus que la nation possède ou à ce qu’elle aspire. En France l’héroïne nationale est Jeanne d’Arc, en Grande-Bretagne, c’est la Reine Victoria, en Espagne, Don Quichotte, en Suisse, c’est Guillaume Tell, aux Etats-Unis d’Amérique, Abraham Lincoln, symbole de l’unité nationale et de la justice sociale. Au Canada, le mieux qualifié pour être un héros national est Samuel Champlain, le père de la nouvelle France, qui a représenté les vertus de courage, de l’amour des espaces sauvages parfois hostiles et de la rigueur morale présente tant chez les catholiques que les protestantes. À l’occasion du 400e anniversaire de la fondation de l’Acadie à l’île de Sainte-Croix en 2004 et de la Ville de Québec en 2008, un effort accéléré est fait en vue de trouver le tombeau de Samuel Champlain, enterré dans la ville de Québec autour du 28 décembre 1635. C’est seulement 150 ans après que les historiens et les anthropologues ont commencé à montrer un certain intérêt pour le tombeau de Champlain. Les premières recherches étaient de nature historiques mais progressivement, des méthodes archéologiques classiques ont été employées au milieu du 20ème siècle. Après avoir émis une douzaine d’hypothèses, des recherches plus systématiques ont été entreprises en 1997, y compris des méthodes archéophysiques telles que des sondages de résistivités électriques verticaux, la résistivité électrique profilante, les champs magnétiques, le radar pénétrant de gradientometrie et radar pour sonder le sous-sol, notamment. Le beep mat (modèle BM4+) est un puissant instrument de surveillance électromagnétique miniaturisé qui d’une façon efficace, détecte à peu de frais les objets conducteurs (Ca) et magnétiques (M) cachés jusqu’à 3 mètres sous la surface du sol. Un senseur est inséré dans une coque de plastique en forme de traineau. Avec ce dispositif géophysique, les cibles sont rapidement délimitées. Le beep mat est utilisé généralement dans l’exploration minière pour déterminer s’il y a des potentialités valables de conductibilité du sulfure et de la graphite. Les variations positives sont produites par les matériaux conducteurs tandis que les corps magnétiques produisent des variations négatives. Ainsi, les différents signaux audio et leurs valeurs relatives sont montrés par l’instrument pour visualiser les valeurs significatives. Des mesures simultanées de la conductivité et de la susceptibilité magnétique des matériaux sont montrées. Trois zones ont été sondées : 1) la rue Buade, 2) la rue du Fort et 3) Le sous-sol de la basilique de Québec, particulièrement dans le secteur de la chapelle du Sieur Bourdon. L’interprétation de données est effectuée avec la prémisse que la chapelle et le tombeau de Champlain ne sont pas des structures composées de fer ou d’acier mais de plomb ou de pierre. Certains sondages sont effectués à partir de la carte de P.L. Morin qui indiquerait, selon certains chercheurs, l’emplacement du tombeau situé dans le prolongement du bas-côté du transept sud de l’église Notre-Dame-De-Recouvrance construite en 1633 et brûlée en juin 1640. Sept zones anormales d’intérêt archéologique potentiel ont été finalement retenues et toutes ont été rejetées comme emplacement potentiel du tombeau de Champlain sur la base d’évidences historiques, archéologiques et des plans de cadastre. Les auteurs arrivent à la conclusion que le tombeau de Champlain serait localisé à l’extrémité de la rue du Fort, peut-être même sous le Bureau de Poste actuel. 

1999

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Source de l’image Carl Lavoie (63)

En 1936, suite à l’agrandissement vers le nord du restaurant le Relais, on aurait découvert une voûte inusitée. Le propriétaire du restaurant à l’époque, M. Georges Trakas aurait demandé de refermer cette voûte afin de construire un mur. Son fils Louis, alors âgé de 10 ans, a raconté en 1966 cette anecdote à René Levesque. En 1999, ce dernier tente de vérifier cette hypothèse. Le 14 octobre 1999, accompagné du chercheur René Levesque, des archéologues Carl Lavoie et Yves Chrétien, Daniel Bédard de la firme Diamantex, percent un mur mitoyen du restaurant sous la caméra attentive du cinéaste Jean-Claude Labrecque. Après un certain temps, on s’aperçoit que l’un des forages a abouti dans la chambre froide du restaurant Wong de la rue Buade. Cette fouille avait peu de chance de réussir car elle se situait directement dans la réserve d’Ailleboust. La chapelle est incidemment à l’extérieur de la Réserve.  

1999

 

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Plan de Jean Bourdon (1660) superposé au plan actuel de la Ville de Québec illustrés ci-dessous. En « grisé » se trouve la localisation de la chapelle Champlain, et en hachuré, le terrain de Mathieu Huboust. C’est l’hypothèse officielle du Comité Champlain 2008. (64)

Rejetant le plan de Pierre-Louis Morin, et après avoir analysé en profondeur toute la documentation sur le sujet, Carl Lavoie,  propose de se concentrer sur les textes de 1649 (description de la réserve d’Ailleboust) et de 1661 (concession de  Mathieu Huboust, Sieur Deslongschamps).

Voici donc l’analyse du texte de 1649 par Carl Lavoie.

La réserve du Gouverneur Louis d’Ailleboust : Page1: Louis d’Ailleboust Lieutenant général du Roi et Gouverneur dans toute l’étendue du grand fleuve Saint-Laurent en la Nouvelle-France Rivière et Lacs y descendants et lieux qui en dépendent. En vertu du pouvoir, à nous donné par Messieurs de la Compagnie de la Nouvelle-France et sous le bon plaisir d’ici en faisant la distribution des places situées dans l’enclos de Québec. Nous nous sommes réservé une place située dans le dit enclos contre la chapelle Champlain, contenant un arpent de terre ou environ

Explication: Toujours présent en pointillé sur le plan de 1660 de Bourdon à l’ouest du fort des Hurons.

tenant du coté du nord-est à un chemin qui court sud sud-est et nord-ouest qui est entre la dite terre et les terres de l’église paroissiale de ce lieu

Explication: C’est l’ancienne rue du Fort ayant une orientation sud sud-est, et un segment légèrement nord-ouest, à partir de la cabane en écorce de Boutet sur le plan de 1660.

d’autre coté au sud-ouest aux terres non-concédées d’un bout au nord-ouest à un chemin pédestre qui est entre la dite terre et les terres de Jean Coté,

Explication: Terres non-concédées appartenant à la Compagnie des cent-Associés à l’est de la rue du Trésor. L’église Notre-Dame de Recouvrance ainsi que la résidence des Jésuites auraient été érigés sur ces terrains.

d’autre au sud sud-est à un chemin qui est entre la dite terre et la dite chapelle Champlain (ici les mots chapelle Champlain sont raturés et remplacés par les mots  » La Grande place »),

Explication : C’est l’ancienne rue du Fort. La chapelle se situe du coté nord-est d’où la rature pour indiquer Grande-Place devant le fort Saint-Louis. Le fort des Hurons, sera construit en 1656, sur le site de la Grande Place.

pour en jouir par nous du dit arpent de terre ou environ nos successeurs ou ayant cause à toujours pleinement et paisiblement aux charges qu’il plaira à Messieurs de la dite Compagnie.

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Explications du texte de 1661 par Carl Lavoie avec plan du terrain de Huboust.
Source de l’image :  Lavoie, Carl, 1999) (65)

 » Les marguilliers Jacques Loyer sieur de Latour, Jean Juchereau sieur de Laferté et Mathieu Damour sieur Deschauffours, du consentement de Mgr de Laval concèdent au marguillier Mathieu Huboust sieur Deslongschamps receveur des rentes dues à l’église parroissiale la consistance de douze perches et demye de terre scys en Laville de Québec tenant d’un costé aux terres de laditte Eglise paroichialle ou est defront Bastye lachapelle, appelée vulgairement, Lachapelle_Champelain (A) de l’autre costé aux terres de la ditte Eglise (B) par haut aux terres de Sr dailleboust (C) par bas a un chemin qui passe entre La ditte Place et la maison de la dite Eglise ou demeure appresent Le bedeau, icelle piece contenant deux perches et demyei (45 pieds) de large, sur cinq (90 pieds) de long. (D) les dittes terres appartenant a La Fabrique de la ditte Eglise, accause de La donnation faitte par Monseigneur delauson, cy devant gouverneur et lieutenant-général pour le Roy en ce pays, ayant pouvoir de le faire par Messieurs de la Compagnie Générale, ainsi qu’il appert par la patente du dit Sieur De Lauzon, en date du 20 mai 1656 … à charge de une livre, cinq sols de rentes foncières, payable à la fête de Saint-Martin d’hiver ».

La contribution de Carl Lavoie est fondamentale car il propose une localisation incontestable s’appuyant sur des sources historiques sûres et cohérentes entre elles.  Il est après M. Gaumond (1976), le second à émettre une hypothèse de localisation du terrain de Mathieu Huboust sur le plan de Bourdon de 1660.   On se souviendra des mauvaises localisations faites par Thomas O’Leary en 1894, Myrand en 1989, Baby-Casgrain en 1090 et par Silvio Dumas en 1958.

La localisation de la chapelle Champlain est intimement liée à celle du fort des Hurons. La chapelle occuperait la partie nord-ouest du fort des Hurons. Cette partie du fort des Hurons empiète quelque peu sous les immeubles situés sur le côté ouest de la rue du fort actuelle.

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On aperçoit la localisation de la réserve d’Ailleboust et du fort des Hurons sur le cadastre actuel. Source de l’image : Google Maps

 

2006

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Ce rapport (66) contient le résultat de la dernière fouille archéologique visant à localiser la chapelle Champlain. Les auteurs ont cependant émis une ordonnance de non-publication du contenu de cette recherche.
 

2008 

Création du Comité Champlain, Sylvie Sagnes se joint au Comité.

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Sylvie Sagnes, ethnologue au CNRS, France, membre du Comité Champlain 2008. Le tombeau de Champlain : variations sur une émotion (67).

RESUMÉ DE LA COMMUNICATION

Depuis plus de cent ans, la recherche toujours à recommencer, la découverte toujours à venir des restes du fondateur de Québec font de ce vestige rêvé l’objet d’une émotion récurrente et intermittente. Cette quête, qui s’ouvre dans les années 1870 par une vive polémique, dite « querelle des antiquaires », donne lieu à différentes fouilles depuis la basse ville jusqu’à la haute ville et met en scène, aux côtés des archéologues, non seulement des radiesthésistes et des voyants, mais aussi, au fil des décennies, ces acteurs par ailleurs bien identifiés sur tous les fronts des émotions patrimoniales, à savoir les journalistes de la presse écrite et audio-visuelle, les associations, les élus, les agents du ministère de la Culture, les autorités municipales et la justice.

Sans doute l’année 1988 a-t-elle marqué un sommet dans l’expression de cette émotion: les fouilles entreprises par René Lévesque, aujourd’hui décédé, aboutissent cette année-là à la découverte d’une sépulture qui s’avère au final celle d’un père jésuite mort en 1879. Divisés, les archéologues ne le sont plus à propos de la validité d’une hypothèse ou d’une autre, mais à propos du bien-fondé de la quête elle-même. Ainsi, l’affaire du tombeau met-elle en scène quelque chose d’un divorce. S’opposant aux amateurs, les professionnels de la discipline la jugent inutile et dépassée dans le contexte d’une archéologie moderne. Pareille prise de distance ne relève cependant pas simplement d’un parti pris scientifique. S’y mêlent des considérations d’ordre déontologique, mettant en exergue, en contrepoint, une archéologie impliquée, largement asservie au propos souverainiste, lui-même revisité à la lumière de la « francité ». Si, à bien des égards, l’on peut considérer cette affaire comme un épisode crucial de l’histoire de l’archéologie au Québec et des aléas de son institutionnalisation précipitée, l’on ne saurait en ignorer les répercussions au long des deux décennies qui suivent et qui, de la « fausse » découverte des restes du père de la Nouvelle France, nous amènent au seuil de la célébration du 400ème anniversaire de la ville de Québec.
La manière dont s’actualise cette quête, le faible écho qu’elle rencontre de nos jours, n’ont cependant de véritable intérêt que rapportés au temps long de l’histoire de cette fouille obstinée, et plus largement aux mutations que subit, parallèlement, le mythe Champlain, cela aussi bien sous la plume des historiens que dans le champ de la commémoration publique. Attentive aux échos et dissonances qui se font entendre au cœur du panthéon héroïque, l’analyse contribue ainsi à cerner, au-delà du mythe Champlain, au-delà des passions ou des réserves qu’il suscite, les variations et mutations de l’identité québécoise. Aussi bien revendiquée par les fédéralistes que par les souverainistes, la figure incessamment revisitée de Champlain paraît former, en vertu justement de sa plasticité et de sa polyvalence, l’observatoire idéal de cette identité québécoise, de sa complexité, sinon de sa pluralité.

Sylvie Sagnes.

comitechamplain

Carl Lavoie a publié en 1999 une étude multidisciplinaire disponible entièrement sur internet. S’il y avait qu’un livre à retenir dans ce dossier, c’est cette étude. (68) Disponible également sur : http://fr.calameo.com/read/000616276684fd0bc5c8a Georges Gauthier-Larouche s’intéresse à cette question depuis plusieurs années. Il a publié en 1988 ce document sur cette question (69) : Il s’intéresse également à la toponymie. Il a publié un texte érudit sur l’origine française du mot Québec. http://members.tripod.com/ahura_mazda/quebecq.html

Sylvie Sagnes s’intéresse aux dimensions symboliques de la recherche du tombeau de Champlain. Elle a publié un article pour l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française. http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-255/Tombeau_de_Champlain.html
Pierre Dubeau est bibliothécaire à la retraite et l’auteur de ce présent document.

Il a collaboré à la page facebook du Comité Champlain https://www.facebook.com/groups/comitechamplain/

de la page facebook

de l’Association pour la recherche du site historique de la chapelle Champlain

https://www.facebook.com/groups/ARSHCC/

et webmestre du site internet :

www.tombeaudechamplain.com

et il possède un blog en histoire :  www.pierredubeaublog.wordpress.com

 

2010

Conférence à la société d’histoire de Sainte-Foy.

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La chapelle Champlain : En deçà du mystère Par Carl Lavoie et Pierre Dubeau.

La Société d’histoire de Sainte-Foy présentait, le 7 décembre 2010, une conférence multimédia par l’archéologue Carl Lavoie et le bibliothécaire Pierre Dubeau. Tous deux membres du comité Champlain, ils ont expliqué les dessous de la recherche de la chapelle Champlain. Le 375e anniversaire de la mort de Champlain constitue un moment privilégié pour rappeler cette recherche. Voici donc le texte de cette conférence.
Texte de la conférence.

En 1988, les fouilles de Ms René Levesque et Charles Beaudry, qui cherchaient la sépulture de Samuel de Champlain sous la chapelle Saint-Joseph de la basilique Notre-Dame-de-Québec, ont soulevé les passions et suscité un affrontement mémorable entre la communauté archéologique et ces chercheurs. C’est peu après cet épisode que l’archéologue Carl Lavoie a offert ses services à M. Levesque afin de l’aider dans sa quête qui est aussi celle de tout un peuple. Il en est résulté la création d’un Comité constitué, outre d’un archéologue, de chercheurs aguerris : Georges Gauthier- Larouche, ethno-géographe, Paul Grimard, arpenteur-géomètre et Maurice K. Seguin, géophysicien. Lorsqu’à l’automne 1997 ils entreprennent leur étude, une documentation énorme s’offre à eux. Bénévoles passionnés par la question, tous s’attèlent à la tâche avec enthousiasme. Carl Lavoie assume alors la direction de l’équipe, la coordonne et participe activement à tous les niveaux de la recherche. Avec l’arpenteur Paul Grimard il travaille sur le plan de Jean Bourdon de 1660 afin d’en vérifier l’exactitude. Avec Maurice-K. Seguin il effectue des relevés géophysiques au Beep Map sur les rues De Buade et du Fort alors que Georges G. Larouche se penche sur toute la documentation historique connue.

Mais c’est en 1999 que le Mouvement Francité, subventionné par la Ville de Québec, confie un mandat spécifique à l’archéologue Carl Lavoie. Mentionnons que Monsieur René Levesque était le président fondateur du Mouvement Francité. L’archéologue Carl Lavoie entreprend la révision des résultats de tous les travaux antérieurs, y compris ceux réalisés au cours des deux années précédentes par le Comité. L’archéologue Carl Lavoie se lance donc dans l’examen de toutes les interventions archéologiques réalisées dans les environs immédiats de la réserve d’Ailleboust.

En résumé, le dossier de la chapelle Champlain est scruté à la loupe, à la lumière des données les plus à jour.

Le 17 mai 1999, Carl Lavoie publie son rapport intitulé «Recherche multidisciplinaire sur la localisation du site de la chapelle Champlain à Québec». Ce rapport représente aujourd’hui la position officielle du Comité Champlain quant à la question de la localisation de la chapelle Champlain dans la haute-ville de Québec.

Le Comité Champlain est aujourd’hui composé de Ms Georges Gauthier-Larouche, Pierre Dubeau et de Carl Lavoie. Tous travaillent à raviver et à relancer le dossier en diffusant les résultats de recherches effectuées entre 1997 et 1999 publiées sur la toile où, désormais, toute l’information pertinente se retrouve. On n’a qu’à googler les mots « comité Champlain ».

Mais, dans le dossier da la chapelle Champlain, toutes les pièces documentaires ne s’avèrent pas pertinentes. À la suite d’une analyse critique, l’archéologue Lavoie en a réduit notablement le nombre. En fait, seulement deux documents d’archives mentionnent la chapelle Champlain et permettent d’en proposer une localisation précise et incontestable, l’un daté de 1649, l’autre de 1661.

Rappel historique des faits.

Mentionnons d’abord que Champlain, né vers 1567 à Brouage, fonde Québec, un comptoir de traite, en 1608 grâce au soutien financier de Pierre Dugas de Mons. Après qu’il ait exploré le pays et contribué au développement de l’établissement, Québec tombe en 1628, entre les mains des frères Kirke, mercenaires à la solde de l’Angleterre. Il a fallu quelques années de négociations avec la couronne britannique avant que Champlain n’obtienne la restitution de Québec, ce qui est chose faite en 1632. Il revient alors à Québec en 1633 et érige l’église Notre-Dame-de-Recouvrance pour saluer le retour du Canada à la France. Champlain meurt à Québec peu de temps après le jour de Noël 1635. Son décès est rapporté dans les Relations des Jésuites qui nous apprennent qu’il est inhumé provisoirement dans l’église Notre-Dame-de-Recouvrance.

Le gouverneur Charles Huault de Montmagny arrive à Québec en Juin 1636. La Relation des Jésuites de 1643 rapporte qu’il a alors fait ériger un « SÉPULCHRE PARTICULIER » pour y ensevelir la dépouille de Samuel de Champlain. Où ce sépulcre se trouve-t-il? S’agit-il d’une chapelle? Voilà donc des questions intéressantes, n’est-ce pas? Nous n’en trouvons aucune précision à ce moment-là.

Mais, toujours par le biais des Relations de pères Jésuites, nous apprenons qu’en juin 1640 un incendie détruit cette chapelle ainsi que la résidence des Jésuites et l’église Notre-Dame-de-Recouvrance. Ici, donc, apparait une mention cruciale : l’existence d’une CHAPELLE dans laquelle Champlain est enterrée. Qu’arrive-t-il à cette chapelle consécutivement à cet évènement dramatique?

Cette fois, ce sont les registres de l’église paroissiale de Québec qui nous viennent en aide. En effet, le 21 mai 1641, ceux-ci nous révèlent que le corps de François de Ré dit Mr. Gand, décédé le 20 mai 1641 est «enterré en la chapelle de M. de Champlain» le lendemain. Le registre de 1642 confirme encore l’existence de cette Chapelle à l’occasion du décès du révérend père Charles Raimbault qui y a aussi été inhumé le 22 octobre 1642. Concernant ces deux personnages, amis de Champlain, précisons que M. de Gand était le Commissaire Général au magasin de Québec pour la compagnie des Cents-Associés. Il arrive probablement à Québec en même temps que Champlain en 1633. Quant à Charles Raimbault, il était procureur des missions du Canada. Il est arrivé à Québec en 1634.

Par la suite, après avoir été mentionnée une première fois en 1643 dans les Relations des Jésuites, la chapelle Champlain l’est à nouveau lors de la concession d’un terrain au Gouverneur D’Ailleboust en 1649, soit six ans plus tard.

Puis, en 1661, il en est question pour une troisième fois, dans l’acte de concession d’un terrain au marguiller Mathieu Huboust. Ce terrain se trouvait au coin nord-est de la réserve d’Ailleboust et il a été acheté par Jean Talon qui le déclare devant le procureur le 5 avril 1668 dans les mêmes termes.

La chapelle a certainement été détruite vers 1674 lors de la rectification des rues de la Haute-Ville de Québec. C’est à ce moment que la rue du fort change d’alignement, de S.S.E/N.O., elle acquière l’axe nord/sud que nous lui connaissons de nos jours. Par la suite, il faudra attendre plus de deux-cents ans pour entendre à nouveau parler du sujet et voir enfin naître un intérêt pour Champlain et la localisation de sa sépulture. Nous sommes alors en 1854. La saga débute à ce moment-là et elle va enflammer les esprits avec plus ou moins de virulence jusqu’à la toute fin du XXe siècle.

Les nombreuses hypothèses de localisation. À compter de cette date, si nous procédons chronologiquement, nous dénombrons 16 hypothèses de localisation de la chapelle Champlain. On peut regrouper les hypothèses de localisation autour de certaines périodes marquantes suites à l’apparition de nouveaux documents d’archives et du développement de la science archéologique au Québec.
Période I (1854 à 1875) – les précurseurs.

Hypothèse 1 : les abbés Laverdière et Casgrain (1866).

1873 – Découverte de la Concession du gouverneur d’Ailleboust dans le fonds Faribault en date de février 1649. Cette concession est située à la haute-ville, contre la chapelle Champlain.

Période II (1875 à 1894) – Les historiens amateurs et la concession d’Ailleboust.

Hypothèse 2 : R. Casgrain (1875)

Hypothèse 3 : Stanislas Drapeau (1880)

Hypothèse 4 : N.E. Dionne (1880)

Hypothèse 5 : J.M. Harper (1889) 1894 – Découverte du second document qui mentionne spécifiquement la présence de la chapelle Champlain. C’est la concession de Mathieu Huboust (1661) qui dit que le terrain est construit de front avec la chapelle Champlain.

Période III (1894-1958) – Le historiens amateurs et le terrain de Mathieu Huboust.

Hypothèse 6 : T. O’Leary (1894)

Hypothèse 7 : Ernest Myrand (1898)

Hypothèse 8 : Pierre-Baby Casgrain (1909)

Hypothèse 9 : Claude Vernon Johnson (1940)

Hypothèse 10 : Paul Bouchart d’Orval (1950)
Période IV (1958-2000).- L’apport scientifique de l’archéologie

Hypothèse 11 : Silvio Dumas (1958)

Hypothèse 12 : Michel Gaumond et Jacques Langlois (1978)

Hypothèse 13 : George Larouche (1988)

Hypothèse 14 : René Levesque et Charles Beaudry (1989)

Hypothèse 15 : René Levesque (1999)

Hypothèse 16 : Georges Gauthier-Larouche et Carl Lavoie (2000)

On constate qu’il semble y avoir un consensus qui tend à démontrer que la chapelle se trouverait située à l’est de la Réserve d’Ailleboust. On remarque aussi que les fouilles ont été faites soit directement dans la Réserve, soit à l’ouest de celle-ci.

En 1866, les abbés Laverdière et Casgrain découvrent des ossements dans une voûte sous l’escalier Casse-cou à la basse ville de Québec. Un différent sur la paternité de cette découverte est à l’origine de ce que l’on appelé «la querelle des antiquaires».

La réserve d’Ailleboust.

Cette première hypothèse a été mise de côté lorsqu’en 1873 l’abbé Henri-Raymond Casgrain découvre dans le fonds Faribault des archives du Séminaire de Québec un document daté du 10 février 1649.

CE DOCUMENT MENTIONNE IMPLICITEMENT que la CHAPELLE CHAMPLAIN est érigée dans la Haute Ville de Québec.

Ce document ne sera publié que deux ans plus tard, en 1875.

VOICI CE QUE NOUS APPREND CET ACTE intitulé…

« UNE PLACE SITUÉE DANS LA GRANDE PLACE DE QUEBEC RÉSERVÉE PAR M. LE GOUVERNEUR ».

Cependant, pour mieux comprendre ce document, il faut l’analyser à la lumière du plan de Jean Bourdon de 1660.

Si nous lisons et décortiquons phrase à phrase ce texte qui concerne la concession d’une terre de monsieur d’Ailleboust à lui-même, nous obtenons ce qui suit :

«[…] Nous nous sommes réservé une place scituée dans le dict enclos contre la chapelle Champlain contenant ung arpen de terre ou environ […]»

Terrain toujours présent en pointillé sur le plan de 1660 de Bourdon à l’ouest du fort des Hurons.

«[…] tenant du costé du nordest à ung chemin quy court sud sudest et nordouest […]»

C’est l’ancienne rue du Fort ayant une orientation sud sud-est, et un segment légèrement nord-ouest qui apparaît à partir de la cabane de Martin Boutet. Les orientations différentes posent quelque problème mais ne nuisent pas à la compréhension du texte.

«[…] quy est entre la dicte terre et les terres de lesglise paroisialle de ce lieu […]»

Ce chemin est également entre la réserve et le domaine de la fabrique, constitué en censive de Québec en mai 1656 par le Gouverneur de Lauzon.

«[…] d’autre costé au sorouest aux terres non concédé d’ung boust au norouest a ung chemin piesente qui est entre la dicte terre et les terres de Jehan Costé […]»

Il s’agit ici des terres non-concédées qui appartenaient à la Compagnie des cent-Associés à l’ouest de la rue du Trésor. L’église Notre-Dame de Recouvrance ainsi que la résidence des Jésuites se trouvaient peut-être sur ces terrains ou à proximité.

«[…] d’autre au Sud sudest à ung chemin quy est entre la dicte terre et la chapelle Champlain grande place pour en jouir par nous […]»

Il s’agit ici de rue Sainte-Anne. Comme nous pouvons également le constater ici les mots chapelle Champlain sont raturés et remplacés par les mots « La Grande place» parce que la chapelle Champlain ne suffisait pas comme limite.

Comme nous le constatons, cet acte ne permet pas de localiser exactement la chapelle Champlain. Par contre, il nous apprend qu’elle ne se situe pas dans la réserve d’Ailleboust mais qu’elle se trouve en périphérie immédiate de celle-ci. En effet, la réserve se trouve «contre» la chapelle.

 

La concession de Mathieu Huboust.

Découvert en 1894, l’acte de concession d’un terrain au marguiller Mathieu Huboust en juillet 1661 est le second document d’importance qui nous permet de localiser la chapelle Champlain.

Examinons de plus près ce nouveau texte ou nous lisons qu’un terrain de :

«[…] la consistance de douze perches et demye de terre scys en laville de Québec tenant d’un costé aux terres de Laditte Eglise paroichialle, ou est defront bastye Lachapelle appelée vulgairement Lachapelle Champelain […] »

Cet acte commence par le côté est ou ouest, la chapelle est donc située le long de l’un de ces côtés.

«[…] de lautre costé aux terres de la ditte Eglise […]» Ce sont les terres données par le gouverneur Lauzon en 1656 à la Fabrique de Québec afin de créer une censive. Ici encore il peut s’s’agir de l’ouest ou de l’est, ou encore du côté nord, celui de l’église.

«[…] par haut aux terres du Sr dailleboust […]»

Ce passage nous indique que le terrain est borné du côté sud par le lot que s’est conservé monsieur D’Ailleboust au coin sud-est de la Réserve, entre la rue Sainte-Anne et la Place d’Armes : ce sont les terres de la veuve d’Ailleboust. En 1658, Jean Jobin avait reçu à bail tout le nord et l’ouest de la Réserve.

«par bas a un chemin qui passe entre La ditte Place et la maison de La ditte Eglise ou demeure appresent lebedeau […] icelle piece de terre contenant deux perches et demye de large sur cinq de long […]»

Il est ici question du côté nord. Il ne peut s’agir ici du bâtiment qui apparait sur le plan de 1660 au nord-est de la Réverve D’Ailleboust; celui-ci fut probablement acquis ultérieurement, en 1662, par Mgr Montmorency de Laval qui l’a transformé en presbytère, soit deux ans après le plan de 1660. Il faut donc conclure que l’édifice qui se trouve sur ce plan est celui dont parle le texte, c’est-à-dire la maison du bedeau.

L’acte de 1649 qui nous apprend que la chapelle ne peut être construite dans le périmètre de la Réserve D’Ailleboust nous force donc à conclure qu’il ne subsiste que le côté est où puisse se trouver la chapelle. Cela est d’autant plus vrai que le terrain de la veuve D’Ailleboust borne le terrain par le sud et que la maison du bedeau se trouve au devant, soit au nord. L’ouest est donc éliminé de facto.

L’hypothèse de Georges Gauthier Larouche et de Carl Lavoie découle donc entièrement de la compréhension des actes de 1649 et de 1661. Ceux-ci établissent sans appel que la chapelle se trouve bien au nord-est de la réserve d’Aillleboust.

L’hypothèse de Thomas O’Leary s’appuie quant à elle sur la première étude systématique lots par lots des terrains du secteur de l’îlot du Trésor. C’est aussi lui qui dévoile en 1894 l’existence l’acte de 1661, celui de la concession d’un terrain à Mathieu Huboust Deslongchamps que nous venons d’examiner et qui permet la localisation exacte de la chapelle Champlain.

En interprétant de manière erronée le document il est amené à formuler une hypothèse hasardeuse dont nous parlerons plus tard puisque c’est en s’appuyant sur celle-ci que René Levesque et Charles Beaudry réaliseront leur fouille en 1988.

En 1998, Ernest Myrand commet une erreur grossière en appliquant les mesures du plan cadastral officiel sur le plan de Jean Bourdon de 1660 plutôt que de faire le contraire. De plus, il a cru tout comme Pierre Baby-Casgrain que le petit rectangle de la rue du Fort de l’époque, c’est-à-dire la cabane en écorces de Martin Boutet, était la chapelle Champlain. Ce dernier, après avoir fait le tour de la question, en vient à proposer que l’emplacement de la chapelle Champlain se trouvait au nord-ouest du vieux bureau de poste.

Concernant cette cabane, signalons l’apport de l’abbé Provost au débat en ce qui la concerne. En effet, en 1947, Honorius Provost qui procède à l’étude d’une lettre de Mme d’Ailleboust adressée à Mgr de Laval nous apprend que cette bâtisse ne serait pas la chapelle Champlain mais, bien au contraire, d’une cabane d’écorce occupée par le maitre de chapelle, Martin Boutet.

Autre fait pour le moins troublant est l’intervention complexe et inexplicable de M Sylvio Dumas dans le cadre de la recherche de la sépulture de Samuel de Champlain. D’abord, sur un plan qu’il a préparé, un cru de son interprétation incomplète des documents du dossier, on remarque qu’il confond toujours la chapelle Champlain, la cabane en écorces du plan de Bourdon de 1660, ceci en dépit des précisions qu’a apporté précédemment l’abbé Provost à ce sujet. S. Dumas qui doit avoir eu connaissance de son texte publié en 1947 n’en tient, de toute évidence, pas compte. D’autre part, contrairement à ses prédécesseurs, S. Dumas localise la chapelle Champlain à l’ouest du terrain de Mathieu Huboust car il utilise le cadastre actuel comme canevas de référence, ce qui constitue une erreur non négligeable dans sa recherche.

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Néanmoins, cette fouille n’a pas été vaine car les vestiges découverts par S. Dumas sont bien dans l’orientation de la rue du Fort du plan de Bourdon de 1660. Les plans cadastraux que nous avons utilisés ici proviennent d’un document de l’archéologue Michel Gaumond qu’il a publié en 1976. Autre élément important, nous constatons que l’orientation sud-sud-est des bâtiments est également compatible avec le texte de 1649 qui concerne la concession de la Réserve D’Ailleboust. Bref, Dumas confirme deux choses importantes : le plan de Bourdon de 1660 et le texte de la concession d’Ailleboust.

En 1976, Madame Raymond Gauthier découvre dans le Fonds Gagnon de la bibliothèque de la Ville de Montréal, une carte de 1640, une soi-disant copie d’un plan de Jean Bourdon où nous pouvons voir, au front du transept sud de l’église dite Notre-Dame-de-Recouvrance, une chapelle mentionnée comme étant celle de Champlain. Curieusement, on aperçoit sur cette carte des bâtiments qui ne seront construits qu’ultérieurement. De plus, d’après le père Lucien Campeau, il n’existe aucune preuve que l’église Notre-Dame-de-Recouvrance ait occupé l’emplacement de la basilique actuelle, ce que conteste M. Michel Gaumond aujourd’hui. Le père Campeau émet donc un sérieux doute quant à l’authenticité de ce plan apparu récemment au dossier. Finalement, le rapport de Madame Françoise Niellon, commandé par la Ville de Québec en 1990, conclut que ce document « doit être considéré comme une création de l’auteur (c’est-à-dire Pierre-Louis Morin), localisant des bâtiments à titre d’hypothèse », avis que partage entièrement l’archéologue Carl Lavoie du Comité Champlain.

On a beaucoup disserté sur ce plan de 1640 mais son problème majeur est qu’il est incompatible avec la description de la concession de Mathieu Huboust. Nous avons vu un peu plus tôt que la chapelle se situait à l’est et non au nord, car au nord, c’est-à-dire le côté haut, se trouvait déjà la maison où habitait le bedeau. Alors, si ce plan est authentique, pourquoi ne retrouve-t-on pas cette même chapelle sur le plan de Bourdon de 1660?

En 1992, lors de l’aménagement de la chapelle dédiée à Mgr Montmorency de Laval, on a bien identifié les bases d’un mur détruit en 1843, mais aucun vestige de la chapelle Champlain n’a été mis au jour. De fait, comme nous venons de le voir, la chapelle Champlain se trouve plutôt à l’est du terrain de Mathieu Huboust, terrain qui est situé à quelque 30 mètres plus à l’est.

En 1988, la quête du tombeau de Champlain a connu une effervescence peu commune suite aux travaux du chercheur M. René Levesque qui se proposait de vérifier l’hypothèse de Thomas O’Leary sous la chapelle Saint-Joseph de la basilique Notre-Dame-de-Québec. Comme nous l’avons vu, le chercheur aurait dû se méfier car cette hypothèse, élaborée par O’Leary en 1894, était déjà connue comme erronée. Celui-ci situait en effet la réserve d’Ailleboust de part et d’autre de la rue du Trésor et localisait le terrain de Mathieu Huboust au nord-ouest de la réserve D’Ailleboust, deux erreurs majeures.

Comme conséquence, en août 1988, notre collègue George Gauthier-Larouche a réagi avec vigueur à cette interprétation des documents historiques par Thomas O’Leary et à leur usage par Levesque et Beaudry. Il publie alors sa brochure intitulée « Nouvelles précisions relatives au site de la chapelle Champlain » où il explique que les prémisses d’O’Leary sont fausses. Le terrain de Mathieu Huboust occupait plutôt le coin nord-est près de la boutique Champlain d’aujourd’hui. Il mentionne également la mauvaise localisation de la réserve d’Ailleboust, située beaucoup trop vers l’ouest. On se demande alors pourquoi il a localisé le terrain de Huboust au nord-ouest de la réserve, si ce n’est qu’il voulait se rapprocher de la Grande Place, toponyme marqué au devant de la basilique en 1660, lequel est identique à celui qui se trouve dans le texte de 1649, mais au devant du fort Saint-Louis : d’où la confusion, bien compréhensible.

Conclusion

La recherche de la chapelle Champlain a été rendu difficile à cause de la rareté des documents historiques pertinents et de la difficulté à interpréter le contenu de certains textes historiques corollaires. A cela s’ajoute un autre facteur déterminant dans ce dossier : son CARACTÈRE HAUTEMENT ÉMOTIF qui n’a pas contribué à un consensus qui aurait été basé sur une lecture et une compréhension objective des documents anciens.

L’exercice auquel s’est livré le Comité Champlain a été fructueux car nous savons, AUJOURD’HUI, où se trouvait la CHAPELLE CHAMPLAIN……ET…où, pour un moment, S’EST TROUVÉE LA SÉPULTURE DE SAMUEL DE CHAMPLAIN ET DE SES DEUX AMIS.

MAIS, OÙ SE TROUVE SA SÉPULTURE AUJOURD’HUI, EN 2010 ? À MOINS DE LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU DOCUMENT, L’ARCHÉOLOGUE LAVOIE, APRÈS TOUTES SES RECHERCHES, EST CONVAINCU QU’ELLE NE PEUT QUE SE TROUVER SOUS LA BASILIQUE NOTRE-DAME-DE-QUÉBEC. 

2011

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18 février. Première assemblée de l’Association pour la recherche du site historique de la chapelle Champlain. 

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Page facebook :

https://www.facebook.com/groups/ARSHCC/

10 août 2011 

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Le Comité Champlain est heureux d’accueillir un nouveau membre, M. Eric Thierry . Celui-ci est un grand spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France. On peut retrouver sa biographie sur Wikipedia.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Thierry 

 2012 

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 Jeudi le 2 août 2012 – À 15h30 – Musée de la civilisation. Tombeau de Champlain. Archéologues et mystères

« L’archéologue Carl Lavoie travaille sur le dossier du tombeau de Champlain depuis 1997. C’est à ce moment qu’il joint l’équipe de scientifiques rassemblés par René Levesque, chercheur impénitent de la sépulture du fondateur de la Ville de Québec. Depuis, Carl Lavoie s’évertue à démystifier et à démythifier le sujet devenu quasiment tabou de la quête du tombeau de Samuel Champlain. Dans le cadre de sa conférence, l’archéologue veut mettre en perspective la démarche scientifique par rapport à la recherche novice ou amateur dans ce dossier. » 

 

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Mai 2012,   Michel Bonnette se joint au Comité Champlain.

 

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Samson et Carl Lavoie.

 

15 juin 2012 – Relevés géoradar rue Buade, du Fort, sous-sol du magasin Darlington et cœur de la basilique Notre-Dame de Québec. 

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Photographies complète sur  ce site:

http://fr.calameo.com/read/000616276d3fe4d8d1bfc  

4 novembre 2012 : Diffusion, à l’émission « Découverte » de Radio-Canada, du reportage sur la chapelle Champlain. Reportage sur les activités des relevés géoradar effectués le 12 juin dernier. 

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 Hyperlien vers le reportage : http://www.radio-canada.ca/emissions/decouverte/2012-2013/Reportage.asp?idDoc=254505 

2014 – Août   Fêtes de la Nouvelle-France

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Kiosque présent aux Fêtes de la Nouvelle-France.  De gauche à droite, Sandrina Henneghien, Pierre Dubeau, Monique Picard et Alain Caouette. 

2014 Partenariat avec la firme IDS

Québec, le 19 décembre 2014
Alexandre Novo

GeoSystems Business Unit Manager

IDS North America

418, rue Sherbrooke Est, suite 100

Montréal (Québec)

Canada H2L 1J6

Objet: Enquête GPR – Tombeau de Samuel de Champlain

Monsieur, La présente donne une suite à l’échange écrit que vous avez eu avec M. Pierre Dubeau, vice-président de notre association qui se consacre à la recherche du site de la chapelle funéraire de Samuel Champlain et de sa sépulture.

Je dois d’abord vous remercier pour l’intérêt que vous portez pour une éventuelle collaboration avec notre groupe dans le cadre de ses recherches archéologiques à l’aide d’un géoradar. Votre soutien nous sera d’un grand secours lorsque le moment sera venu, pour nous, d’entreprendre une nouvelle campagne de relevés sur le terrain. Deuxièmement, comme vous avez pu le constater, nous souhaitons procéder à nos travaux en plusieurs étapes. Nous pourrons en discuter plus amplement lors d’une rencontre prochaine qui pourrait avoir lieu au début de l’année 2015 tout en examinant d’une manière plus détaillée les différents aspects de notre collaboration prochaine ou future. Pour cette rencontre je me permets de suggérer la première moitié du mois de février, un mois avant la tenue de notre assemblée annuelle des membres qui se tiendra le 7 mars 2015, ou selon votre convenance.

Je vous prie, monsieur Novo, de bien vouloir accepter, au nom de notre association, nos remerciements les meilleurs. Je profite également de cette occasion pour vous offrir mes meilleurs vœux pour Noël et pour le nouvel an 2015.

CARL LAVOIE, archéologue

Association pour la recherche du site historique de la chapelle Champlain

2015

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Le 20 février 2015, rencontre fructueuse à la Compagnie IDS cet après-midi. De gauche à droite, M. Antonious Galanis, M. Alexander Novo et l’archéologue Carl Lavoie. Cette entreprise nous supporte et apporte son expertise en investigation géoradar. https://www.idscorporation.com/fr/georadar/our-solutions-products/archaeology 

Conclusion

Le personnage de Champlain représente un acteur important dans la construction identitaire de la société québécoise. Mathieu d’Avignon a constaté que les historiens du 19e siècle ont bien raconté l’œuvre de Champlain, certains même avec un peu trop de zèle. Il n’est pas étonnant que les recherches archéologiques pour retrouver sa sépulture, aient suscité autant de passion et d’émotion. Nos avons vu que les enjeux symboliques sont présents dans cette recherche, enjeux étudiés par Sylvie Sagnes, membre du Comité Champlain 2008.
Le présent texte a permis de présenter chronologiquement, les diverses recherches visant à localiser la chapelle Champlain. Nous constatons que la recherche a été longtemps distraite et même retardée par deux situations. D’abord, les études de Thomas O’Leary (1894) qui ont amené le chercheur René Levesque, en 1988, à situer la chapelle Champlain à l’ouest de la rue du Trésor. Cette localisation ne concordait aucunement avec les deux sources historiques incontournables, à savoir, le texte de la réserve d’Ailleboust (1649) et la concession de Mathieu Huboust (1661).

L’autre élément de distraction concerne le fameux plan de Pierre-Louis Morin daté de 1640. Ce plan qui serait plutôt évolutif (1650-1660), fut totalement discrédité en 1992, lors des fouilles touchant la construction de la chapelle dédiée à Mgr de Laval sous le transept sud de la basilique Notre-Dame de Québec. L’hypothèse de René Robitaille, touchant la cinquième fenêtre, est aujourd’hui écartée. Ce plan de Morin, constituait essentiellement une hypothèse de plus, visant à localiser la chapelle Champlain.

Les trois seules sources historiques retenues par Carl Lavoie en 1999, nous amènent donc à situer la chapelle Champlain en bordure ouest du fort des Hurons. Cette localisation rejoint finalement celles de Myrand (1898) et de Baby-Casgrain (1909), mais cette fois-ci avec beaucoup plus de précision grâce également, aux relevés d’arpentage de Paul Grimard et au plan précis de Jean Bourdon de 1660.

 

ANNEXE 1 : Chronologie des évènements touchant la localisation de la chapelle Champlain.

1633 – Champlain érige à Québec une chapelle pour rappeler le recouvrement du Canada après l’occupation anglaise entre 1629 et 1632. Cette chapelle est appelée Notre-Dame-de-Recouvrance.

1635 – Ouverture du premier collège des Jésuites, c’est la Résidence Notre-Dame-de-Recouvrance qui sert de presbytère à l’église paroissiale.

25 décembre 1635 – Mort de Samuel Champlain. Il est inhumé dans la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance.

1636 – A l’été, le Gouverneur Montmagny érige une chapelle pour ensevelir la dépouille de Champlain.

14 juin 1640 – Un incendie détruit la chapelle Champlain ainsi que la maison des Jésuites et l’église Notre-Dame-de-Recouvrance.

21 mai 1641 – La chapelle Champlain fut reconstruite entre le 14 juin 1640 et le 21 mai 1641 pour y inhumer le corps de François Derré de Gand, commissaire général au magasin de Québec.

22 octobre 1642 – Le père jésuite Charles Raimbault est inhumé dans la crypte de la chapelle Champlain.

10 février 1649 – Le gouverneur D’Ailleboust se réserve un terrain à la haute ville, contre la chapelle Champlain, entre la rue du trésor et la rue du fort. C’est la Réserve d’Ailleboust. 1er septembre

1651 – Convention entre le Père Poncet, les marguillers et Martin Boutet. Ce dernier devient maitre de chapelle. Création d’un pensionnat pour les élèves du Séminaire. Ce pensionnat était dirigé par Martin Boutet.

22 avril 1652 – Le gouverneur Lauzon ratifie la concession d’Ailleboust intervenue le 10 février 1649

1656 – Arrivée des Hurons à la Haute-Ville de Québec.

20 mai 1656 – La moitié de la réserve d’Ailleboust est concédée en fief à la fabrique Notre-Dame de Québec par le gouverneur Lauzon. Ce fief est appelé la Censive Notre-Dame de Québec. Mme D’Ailleboust retient toutefois un terrain au sud est de la réserve.

30 juin 1658 – Concession par d’Ailleboust à Jean Jobin.

1660 Plan de Jean Bourdon intitulé : « Vray Plan du haut & bas de quebec Comme Il est en Lan 1660 »

15 juillet 1661 – Concession de la Fabrique au marguiller Mathieu Huboust des Longchamps

16 septembre 1661 – Lettre de Mme d’Ailleboust à Mgr de Laval, touchant une terre proche de l’église paroissiale, occupée par Martin Boutet, arpenteur, professeur de mathématique au Collège des Jésuites. Martin Boutet occupe une bâtisse pour enseigner le chant.

17 février 1667 – Vente de maison et terrain par Mathieu Huboust à Jean Talon.

après avril 1668 – Destruction du fort des Hurons à la haute-ville.

15 juillet 1670 – Madame d’Ailleboust fit à l’Hôtel-Dieu de Québec, une donation absolue de tous ses biens.

1673 – Le gouverneur Frontenac fait préparer un nouveau plan de la Ville. Ainsi on redresse la rue du Fort.

1836 – Arrivée de Pierre-Louis Morin au Canada.

1843 – Destruction du mur d’enceinte de la Basilique sur la rue Buade. On y aurait découvert une crypte contenant les restes d’importants personnages.

25 avril 1849- Incendie de la bibliothèque du parlement uni à Montréal.

1852-1853 – Pierre-Louis Morin effectue un voyage en France pour reconstituer les collections. Il récupère plusieurs plans touchant principalement Montréal.

1866 – Découverte du tombeau de Champlain à la basse ville de Québec et réactions de Stanislas Drapeau

1873 – Découverte de la concession du gouverneur d’Ailleboust en date du 10 février 1649

1873-1881 – Pierre-Louis Morin dresse un plan hypothétique de Québec de 1640. Il émet une hypothèse de localisation à la haute ville en se basant peut-être sur la découverte d’une crypte, en 1843, près du mur d’enceinte de la basilique.

1875 – Découverte du texte de la concession de 1658, de Jean Jobin aux archives du séminaire de Québec.

1880 -Narcisse-Eutrope Dionne localise la chapelle Champlain au nord-est du bureau de Poste.

Le 20 mai, Stanislas Drapeau situe le tombeau de Champlain à l’angle ouest du cimetière de la côte de la Montagne.

3 décembre 1881 : Dépôt du plan de Pierre-Louis Morin à la Bibliothèque de la ville de Montréal.
1889 – John N. Harper reprend le travail de Stanislas Drapeau et situe la chapelle Champlain dans le cimetière de la cote de la Montagne.

1894 – O’leary dévoile l’existence de la concession de Mathieu Huboust de juillet 1661. Il situe la réserve d’Ailleboust de part et d’autre de la rue du Trésor. Il situe le terrain d’Huboust au nord ouest de la Réserve.

1898 – Ernest Myrand est le premier à publier la concession Huboust de juillet 1661. La disparition de la chapelle Champlain devient inévitable lorsqu’on redresse la rue du Fort en 1673.

1906 – N.-E. Dionne publie un historique de la question.

1909 – Texte de Pierre-Baby Casgrain qui situe la chapelle Champlain près du terrain de Jean de Mosny, aujourd’hui, au coin nord ouest du bureau de poste.

1940 – Claude Vernon publie son étude sur la radiesthésie. Il fixe la chapelle Champlain au milieu de la cour actuelle du séminaire de Québec.

1947 – L’abbé Honorius Provost analyse une lettre de Madame d’Ailleboust à Mgr de Laval et découvre que la petite bâtisse sur le long de la rue du fort est en fait la cabane occupée par le chantre, M. Martin Boutet dans la Réserve d’Ailleboust. Cette bâtisse sert à l’enseignement du chant. Les chercheurs Myrand, P.B. Gasgrain, Dumas ont associé cette bâtisse à la chapelle Champlain.

1951 – Publication du livre de Paul Bourchart d’Orval. Début de fouilles de Silvio Dumas.

1954 – Publication du livre sur la Censive Notre-Dame de Québec, par l’abbé Provost.

1958 – Silvio Dumas fait des fouilles archéologiques dans la Réserve d’Ailleboust entre 1951 et 1957. Contrairement à ses prédécesseurs, il situe la chapelle à l’ouest du terrain de Mathieu Huboust.

1976 – Mme Raymonde Gauthier découvre un plan de Pierre-Louis Morin à la Bibliothèque de la Ville de Montréal. Ce plan supposément de 1640 et copie de Jean Bourdon, a été déposé le 3 décembre 1881. Mme Gauthier doute de l’authenticité de cette carte.

1978 – Michel Gaumond et Jacques Langlois affirme que le plan de Pierre-Louis Morin est véridique et localise la chapelle près du transept sud de la basilique.
1988 – Fouilles de René Lévesque sous la tour du clocher de la Basilique, qui suscite une grande polémique. Découverte de la tombe du père Emmanuel Huygens, jésuite.

Réaction de Georges Gauthier-Larouche par la publication de son étude. La chapelle se situe près de la rue Buade, devant la Boutique Champlain. Il se donne cependant, un rayon de 25 à 30 pieds selon la longueur du segment Sud Sud-est de la rue du Fort.

François Drouin et Jean-Marie Lebel publie un état de la question dans le revue Cap-aux- Diamants, vol. 4, no. 3.

1989 – Nouvelle hypothèse de René Lévesque, sous le magasin Renfrew et Café Buade.

Le 9 mai, décision du Conseil de Presse touchant une plainte portée par l’Association des archéologues du Québec contre le Journal le Soleil. Plainte no. D1988-07-027

1991 – Texte de René Robitaille dans la Revue Québecensia et réponses de l’archéologue W. Moss et de Georges Gauthier-Larouche.

1992 – Rapport de l’archéologue Daniel Simoneau dans le cadre d’une fouille préventive lors de la construction de la chapelle dédié à Mgr de Laval. Cette fouille ne confirme pas le plan de Pierre-Louis Morin daté de 1640.

1999 – Sondage pour valider l’hypothèse d’une crypte au nord du restaurant Le Relais. Suite à cette fouille, Carl Lavoie affirme plutôt que la chapelle situait au nord-est de la réserve d’Ailleboust à l’intersection de la rue du Fort et Buade.

2004 – René Robitaille discrédite l’étude de Daniel Simoneau et précise que cette étude est incomplète et inachevée. Il recommande des fouiller sous le roc près du mur de 1843. 2006 – Publication d’une étude confidentielle sur une hypothèse de localisation de la chapelle Champlain. Les auteurs sont Jean Morin et Yves Chrétien.

2008 – Remise sur pied du Comité Champlain par Carl Lavoie

2009 – Création d’un site sur Facebook.

2010 – Conférence du Comité Champlain à la Société d’histoire de Sainte-Foy, intitulé : La chapelle Champlain : En deçà du mystère, 7 décembre.
2011- 18 février. Première assemblée de l’Association pour la recherche du site historique de la chapelle Champlain. https://www.facebook.com/groups/ARSHCC/ 

10 août 2011. Le Comité Champlain est heureux d’accueillir un nouveau membre, M. Eric Thierry 

2 août 2012, Conférence de Carl Lavoie au Musée de la civilisation. Conférence intitulée: Tombeau de Champlain, Archéologie et mystères.
Mai 2012, Michel Bonnette se joint au Comité Champlain 2008.

15 Juin 2012, Investigation géoradar avec M. Rhazi, géophysicien. Présence de Radio-Canada pour la préparation d’un reportage.

4 novembre 2012 19H. Diffusion du reportage de Découverte de Radio-Canada sur la chapelle Champlain. 

 

ANNEXE 2 : LA CHAPELLE CHAMPLAIN : UNE BIBLIOGRAPHIE CHRONOLOGIQUE.

Quebec Mercury, Thursday, 1er Juin1843, p.2 1ere colonne. Casgrain, Henri-Raymond, Laverdière, Charles Honoré, Découverte du tombeau de Champlain, Québec, C. Darveau, 6 décembre 1866. 19p., 2 plans.

Drapeau, Stanislas, Observations sur la brochure de MM. les Abbés Laverdière et Casgrain, relativement à la découverte du tombeau de Champlain, Québec, George T. Cary, 20 décembre 1866, 28 p.

O’Donnell, Hugh, Voûte du tombeau de Samuel de Champlain, 1866, un estampe

Drapeau, Stanislas, « Le journal de Québec et le tombeau de Champlain », Québec, Le Canadien, 1867, 32 p.

Casgrain, Henri-Raymond, « Documents inédits relatifs au tombeau de Champlain », Montréal, L’Opinion publique, 4 novembre 1875

Laverdière, C.-H. , Notre-Dame de Recouvrance de Québec , Québec, 1869, 11p. plan; 19cm

Laverdière, C.H. « Schéma partiel de l’église Notre-Dame-de-Recouvrance », in L’album du touriste: archéologie, histoire, sport par J.M. Lemoine, Québec, Augustin Coté et cie, 1872, p.33 1 estampe

Hamel, Louis, « Chapelle et tombeau de Champlain », L’Opinion publique, Montréal, 20 novembre 1875, p. 561

Coté, Georges, « Basilique de Notre-Dame de Québec. Travaux d’excavation fait en 1877 », L’Abeille, vol. 12, no. 11, 12, 13 14, 15 et 18

Dionne, Narcisse-Eutrope, Le tombeau de Champlain et Autres réponses aux questions d’histoire du Canada proposées lors du concours ouvert en juin 1879 par Son Excellence M. le comte de Premio-Real, Québec, Léger Brousseau,1880. 91 p.

Dionne, Narcisse-Eutrope, Le tombeau de Champlain : Etudes historique, Québec, Léger Brousseau ed., 1880, 38 p.

Dionne, Narcisse-Eutrope, « Une chapelle et un tombeau », Le Courrier du Canada, no. 115, 19 octobre 1880. p. 2

Drapeau, Stanislas, « La question du tombeau de Champlain: notes et éclaircissements », Ottawa, Le Canada, 1880, 21p. 1 plan, 1 carte.

Dionne, Narcisse-Eutrope, « Le tombeau de Champlain » in Samuel de Champlain, fondateur de Québec et père de la Nouvelle-France, Histoire de sa vie et des ses voyages, Québec, A. Coté et Cie., 1891-1906, 2 volumes, Vol, 2, Notes explicatives, note W. pp. 466-485

Harper John Murdoch, « Champlain Tomb », Transactions of Literacy and Historical Society of Quebec, vol 19, 1889. pp. 113-144

Laverdière, Charles-Honoré, « Notre-Dame de Recouvrance de Québec (rapport de la découverte des fondations de la chapelle », Journal de Québec, 13 avril 1889

O’Leary, Thomas, « Odds and Ends of Quebec history. Champlain’s Tomb and the first Settlers of the Upper Town », The Daily Telegraph, 13 mars, 5 et 26 mai 1894.

O’Leary, Thomas, « Champlain’s Tomb. A nut for antiquaries to crack », in Maple Leaves by James MacPherson Le Moine, Quebec, L.J. Demers, 1894.

Myrand, Ernest, « La chapelle Champlain », Bulletin des recherches historiques, Québec, vol. 4, no. 11 (novembre 1898) p. 290-337.

Harper, John Murdoch. Champlain. A Drama in Three Acts. With an Introduction entitled Twenty Years and After. New York, John Lane Co., 1908. 296 p. (20 cm).

Casgrain, Pierre-Baby, La réserve de Monsieur d’Ailleboust dans l’enclos de Québec: La chapelle et le tombeau de Champlain, Montréal, La Patrie, 1909, 16 p.

Sulte, Benjamin, La mort de Champlain, Ottawa, Société royale du Canada, 1915 Roy, Pierre-Georges, « La chapelle de Samuel de Champlain », in La Ville de Québec sous le Régime français, Québec, 1930, vol. 1 pp. 147-148.

Jolicoeur, Jules,  » $3.000 à qui trouvera le tombeau de Champlain « , La Revue populaire magazine littéraire illustré mensuel, Montréal, Vol. 26 no. 11, Novembre 1933, p. 7-50 Notes : Comporte une gravure de Champlain ainsi que de la Chapelle Notre-Dame de la Recouvrance .

Adam, Nina, « Le tombeau de Champlain », La Revue populaire magazine littéraire illustré mensuel Montréal. Vol. 28 no.1 janvier 1935, p. 9

Johnson, Claude-Vernon.,  » Le tombeau de Champlain », Action catholique, Québec, supplément, 22 décembre 1940 Coté,

Pierre-Georges, « La Chapelle Champlain » in Pierre- Georges Coté, Les cimetières de Québec, Lévis, 1941, pp. 25-28

Johnson, Claude-Vernon, A travers le temps et l’espace, Montréal, Beauchemin, 1943, 220p. 32 gravures

Woodley, E.C., « Where is grave of Champlain », Bulletin des recherches historiques, vo. 51, février 1945, No. 1 et 3, pp. 117-118. Provost, Honorius, « La réserve de M. d’Ailleboust à Québec », Bulletin des recherches historiques, Lévis, 1947, vol. 53, no.6, pp. 178-187

Cinq-Mars, Alonzo, « Le tombeau de Champlain » La Patrie, 15 janvier 1950, p. 6

 

Bouchart d’Orval, Paul. Le mystère du tombeau de Champlain, Québec, Société nationale Samuel de Champlain, Québec, 1951. 126 p.

Provost, Honorius, « Le mystère du tombeau de Champlain », RUL, Vol. VI No 4 (déc. 1951): 291-295.

« On retrouverait sous peu le tombeau de Champlain », La Patrie, 26 octobre 1952, p. 105

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Provost, Honorius, La censive Notre-Dame de Québec, Québec, Société historique de Québec, no. 6, 1954. 32 p., ill.

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« Les os de Champlain sous la cathédrale ? », Le petit Journal, Québec, 29 avril 1962

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Trudel, Marcel, Le terrier du Saint-Laurent en 1663, Ottawa, Editions de l’Université, 1973, p. 175

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Gaumond, Michel, « Le logis de Mgr. de Laval. Un fragment mis à jour, rue de Buade », Activités archéologiques. Février 1981.
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« Une nouvelle thèse sur l’emplacement du tombeau de Champlain » Le Soleil, 14 mars 1984, p. D-10

Duchesne, Vianney,  » Champlain sous la Basilique », Le Soleil, 7 juillet 1988 Dufresne, Jean V. « Le tombeau de Champlain », Le Devoir, 9 juillet 1988

Roy, Paul,  » Faire avancer la science et plus important que de savoir s’il s’agit ou non de Champlain », La Presse, 10 juillet 1988

Nadon, Pierre, « Champlain: faut-il pleurer ou rire? « , Le Soleil, 13 juillet 1988

Corriveau, Martine, « Le passé perturbe l’avenir », Le Soleil, 16 juillet 1988

Lesage, Gilles, « Les fouilleurs d’éternité », Le Devoir, 16 juillet 1988

Baker, Patrick, « Une science ou un hobby?, Le Soleil, 26 juillet 1988

Bordeleau, Francine, « La recherche désespérée de Champlain », Le Soleil, 2 sept. 1988

Barriault, Monique, André Bergeron, Gérard Gagné, Le tombeau de Champlain, rapport d’expertise, Québec,Ministère des Affaires culturelles, 1988, MAC, rapport inédit, 21 p.

Beaudoin, Marc, « Le tombeau de Champlain » Québecensia Volume 9, no 4, septembre-octobre, 1988

 

Racine, Bernard, Une question explosive à Québec : Le site du tombeau de Champlain, Québecensia Volume 9, no 5, novembre-décembre 1988

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Le Soleil de Québec, Dossiers sur le tombeau de Champlain, Comprend 11 reportages et 2 éditoriaux, entre le 4 et 21 Juillet 1988. Ces reportages ont fait l’objet d’une plainte de l’Association des archéologues du Québec (AAQ) auprès du Conseil de Presse. Décision rendue le 9 mai 1989.
Lévesque, René, Charles Beaudry, Nouvelle hypothèse relative au tombeau de Champlain, Québec, Ville de Québec. 9 nov. 1989.

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Robitaille, René, L’Enigme du tombeau de Champlain, Société Saint-Jean Baptiste et le Comité Champlain, Québec, 3 avril 1990, 15 p. voir aussi Québecensia, Vol. 12 no. 2 et 3, Mars-Juin 1991

Robitaille, René, Mémoire au sujet de l’Enigme du tombeau de Champlain, Société Saint-Jean Baptiste et le Comité Champlain, Québec, 14 décembre 1990, 28 p.

Gauthier-Larouche, Georges, ‘Dernières remarques relatives à la chapelle Champlain », Québecensia, mars-juin 1991, vol 12. no 2 et 3

Moss, William, Mémoire concernant les recherches archéologiques en vue de localiser la chapelle Champlain, Québec, Ville de Québec, 1991 voir aussi Québecensia, Mars-Juin 1991, vol. 12 no. 2 et 3

Robitaille, René, Commentaires au sujet de l’Enigme du tombeau de Champlain, Société Saint-Jean Baptiste et le Comité Champlain, Québec, 28 novembre 1991, 7p.

Laflamme, Robert, « Des squelettes près de la basilique de Québec, pas de trace de Champlain », La Presse, 21 mai 1992, p. A4

Lalande, Dominique Les fouilles archéologiques de la rue Buade: Bilan de la collection, Québec, Ville de Québec. Service de l’urbanisme, pour Daniel Simoneau, 26 juin 1992, 96 p.

Levesque, René. Le tombeau de Champlain, journal d’un archéologue, Québec, Entreprises V.W.L., 1992. 420 p.

Simoneau, Daniel, La chapelle de Mgr de Laval à la basilique de Québec: Intervention de fouilles archéologiques, Québec, Ville de Québec. Service de l’urbanisme, rapport inédit, 1995, 47p.

Lavoie, Carl, Maurice K. Séguin, La sépulture de Samuel de Champlain à Québec. Investigations archéométrique au Siemensmètre: Présentation de la liste des données de terrain, Québec, 1997, 43 p.+ une annexe

Cloutier, Magali « Recherche du tombeau de Champlain : Des commerçants se braquent », l’Exemplaire, vol. 7, no. 4, 14 oct. 1998. p. 2

Dagneau, Georges-Herni, Révélations sur les trois frères O’Leary de Québec, Québec, Sainte-Foy, Les éditions La Liberté et Société historique de Québec, 1998, 117 p.

Groupe de recherche en histoire rurale de Québec Inc. Etude d’ensemble: sous-secteur l’Hôtel-de-Ville: Synthèse. Québec, Centre de développement économique et urbain, 1999, 120 + annexes

Lavoie, Carl, Recherche multidisciplinaire sur la localisation du site de la chapelle Champlain à Québec, 1999, 58 p. avec la participation de Paul Grimard, Georges Gauthier-Larouche et Maurice K. Séguin. Publié pour le mouvement Francité

Moss, William,  » Sur les pas de l’archéologue dans la ville de Québec « , Cap-aux-Diamants, no 57 (printemps 1999).

Gauthier-Larouche, Georges, Carl Lavoie. La Chapelle Champlain En deçà du mystère. Québec, 2000, 55 pages.

Lavoie, Carl, Evaluation archéologique d’une hypothèse à propos de l’emplacement de la sépulture de Samuel de Champlain, Québec, Ville de Québec, Mouvement Francité et MCCQ, 2000, 67 p. Lavoie, Carl, Searching Samuel Champlain’s Tomb in Quebec City with the BEEP MAT

Moussette, Marcel,  » Un héros sans visage. Champlain et l’archéologie « , Les cahiers des dix, no 54, 2000, p. 13-44.

Krauss, Clifford,  » Quebec Journal: No Rest for You, Champlain. The Hunt Goes On. « , New-York Times, April 8, 2002

Brochu, François « Mélodies en sous-sol: A la recherche de la tombe de Samuel de Champlain », Géomatique, vol. 29, no. 2. été 2002, pp. 18-20

Lebel, Jean-Marie,  » Les résidences des Jésuites à Québec » in Québecensia, Québec, Société Historique de Québec, déc. 2003.

Drouin, François, Jean-Marie Lebel,  » Le roman-feuilleton du tombeau de Champlain », Cap-aux-Diamants, vol. 4 no. 3, Fév. 2004 p. 45-48

Robitaille, René, La naissance d’une ville: le plan de Québec, 1640: son authenticité, (Rapport d’expertise pour la Société Saint-Jean Baptiste de Québec), Québec, Henri Rallon Editeur, 2004, 17p.

Patoine, Jean-Nicolas, « A la recherche de Champlain », Le Soleil, 18 août 2006 Chrétien,

Yves, Morin, Jean. Levés géoradar et forages pour la détection de la voûte de la chapelle Champlain, Québec. Société Historique de Québec, rapport inédit, 2006, 11p.

Laurie Richard,  » L’archéologue René Lévesque n’est plus ». Le Soleil, 11 février 2007

Cardwell, Marc « Quest for Champlain’s grave », The Gazette, 17 février 2007 Chrétien, Yves, « Hommage à René Lévesque », Québecensia, Vol. 26, no. 1, Juin 2007, p. 8

Sagnes, Sylvie,  » Le tombeau de Champlain: Variations sur une émotion « , In Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (Lahic). Les émotions patrimoniales (Journées d’études, 3ème session 30 septembre et 1er octobre 2008. Hôtel de Vigny, Paris).

Séguin, Maurice K., « Le tombeau de Champlain », in Séguin, Maurice K., Samuel de Champlain : L’entrepreneur et le rêveur, Sillery, Les éditions du Septentrion, 2008, pp. 343- 360

 

 

ANNEXE 3 : Localisation des hypothèses.

 

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Source : Google earth et traitement de Pierre Dubeau.

 

Hypothèse 1 : les abbés Laverdière et Casgrain (1866).

Hypothèse 2 : R. Casgrain (1875)

Hypothèse 3 : Stanislas Drapeau (1880)

Hypothèse 4 : N.E. Dionne (1880)

Hypothèse 5 : J.M. Harper (1889)

Hypothèse 6 : T. O’Leary (1894)

Hypothèse 7 : Ernest Myrand (1898)

Hypothèse 8 : Pierre-Baby Casgrain (1909)

Hypothèse 9 : Claude Vernon Johnson (1940)

Hypothèse 10 : Paul Bouchart d’Orval (1950)

Hypothèse 11 : Silvio Dumas (1958)

Hypothèse 12 : Michel Gaumond et Jacques Langlois (1978)

Hypothèse 13 : George Larouche (1988)

Hypothèse 14 : René Levesque et Charles Beaudry (1989)

Hypothèse 15 : René Levesque (1999)

Hypothèse 16 : Georges Gauthier-Larouche et Carl Lavoie (2000)

Globalement, les chercheurs s’entendent pour dire que la chapelle se situe à l’est de la Réserve d’Ailleboust (le rectangle blanc). Toutefois, quatre fouilles archéologiques ont cependant été effectuées à l’ouest ou à l’intérieur de la Réserve. En 16, la localisation de la chapelle selon Carl Lavoie et Georges Gauthier-Larouche.

 

Annexe 4: Hyperliens 

Commentaires sur ce document sur Québec Urbain.

http://www.quebecurbain.qc.ca/2011/03/18/la-chapelle-et-le-tombeau-de-champlain-en-deca-du-mystere-2/

Présentation des dernières recherches de Carl Lavoie et de Georges Gauthier-Larouche faites entre 1997 et 1999.

Documentaire vidéo. 12 minutes.

http://www.facebook.com/home.php#!/video/video.php?v=1662557396618&oid=17709634649

La localisation de la chapelle funéraire du fondateur de Québec a posé problème durant 150 ans. À partir de 1997, l’archéologue Carl Lavoie dirigea un comité scientifique chargé de clore le dossier. Il y parvint. Voici son rapport de recherches.

http://members.tripod.com/~Ahura_Mazda/rpchamp2.html

Le tombeau du fondateur de Québec, Samuel de Champlain, reste à ce jour introuvable. De fait, l’intérêt de ce patrimoine sans cesse attendu et espéré réside essentiellement dans les enjeux symboliques que sa localisation cristallise depuis plus de cent ans. Dans l’histoire mouvementée de cette quête acharnée, les fouilles de 1988 du géographe et archéologue René Levesque marquent un tournant décisif puisqu’alors, le bien-fondé même de la recherche est remis en cause. Mais la raison archéologique est une chose, la raison symbolique en est une autre. Indexée aux nouveaux idéaux de la modernité québécoise, cette dernière ravive encore et toujours le désir de retrouver les restes du père de la Nouvelle-France.  Par Sylvie Sagnes.

http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-255/Tombeau_de_Champlain.html

Le centre de référence de l’Amérique française possède le fonds Faribault (P29/083A). Dans ce fonds se trouve la concession du Gouverneur d’Ailleboust datée du 10 février 1649. Cet acte mentionne que la Réserve est située contre la chapelle Champlain. C’est un texte fondamental pour situer la chapelle Champlain.

http://maf.mcq.org/anq/fiches/fiche-15825.html?p=9

Cette transcription a sans douté été faite par l’abbé Honorius Provost en 1947 pour son article dans le Bulletin des recherches historiques vol. 53 no. 6, intitulé « La réserve de M. d’Ailleboust à Québec. »Source de l’image: Archives du Séminaire de Québec. Collection Faribault no.P29/083B http://maf.mcq.org/anq/fiches/fiche-15826.html?p=9

Le roman-feuilleton du tombeau de Champlain par Jean-Marie Lebel et François Drouin, Historiens Cap-aux-Diamants, vol. 4 no. 3, Fév. 2004 p. 45-48 Société historique de Québec http://www.societehistoriquedequebec.qc.ca/fevrier04.htm

Le mystère Champlain

Le tombeau du fondateur de Québec reste introuvable, malgré de multiples tentatives pour le retracer depuis plus de cent cinquante ans. Suivez les pas de ceux qui ont voulu percer le plus grand mystère de Québec.

Témoin expert : Jean-Marie Lebel, historien

http://www.capitale.gouv.qc.ca/activites-culturelles/tribunal/champlain.html

Casgrain, Henri-Raymond, Laverdière, Charles Honoré, Découverte du tombeau de Champlain, Québec, C. Darveau, 6 décembre 1866. 19p., 2 plans.

http://www.archive.org/stream/cihm_36488#page/n5/mode/2up

Dionne, Narcisse-Eutrope, Le tombeau de Champlain et Autres réponses aux questions d’histoire du Canada proposées lors du concours ouvert en juin 1879 par Son Excellence M. le comte de Premio-Real , Québec, Léger Brousseau,1880. 91 p

http://www.archive.org/stream/tudeshistorique00diongoog#page/n12/mode/1up

Drapeau, Stanislas, Observations sur la brochure de MM. les Abbés Laverdière et Casgrain, relativement à la découverte du tombeau de Champlain, Québec, George T. Cary, 20 décembre 1866, 28 p

http://www.archive.org/stream/cihm_34618#page/n5/mode/2up

Drapeau, Stanislas, « La question du tombeau de Champlain: notes et éclaircissements », Ottawa, Le Canada, 1880, 21p. 1 plan, 1 carte.

http://www.archive.org/stream/cihm_02763#page/n3/mode/2up

Harper John Murdoch, « Champlain Tomb », Transactions of Literacy and Historical Society of Quebec, vol 19, 1889. pp. 113-144

http://www.archive.org/stream/cihm_05367#page/n3/mode/2up

Le texte d’Honorius Provost sur la Censive Notre-Dame de Québec. En 1656 le Gouverneur Lauzon concède à la Fabrique une concession appelée Fief Notre-Dame de Québec. Ce territoire comprenait la Réserve d’Ailleboust, quadrilatère où seraient localisés la première église paroissiale Notre-Dame-de-Recouvrance et la résidence des Jésuites. La chapelle Champlain est sur le territoire de la Fabrique mais à l’extérieur de la Réserve d’Ailleboust.

http://www.ourroots.ca/f/toc.aspx?id=8735

La terre a tremblé en Nouvelle-France le 5 février 1663, de quoi ébranler une chapelle Champlain déjà en ruine.

http://tolkien2008.wordpress.com/2010/04/25/la-terre-a-tremble-en-nouvelle-france-5-fevrier-1663/

 

 

Sources:

(1) Catalogue des bienfaiteurs de Notre-Dame-de-Recouvrance, – 5 juillet 1632-165

(2) Ferland, Jean-Baptiste Antoine, Cours d’histoire du Canada, 1861, p. 265

(3) Niellon, Françoise, Pierre Nadon, Denis Faubert,  La recherche sur la sépulture de Samuel de Champlain: un examen critique, Québec, Division du Vieux-Québec et du patrimoine, 1990, p.

(3) Niellon, Françoise, Pierre Nadon, Denis Faubert, La recherche sur la sépulture de Samuel de Champlain: un examen critique, Québec, Division du Vieux-Québec et du patrimoine, 1990, p.5

(3.1) Niellon, Françoise, Pierre Nadon, Denis Faubert, La recherche sur la sépulture de Samuel de Champlain: un examen critique, Québec, Division du Vieux-Québec et du patrimoine, 1990, p.5

(3.2) Provost, Honorius, La censive Notre-Dame de Québec, Québec, Société historique de Québec, no. 6, 1954. p. 8

(4) Campeau, Lucien, La première mission des Jésuites en Nouvelle-France (1611-1613) et Les commencements du Collège de Québec (1626-1670), Montréal, Editions Bellarmin, 1972, p. 69

(6) Lebel, Jean-Marie,  » Les résidences des Jésuites à Québec » Québecensia, Québec, Société Historique de Québec, vol. 11, no. 2, déc. 2003, p. 6

(7) Provost, Honorius, « La réserve de M. d’Ailleboust à Québec », Bulletin des recherches historiques, Lévis, 1947, vol. 53, no.6, p. 181

(8) Lavoie, Carl, Recherche multidisciplinaire sur la localisation du site de la chapelle Champlain à Québec, 1999. Avec la participation de Paul Grimard, Georges Larouche et Maurice K. Séguin. Publié pour le mouvement Francité, p28

(9) Campeau, Lucien, op.cit., p. 84
(10) Lettre de Mme d’Ailleboust à Mgr de Laval. Septembre 1661, Archives du Musée de la civilisation.

(11) Bourchart d’Orval, 1951, p.112

(12) Relations des Jésuites – 1640, Barthélemy Vimont, Vol. XIX, Ed. Twaites, pp. 64-66

(13) Registre de l’église paroissiale de Québec 21 mai 1641

(14) Relations des Jésuites, op. cit. pp. 272-274

(15) Roy, Pierre-Georges et al. L’île d’Orléans, Québec, Commission des monuments historiques, 1928, p. 30

(16) Québec, Commission de toponymie du Québec. La toponymie des Hurons-Wendats, Dossier toponymique no. 28, Québec, 55 p.

(17) Provost, Honorius, La censive Notre-Dame de Québec, Québec, Société historique de Québec, no. 6, 1954. p. 16 voir ce livre sur nosRacines.ca: http://www.ourroots.ca/f/toc.aspx?id=8735

(18) Casgrain, Pierre-Baby, La réserve de Monsieur d’Ailleboust dans l’enclos de Québec: La chapelle et le tombeau de Champlain, Montréal, La Patrie, 1909, p.10

(19) Documentation personnelle de Georges Gauthier-Larouche.  Archives du séminaire de Québec, no. 157

(20) Gauthier-Larouche, Lavoie, 2000, p5.

(21) idem, p8

(22) idem, p11

(23) Courrier du Canada 19 octobre 1880

(24) Gauthier-Larouche, Lavoie, 2000, p14

(25) Myrand, Ernest, « La chapelle Champlain », Bulletin des recherches historiques, Québec, vol. 4, no. 11 (novembre 1898) p. 290-337.

(26) Casgrain, Pierre-Baby, La réserve de Monsieur d’Ailleboust dans l’enclos de Québec: La chapelle et le tombeau de Champlain, Montréal, La Patrie, 1909, 16 p.

(27) Gauthier-Larouche, Lavoie, 2000, p17

(28) Archives du Séminaire de Québec. Collection Faribault no.P29/083B http://maf.mcq.org/anq/fiches/fiche-15826.html?p=9

(29) Provost, Honorius, « La réserve d’Ailleboust à Québec » Bulletin des recherches historiques, vol. 53 no. 6, 1947

(30) Jacques Langlois, « Le tombeau de Champlain : Une nouvelle hypothèse de localisation « , Activités archéologiques 1977-1978, Québec, Dossier no. 49, Ministère des Affaires culturelles, 1980. p. 480-517, superposition des planches 1 et 9

(31) Dumas, Silvio, La chapelle Champlain et Notre-Dame de recouvrance, Québec, Société historique de Québec, cahier no. 10, 158, 47p.

(32) Déposé dans un premier temps à la Bibliothèque de la Ville de Montréal le 3 décembre 1881. Photo: Pierre Dubeau, 15 mars 2011 Cote de rangement: BM5, S3, D39, Inv. 1909, Cartable 71 no. 172-01-12

(33) Gauthier, Raymonde, « Une carte de Jean Bourdon de 1640 », The Journal of Canadian Art History / Annales d’histoire de l’art canadien, Montréal, vol. 3, no. 1-2 (septembre 1976), p 99-101 .

(34) Lettre personnelle du père Campeau à René Levesque au sujet de cette carte. 14 janvier 1991

(35)http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/sdx/ulysse/index

(36)http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&p=1&lang=FR&f_typedoc=cartes&q=Qu%C3%A9bec

(37) Roy, Jean-Edmond, Rapport sur les archives de France relatives à l’histoire du Canada, C.H. Parmelec, 1911, 1093 p.

(38) Lavoie, Carl, Recherche multidisciplinaire sur la localisation du site de la chapelle Champlain à Québec, 1999, 58 p. avec la participation de Paul Grimard, Georges Larouche et Maurice K. Séguin. Publié pour le mouvement Francité

(39) Provost, Honorius,  » Le dessinateur Pierre-Louis Morin et son curieux plan rétrospectif de la ville de Québec  » Québecensia, Bulletin de la Société historique de Québec, (nov.-déc. 1980), p. 94-97

(40) Campeau, Lucien, Lettre de Lucien Campeau à René Lévesque, au sujet de cette carte, daté du 14 janvier 1991

(41) Morin, Pierre-Louis. Plans, charts, vues et dessins relatifs à l’histoire de la Nouvelle France, [document cartographique] ÉDITEUR: [Entre 1854-1858]. Bibliothèque nationale du Canada

(42) Gauthier, Raymonde, « Une carte de Jean Bourdon de 1640 », The Journal of Canadian Art History / Annales d’histoire de l’art canadien, Montréal, vol. 3, no. 1-2 (septembre 1976), p 99-101.

(43) Campeau, Lucien, Lettre de Lucien Campeau à René Lévesque, au sujet de cette carte, daté du 14 janvier 1991

(44) Campeau, Lucien, Lettre de Lucien Campeau à René Lévesque, au sujet de cette carte, daté du 14 janvier 1991

(45) Gauthier Larouche, Georges, Carl Lavoie. La Chapelle Champlain En deçà du mystère. Québec, 2000, 55 pages.

(46) Gauthier Larouche, Georges, ‘Dernières remarques relatives à la chapelle Champlain », Québecensia, mars-juin 1991, vol 12. No 2 et 3, pp.

(47) Campeau, Lucien, Lettre de Lucien Campeau à René Lévesque, au sujet de cette carte, daté du 14 janvier 1991

(48) Campeau, Lucien, Lettre de Lucien Campeau à René Lévesque, au sujet de cette carte, daté du 14 janvier 1991

(49) Niellon, Françoise, Pierre Nadon, Denis Faubert, La recherche sur la sépulture de Samuel de Champlain: un examen critique, Québec, Division du Vieux-Québec et du patrimoine, 1990, 143 p. 20f. de pl., ill., cartes, 28 cm.

(50) Moss, William, « Mémoire concernant les recherches archéologiques en vue de localiser la chapelle Champlain », Québecensia, Mars-Juin 1991, vol. 12 no. 2 et 3, pp. 7-10

(51) Gauthier Larouche, Georges, ‘Dernières remarques relatives à la chapelle Champlain », Québecensia, mars-juin 1991, vol 12. No 2 et 3, pp

(52) Gauthier Larouche, Georges, « Dernières remarques relatives à la chapelle Champlain », Québecensia, mars-juin 1991, vol 12. No 2 et 3, pp

(53) Gauthier Larouche, Georges, « Dernières remarques relatives à la chapelle Champlain », Québecensia, mars-juin 1991, vol 12. No 2 et 3, p

(54) Témoignage de Jacques Lacoursière sur René Levesque à Radio-Canada: http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3D/Medianet/2007/CBV/000E3BE4_20070218_190648.asx

(55) Consultez la décision sur: http://webhome.look.ca/~pdubeau1/conseilDePresse.html

(56) Levesque, René. Le tombeau de Champlain, journal d’un archéologue, Québec, Entreprises V.W.L., 1992. p.55

(57) Niellon, Françoise, Pierre Nadon, Denis Faubert, La recherche sur la sépulture de Samuel de Champlain : un examen critique, Québec, Division du Vieux-Québec et du patrimoine, 1990, 143 p. 20f. de pl., ill., cartes, 28 cm.

(58) Cameron, Christina, Trudel, Jean. The drawings of James Cockburn: A visit through Quebec’s Past, Gale Publishing, 1976, p. 113

(60) Robitaille, René, La naissance d’une ville: le plan de Québec, 1640: son authenticité, (Rapport d’expertise pour la Société Saint-Jean Baptiste de Québec), Québec, Henri Rallon Editeur, 2004,  annexe I.

(61) Simoneau, Daniel, La chapelle de Mgr de Laval à la basilique de Québec: Intervention de fouilles archéologiques, Québec, Ville de Québec. Division du design urbain et du patrimoine, rapport inédit, 1995, 106 p. 44 figures

(62) Lavoie, Carl, Maurice K. Séguin, La sépulture de Samuel de Champlain à Québec. Investigations archéométriques au Siemensmètre: Présentation de la liste des données de terrain, Québec, 1997, 43 p.+ une annexe.

(63) Lavoie, Carl, Évaluation archéologique d’une hypothèse à propos de l’emplacement de la sépulture de Samuel de Champlain, Québec, Ville de Québec, Mouvement Francité et MCCQ, 2000, plan 1

(64) Lavoie, Carl, Recherche multidisciplinaire sur la localisation du site de la chapelle Champlain à Québec, 1999, Avec la participation de Paul Grimard, Georges Larouche et Maurice K. Séguin. Publié pour le mouvement Francité, Figure 5 (extrait)

(65)  idem.

(66) Québec, Ministère de la culture, Communications et Condition féminine. Bibliographie de l’inventaire des sites archéologiques du Québec (ISAQ) – fichier Excel. Mise à jour 9 sept. 2010

(67) Sagnes, Sylvie,  » Le tombeau de Champlain : Variations sur une émotion « , In Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (Lahic). Les émotions patrimoniales (Journées d’études, 3ème session 30 septembre et 1er octobre 2008. Hôtel de Vigny, Paris).

(68) Lavoie, 1999, op.cit.

(69) Gauthier-Larouche, Georges, Nouvelles précisions relatives au site de la chapelle Champlain, Québec, 1988, 21 p

 

 

 

 

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