Les origines nobles de la famille de Samuel de Champlain.

Photo de la terre de Champlain, près de Saint-Pierre-des-Landes, prise par Eric Thierry.

Introduction 

Il est reconnu que Samuel de Champlain est natif de Brouage en Charente-Maritime en France, et qu’il a toujours reconnu cette ville comme étant celle de sa naissance. Cependant, des chercheurs ont tenté d’identifier les origines plus anciennes de la famille.  Des recherches antérieures de Oscar de Poli, de Benjamin Sulte, d’Eugène Réveillaud et d’Henri Bourde de la Rougerie s’étaient déjà penchées sur cette question. Récemment, David Hackett Fisher, s’est demandé si Champlain n’était pas le fils d’Henri IV.  Nous savons que Champlain et son père, portaient la particule (le mot « de » devant le mot Champlain). Mais ce n’est pas une particule de noblesse. De quoi s’agit-il au juste? En 2013, Éric Thierry a fait avancer la recherche en précisant que la famille Champlain serait originaire d’un fief situé près de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne. Nous allons voir que Samuel de Champlain ainsi que son père étaient étroitement liés à la ville de Vitré en Bretagne. Le père de Champlain, Antoine, était impliqué dans le commerce des toiles vitréennes expédiées notamment vers l’Espagne. De même des gens de Vitré étaient présents en Acadie en 1604 ainsi qu’au mariage de Samuel de Champlain en 1610.

Champlain et Henri IV

Dans son livre Le rêve de Champlain, David Hackett Fisher1 s’est penché sur les origines de la famille de Champlain. Il cite l’auteur Marcel Trudel, qui remarque que certains chercheurs ont voulu voir en Champlain, «le bâtard d’une grande famille». Hackett Fisher est étonné des relations étroites de Champlain avec le roi. Champlain serait-il le fils illégitime d’Henri IV? Selon Éric Thierry, cette thèse n’est pas fondée, car Henri IV a reconnu tous ses enfants illégitimes qui étaient incidemment élevés avec les autres enfants légitimes, dans la pouponnière royale de Saint-Germain-en-Laye. Fasciné par la cartographie, Henri IV s’est entouré de scientifiques et de cartographes. Champlain était membre du « Conseil des hommes de l’Art du Ciel et de la Mer » qu’animait le bibliothécaire du Roi, Issac de Casoubon. Son rapport sur son voyage aux Indes occidentales a fortement impressionné  le Roi.  Champlain avait également ses entrés à la cour via ses connaissances telles que Timoléon d’Espinay, Aymar de Chaste et Pierre Dugua de Mons, un grand favori d’Henri IV.2 Finalement, si Champlain eût été le fils du roi, il aurait été nommé lieutenant général de la Nouvelle-France, ce qui fut accordé seulement aux nobles du royaume. Henri IV, se disait le père de la Nation, donc tous les sujets français étaient considérés filles ou fils du roi.

Champlain, Sieur du dit lieu

Dans son contrat de mariage, on mentionne ceci

« … noble homme Sieur de Champlain, sieur du dit lieu… »3

«Pour les nobles avec une particule, Sieur Untel ou Messire Untel est complété par l’expression “Seigneur du dit lieu”. Cette expression est courante puisque c’est l’appellation de sa demeure et de ses terres.»4

En 1894, le chercheur Oscar de Poli mentionnait ceci :

«Sieur du dit lieu » ne me parait pas signifier que Samuel fût possesseur d’un bien appelé Champlain, mais seulement que Champlain était son nom usuel et qu’il s’appelait dans le commerce de la vie, Monsieur de Champlain…»5

Il se contredit un peu plus loin en affirmant:

«La famille de Champlain était-elle originaire de Saintonge ? Je ne le pense point, puisque son nom ne se rencontre pas sur la carte de Saintonge.»

Il remarque que le terme Champlain se retrouve en Vendômois, en Renay, au duché de Mayenne, en Brie, en La Queue-en-Brie, en Champagne, dans le Cher et en Nivernais.

Sa recherche demeure inachevée, bien qu’il ait lancé une piste intéressante, Champlain est un nom de lieu. En 1896, Benjamin Sulte mentionne ce fait en analysant le contrat de mariage de Champlain :

«Nous savons que le noble homme équivaut à notre terme écuyer ou encore sieur, et que le de, si généreusement employé dans les actes d’il y a deux ou trois siècles ne signifie pas la noblesse. Reste l’expression «sieur du dit lieu», sieur voulant dire seigneur. Alors, «seigneur du dit lieu appelé Champlain». C’est en ce sens qu’il faut lire le passage en question.»6

Il concluait en disant : «Qui sait si son grand-père ou le bisaïeul de Samuel de Champlain n’habitait pas le fief Champlain en Vendômois, d’où il serait parti pour se fixer en Saintonge, petit territoire voisin, et selon la coutume en ces sortes de matière, on l’aurait appelé par la suite du nom du lieu d’où il venait. Des cas semblables étaient présents à cette époque.»

Quant à Eugène Réveillaud, ses conclusions sont les suivantes :

«Le nom de «Champlain» ou «de Champlain» qu’il tenait de son père, indique une origine atavique étrangère à la Saintonge; car – quoique dans son contrat de mariage, Samuel de Champlain, fils d’Anthoine de Champlain soit qualifié de sieur du dit lieu, on ne connaît, dans toute la Saintonge, ni seigneurie, ni même « lieu-dit » de ce nom. Que le nom de famille fût Champlain ou « de Champlain », le « de » n’étant pas comme on sait, une preuve d’origine nobiliaire…»7

Marcel Delafosse s’était interrogé également sur l’origine de la famille Champlain. Il concluait:

« Ainsi le nom de Champlain ne me paraît pas se retrouver comme nom de famille saintongeais et il ne serait pas impossible que son père soit venu d’ailleurs puisque Brouage fut formé d’éléments très divers. » 8

Quant à Robert Le Blant, il s’interroge sur les origines nobles de Champlain. Il  signalait ceci:

« Mais dans la suite, quelle sorte de qualifications furent décernées à Champlain et y a-t-il constance chronologique dans les qualifications à tendance nobiliaire? La chose n’est pas facile à établir:  ce qui amène à conclure toutefois que l’absence de continuité ne prouve point qu’elle n’ait pas existé. » 9

Recherches d’Éric Thierry

Eric Thierry10 a localisé 8 terres Champlain en France:

« trois en Bourgogne (deux près de Jambles et d’Azé, dans le département de la Saone-et-Loire, et un près d’Ougny, dans le département de la Nièvre ), un en Ile-de-France (près de la Queue-en-Brie, dans le département du Val-de-Marne), un en Provence-Alpes-Côte d’Azur (près d’Orange dans le département du Vaucluse), un dans le Centre (près de Renay, dans le département du Loire-et-Cher), un dans le Pays-de-la-Loire (près de Saint-Pierre-des-Landes, dans le département de la Mayenne) et un en Champagne-Ardenne (près de Giey-sur-Aujon, dans le département de la Haut-Marne). « 

Mais parmi toutes ces terres, où se trouve la bonne terre au juste ?

Éric Thierry a remarqué qu’en Acadie, il y avait un dénommé Fougeray de Vitré.  Ce dernier accompagna Champlain en Acadie et il venait probablement de cette ville dans le département de l’Ille-et-Vilaine.

fougeray3AcadiePlan de l’établissement de Sainte-Croix en Acadie et à la lettre T, le logis de M. Fougeray de Vitré11

fougerayAcadieDenisVaugeoisCiteTrudel-2Liste des membres de l’Ordre du Bon Temps en Acadie12

 

fougeray

Or en Mayenne, il y avait un seigneur, Jean de la Saugère, sieur de Fougeray, marié à Anne de Peigne, dame de Champlain13. La juxtaposition de ces deux informations permet de croire que l’on est sur une piste intéressante.

Remarquons également la présence d’un autre citoyen de Vitré, René Nouail, Sieur de Bourgjoli, décédé en Acadie, le 31 mars 1605. René Nouail était le cousin du Sieur de Fougeray.14 

Éric Thierry émet l’hypothèse que le père de Samuel de Champlain, Antoine n’était pas un fils légitime, mais un bâtard de Jean de la Saugère. Ne pouvant pas porter le nom de son père, on lui attribua le nom de l’une de ses terres qui se nomme Champlain. Antoine, du dit lieu de Champlain, se nommera Antoine de Champlain. Le fils de Jean de la Saugère, Paul, avait comme titre, seigneur de Champlain.

 

Voici les descendants de la famille d’Anne de Peigne et de Jean de la Saugère15

annePeigne

À remarquer qu’Anne de Peigne est Dame de Champlain, et que le père de Jean de La Saugère se nomme Antoine, comme le père de Champlain.

Pour ce qui concerne la localisation d’une terre Champlain reliée à la famille de la Saugère, la Société d’archéologie de la Mayenne et Éric Thierry ont permis de localiser cette terre près de Saint-Pierre-des-Landes.16

carteFrance-1

 

Le fils de Jean de la Saugère, Jacques, a été baptisé le 20 octobre 1576 dans la maison de Champlain.

page194

 

cassiniCarteMayenne

Carte de Cassini (Détail). Terre de Champlain, près de Saint-Pierre des Landes en Mayenne.17

 

googleMap

Il existe toujours aujourd’hui un lieu nommé Champlain.

DSC06474 (2)

Photo: Eric Thierry.

Généalogie de la Famille de La Saugère.

gilles de la Saugère2

Source:18

gilles de la Saugère

 généalogieLaSaugere2

  Antoine de Champlain et la ville de Vitré

Ne pouvant vivre noblement, Antoine de Champlain fût obligé d’exercer un métier pour survivre. Ainsi il adhéra à la communauté des marchands de Vitré et il aurait agi comme pilote de navire dans le commerce des toiles vitréennes vers l’Andalousie.19   Ces toiles faites de fibres de chanvre servaient à la fabrication de voiles de navires ainsi que des cordages. C’est sans doute lors d’une escale à Brouage qu’Antoine de Champlain rencontra Marguerite Leroy pour ensuite l’épouser.

Les registres de la Confrérie des marchands d’Outre-Mer de Vitré nous apprennent qu’au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, certains de ces marchands s’étaient installés à San Lucar de Barrameda, à Puorto Santa-Maria, et à Cadix.20

 marchandToileVitréVersEspagne

Source : Dictionnaire universel de commerce.21

Finalement, soulignons qu’il existait bien un quartier breton dans la ville de San Lucar de Barrameda, près de Cadix en Espagne.

calleBretones.jpg

Plus tard, Samuel de Champlain y séjourna trois ou quatre mois, avant son départ pour les Indes Occidentales.

Samuel de Champlain, Nicolas Boullé et la Ville de Vitré

Nous avons vu que le père de Champlain participait au commerce des toiles vitréennes. Il a sans doute œuvré auprès de la Confrérie des marchands d’outre-mer fondée en 1492.22 Or parmi les témoins au contrat de mariage de Samuel De Champlain, il y avait la présence de deux bourgeois de Vitré, Jean Ravenel et Pierre Nouail de Cohigné.23

« Pierre Nouail, Sieur de Cohigné, fut connétable des villes et château de Vitré en 1592, date à laquelle la cité abritait une importante colonie de protestants. »24

C’est probablement Pierre Nouail qui accueillit les parents d’Hélène Boullé, femme de Champlain, Nicolas Boullé et Marguerite Alix. Ces derniers s’étaient réfugiés  à Vitré vers 1591, pour fuir la ligue catholique très active à Paris. Vitré était alors considérée un havre de paix pour la communauté huguenote.25

C’est durant cette période que Nicolas Boullé aurait côtoyé Antoine de Champlain ainsi que Jean Ravenel.  Nicolas Boullé, bien que vivant à Paris, était originaire de Fougères en Bretagne.23

Henri Bourde de la Rougerie concluait que Champlain était aussi relié à la Bretagne, via la mère de sa femme, Marguerite Allix.  Cette dernière avait de nombreux parents bien présents dans le registre de l’église protestante de Vitré.26 Suite à son analyse, il mentionnait cette intéressante remarque:

« Ce n’est qu’une curieuse coïncidence de trouver dans les mêmes registres le nom du château de Champlain, en Saint-Pierre-des-Landes, propriété de la famille de la Saugère, sans lien connu avec les Champlain de Saintonge.»27

Or, il s’avère, selon Éric Thierry, qu’un tel lien pourrait exister entre la famille de la Saugère et la famille Champlain.

Finalement, soulignons, que Nicolas Boullé était un proche de la famille Nouail de Vitré.  Bien avant le mariage de sa fille en 1610, il est informé des explorations de Champlain en Amérique. Le 5 décembre 1605, Nicolas Boullé témoigne du décès de René Nouail en Acadie, attesté aussi par Pierre Dugua de Mons.28 Le père de René Nouail, Pierre Nouail, était présent au mariage de Samuel de Champlain.

 

Conclusion

Samuel de Champlain est certes originaire de Brouage, mais sa famille était fortement liée à la région de Vitré. Antoine de Champlain est très actif dans la communauté vitréenne en tant que navigateur pour le commerce des toiles de Vitré.  De plus, des compagnons de Samuel de Champlain en provenance de Vitré sont présents en Acadie en 1604 ainsi qu’à son mariage en 1610. Le nom Champlain est certainement le nom d’une terre de la Mayenne, et Samuel se dit Sieur du dit lieu. Ainsi, l’hypothèse qu’Antoine de Champlain serait un bâtard du noble Jean de La Saugère, Sieur de Champlain, est fort plausible et expliquerait d’abord son nom, ainsi que la discrétion qu’a toujours entretenue Samuel de Champlain sur sa vie privée. Il savait qu’il était issu d’une famille noble mais dont l’origine était quelque peu entachée.

Pierre Dubeau, 27 mars 2017

 

Note: 

  1. HACKETT FISHER, David. 2008.  Le rêve de Champlain, Montréal, Boréal, p. 57
  2. THIERRY, Éric, «Henri IV et les débuts de la Nouvelle-France », Argument, Politique, Société, Histoire, vol. 16, no. 2, 2014, p. 23voir aussi THIERRY, Eric. 2014. « Champlain et Henri IV »,  Mélange en l’honneur de Jean-Pierre Babelon, Société Henri IV, Conférence au Chateau de Pau, 2014, p. 173
  3. DIONNE, N-E.1891-1906. Samuel de Champlain, fondateur du Québec et père de la Nouvelle-France, histoire de sa vie et de ses voyages, Tome 1, Québec, A. Coté, p. 397-403
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6580801s/f427.image
  4. GENEANET.  https://www.geneanet.org/blog/post/2014/01/que-signifie-le-terme-sieur-html?lang=fr
  5. DE POLI, Oscar. 1894. « Samuel de Champlain : Notes et Documents », Annuaire du Conseil héraldique de France, Paris, Conseil héraldique de France, pp. 31-55

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36889t/f99.image

6. SULTE, Benjamin. 1896. « Champlain », Bulletin des recherches historiques:  , histoire, biographie, bibliographie, Lévis, P. Roy, p.166-167

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5515001f/f8.image

7. RÉVEILLAUD, Eugène. 1931. « Samuel de Champlain, de Brouage : Ses origines et ses affinités protestantes », Bulletin de la société de l’histoire du protestantisme français, Paris, Société de l’histoire du protestantisme français, pp. 167-192

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658160/f191.image

8. DELAFOSSE, Marcel.1956. « Séjour de Champlain à Brouage en 1630. » Revue d’histoire de l’Amérique française, vol.  9, no. 4, p. 572

9. LE BLANT, Robert. 1963. La condition sociale de Samuel de Champlain. Quatre-vingt-septième Congrès nationale des Sociétés savantes, Poitiers, 1962. Section d’Histoire moderne et contemporaine (extrait). Paris Imprimerie Nationale, p. 669-677
compte-rendu par Groulx, Lionel, Revue d’histoire de l’Amérique française, 18(2), Septembre 1964, p. 299-300

10. THIERRY, Éric. 2013. Espion en Amérique, Québec, Septentrion, 220 p.

11. Cybercadie.com

http://cyberacadie.com/cyberacadie.com/index67ec.html?/lieux-historique/Historique-de-l-ile-Sainte-Croix.html

12. LITALIEN, Raymonde, et Denis Vaugeois (Dir.). 2004. Champlain : La naissance de l’Amérique française, Sillery-Paris, Septentrion, p. 142

13. AUBERT DE LA CHESNAYE-DESBOIS, François-Alexandre. 1778. Dictionnaire de la noblesse, Tome 12, p. 500-501

https://books.google.ca/books?id=eEITAAAAQAAJ&pg=PA500&lpg=PA500

14. THIERRY, Éric. 2008. La France de Henri IV en Amérique du Nord : De la création de l’Acadie à la fondation de Québec, Paris, Honoré Champion, p. 33

15. Geneanet.org http://gw.geneanet.org/favrejhas?
lang=fr&p=jean&n=de+la+saugere&oc=1

16. Société d’Archéologie de la Mayenne. 1889. Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 2ième série, Tome premier 1888-1889, Laval, L. Moreau imprimeur, pp. 194-198 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411368b/f193

17. Carte de Cassini disponible à la Bibliothèque nationale de France.

http://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/la-carte-de-cassini

18. GENEANET.
http://gw.geneanet.org/favrejhas?lang=fr&p=gilles&n=de+la+saugere

19. FRAIN DE LA GAULAYRRIE, Édouard. 1879. Une terre, ses possesseurs catholiques et protestants de 1200 à 1600: pour faire suite aux familles de Vitré, Rennes, J. Plihon, p. 21

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54086453/f22.image

20. Le 10 mars 1472, 40 négociants de toile de chanvre de Vitré se rassemblent et fondent la Confrérie des Marchands d’Outre-Mer. Placée sous le patronage de la Sainte-Vierge, cette confrérie est corporatiste et religieuse. Ces marchands voyagent à travers le monde et donnent à Vitré une notoriété importante. Les toiles de chanvre (notamment le Canevas de Vitré) sont exportées vers la Hollande, l’Angleterre et l’Espagne à partir du port de Saint-Malo. (Wikipédia)

MARTIN, Jean. 2012. « Les toiles de Bretagne dans le commerce franco-espagnol de 1550 à 1830 », Annales de Bretagne et des pays de l’ouest, vol. 119, no. 1, p.31-60

https://abpo.revues.org/2322

21. SAVARY DES BRUSLON, Jacques. 1774. Dictionnaire universel de commerce contenant tout ce qui concerne qui se fait dans les quatre parties du Monde, Tome 1, Partie 2, Genève, Les Héritiers Cramer et les frères Philibert, p. 218

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56570712/f114.image

22. FRAIN DE LA GAULAYRRIE, Édouard. 1889 « Les vitréens et le commerce international », Revue historique de l’ouest, Nantes, Gaston Carné, Éditeur,      Nantes, p. 135

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67165r/f354.item 

Voir aussi : FRAIN DE LA GAULAYRRIE, Édouard. 1893. Les vitréens et le commerce international, Vannes, Imprimerie Lalolye,  99 p.

http://bit.ly/2nFpw1o

23. BOURDE DE LA ROUGERIE, Henri. 1937. « Hélène Boullé, femme de Samuel de Champlain », Bulletin et mémoires de la Société archéologique d’Ille et Vilaine, tome LXIII, pp. 107-121.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5613736p/f147

24. Il est le père de René Nouail, décédé en Acadie en 1605.

RICHARD, Hélène-Claire,  et André CAROFF. 2006. Le comte de Sanois 1723-1799 : Une vie par l’affaire de la lettre de cachet, Orléans, Ed. Paradigme, p. 15

25. Les protestants français sont nommés huguenots. Jean et Marie Boullé sont nés Vitré lorsque leurs parents ont séjournés dans cette ville. (Bourde de la Rougerie, 1937: 109)

TULOT, Jean-Luc. 1996. « L’histoire de l’église réformée de Vitré aux XVIe et XVIIe siècle», Cahiers de la Société de l’histoire du protestantisme français, (première partie », Premier trimestre. note no. 71

Texte sur Internet

26. Nicolas Pivert et Marguerite Le Sage, arrivés en Nouvelle-France en 1619, étaient originaires de Vitré, car la mère d’Hélène Boullé, Marguerite Allix avait un frère, Simon, marié à Geneviève Le Sage. Ces familles Allix et Le Sage étaient fort répandues dans les registres de l’église protestante de Vitré. Geneviève Le Sage, femme de Simon Allix est présente à Paris lors du contrat de mariage de Champlain, le 27 décembre 1610. Dans la liste des membres de la Compagnie des Cent-Associés, figure Simon Allix. (Bourde de la Rougerie, p. 117)

27. BOURDE DE LA ROUGERIE,  Op. cit. p. 111

28. LEBLANT, Robert, et René Beaudry. 1967. Nouveaux documents sur Champlain et son époque, Ottawa, Publication des archives publiques du Canada, no. 17, p. 62

 

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20 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Marc Blanchet dit :

    Belles recherches Pierre
    Sur Samuel de Champlain
    Ce méconnu !

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  2. Sandrina dit :

    Au final de ce texte très bien établi et facile à comprendre entre les différents acteurs de l’entourage direct ou indirect de Samuel de Champlain à Vitré, je me pose la cette question : Généalogiquement parlant, existe-t-il pour l’époque un nombre plus ou moins important de porteurs de ce patronyme « Champlain » dans la région de Vitré ?

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    1. Champlain est le nom d’une terre appartenant à la famille de Jean de la Saugère et n’est pas un patronyme à proprement parlé. Ce patronyme est amené en Saintonge et il n’y aura pas de descendance.

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  3. Michelle Lallement dit :

    Bravo pour toutes ces recherches enrichissantes qui vous encore venir mettre « notre » Champlain dans la lumière qu’il mérite.
    Merci Pierre

    Aimé par 1 personne

  4. Docile Gravel dit :

    Quant à s’intéresser à l’origine de la famille de Samuel de Champlain, i aurait été intéressant de trouver l’origine de Marguerite Leroy. est-elle relié aux Leroy Seigneurs de villeneuve?

    Aimé par 1 personne

  5. Shamwest dit :

    What an interesting post!

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  6. Agcf dit :

    Origines et alliances de la famille de Samuel Champlain,
    dit Sieur du dit lieu (Sieur de la ville de Brouage), feuilleton depuis 2012, et actualité généalogique et historique Acadie-Québec toutes alliances, voir bulletins périodiques imprimés papier AGCF 86000 Poitiers 2012-2018, ISSN 1267-7957

    agcf.acadie-quebec@orange.fr

    extraits d’articles 2012-2018, bulletins AGCF:
    – origines de la famille Alix 1535-1610 inédit (communication JM Germe, 08/04/2018)
    – origines de Nicolas Boullé, b1586, inédit (communication JM Germe, 08/04/2018)
    – origines de Guillaume Allène 1500-1584 inédit (c JM Germe)
    – famille de Nicolas Folion de la Rochelle inédit (c JM Germe), etc

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  7. MC Chaillou dit :

    « En 2013, Éric Thierry a fait avancer la recherche en précisant que la famille Champlain serait originaire d’un fief situé près de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne ».

    En 2008 le bulletin des Amitiés Généalogiques Canadiennes-Françaises citait ce lieu  » Manoir de Champlain à Saint-Pierre des Landes… » en posant la question d’un lien avec Champlain ?
    Rien de nouveau donc en 2013 , et toujours rien à ce jour qui relierait Samuel Champlain à ce lieu sauf des hypothèses comme il en existe tant sur Samuel de Champlain !

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  8. Lucien Germe Clerté dit :

    Les deux intervenants précédents feraient bien de nous lever un coin du voile sur leurs biographies.inconnues.

    Des personnes qui n’ont pas reçu de formation universitaire en histoire ne sont pas qualifiés pour contester les exellents travaux d’Eric Thierry.

    Bravo de remettre les pendules à l’heure sur les origines de Champlain.

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  9. Agcf dit :

    Rappel

    Seules les sources authentiques sont prises en compte, pas
    les commentaires

    Origines et alliances de la famille de Samuel Champlain,
    dit Sieur du dit lieu (Sieur de la ville de Brouage), feuilleton depuis 2012, et actualité généalogique et historique Acadie-Québec toutes alliances, voir bulletins périodiques imprimés papier AGCF 86000 Poitiers 2012-2018, DEPOT LEGAL BNF PARIS ISSN 1267-7957

    agcf.acadie-quebec@orange.fr

    extraits d’articles 2012-2018, bulletins AGCF:
    – origines de la famille Alix 1535-1610 inédit (communication JM Germe, 08/04/2018)
    – origines de Nicolas Boullé, b1586, inédit (communication JM Germe, 08/04/2018)
    – origines de Guillaume Allène 1500-1584 inédit (c JM Germe)
    – famille de Nicolas Folion de la Rochelle inédit (c JM Germe), etc

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  10. Lucien Germe Clerté dit :

    Pourquoi on ne trouve pas AGCF sur l’annuaire en ligne des associations du Grand Poitiers ?

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  11. MC Chaillou dit :

    @ Lucien G alias Boudreau etc…

    Une seule personne portait le nom Germe-Clerté à savoir la Fondatrice des AGCF Mme Jeannine Germe Clerté

    https://www.geneanet.org/blog/post/2008/10/les-amities-genealogiques-canadiennes-francaises-html

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  12. Il n’y a pas eu d’acte de baptême retrouvé à La Rochelle pour Samuel de Champlain (émis par un non historien).

    Par contre ce que suppose Eric Thierry est très plausible concernant son éventuelle ascendance par Jean de La Saugère.

    Si cette filiation de Jean de La Saugère avec Antoine de Champlain venait à être confirmée cela voudrait dire que Samuel de Champlain est descendant capétien à la 19ème génération selon la base généalogique Roglo (230 liens de parenté avec Hugues Capet roi des Francs):

    http://roglo.eu/roglo_f?lang=fr;spouse=on;m=RL;i=1252994;l1=17;i1=2390082;l2=0;i2=1252994

    Cette piste en Mayenne d’Eric Thierry est très intéressante.

    Mon arbre sur Geneanet: https://gw.geneanet.org/odyss1

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  13. Liens de parenté Jean de La Saugère avec Hugues Capet roi des Francs:

    http://roglo.eu/roglo?lang=fr;em=R;ei=2390082;spouse=on;et=A;color=;i=1252994

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    1. MC Chaillou dit :

      Seule Mme Germe Jeannine s’appelait de son nom de jeune fille « Clerté » Fondatrice des AGCF

      Aucun lien n’a été trouvé qui relierai Champlain à St Pierre des Landes (voir bulletin AGCF de 2008 et la citation de ce Manoir Champlain à St Pierre des Landes)

      Sur votre blog vous nommez la découverte d’un acte de 1574 un Canulard sur la fiche de Samuel Champlain ?

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  14. Mes nombreux petits enfants ont au XVIème siècle pour ancêtre ,par leur grand-mère , Jeanne Barret dame du Châtelet à Souvigné sur Sarthe (72) à proximité du département de la Mayenne, ce qui m’importe c’est de savoir quelle lien avait-elle avec Jean de la Saugère, seigneur du même lieu et supposé ancêtre de Samuel de Champlain ?

    Page de Jeanne Barret dame du Châtelet dans mon arbre Geneanet:

    https://gw.geneanet.org/odyss1?lang=fr&pz=a.&nz=germe&ocz=7&p=jeanne&n=barret

    Bravo à Eric Thierry pour ses recherches

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    1. MC Chaillou dit :

      Supposé ancêtre de Champlain ! lorsque vous aurez trouvé des preuves n’hésitez pas à le faire savoir, tout comme pour l’hypothèse du Loudunais …

      Pour l’Histoire il faut des actes et non des hypothèses et suppositions

      https://www.acadienouvelle.com/mon-opinion/2017/12/03/dou-venaient-pionniers-de-lacadie/

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  15. L’objet de ce blog ce sont « Les origines nobles de la famille de Samuel de Champlain » auxquels je souscrit.

    Pour moi, comme le dit Eric Thierry, il n’y a pas d’acte de baptême filiatif Champlain retrouvé à La Rochelle, (ex-magasinier en pièces détachées automobile et historien ce n’est pas le même métier, ni la même formation..).

    Donc je poursuit dans l’ascendance de l’ancêtre de mes nombreux petits enfants, à savoir Jeanne Barret dame du Châtelet (Souvigné sur Sarthe) je trouve une Jeanne du Chastelet: épouse de Séguin de Meslay. J’ai visité récemment leur château de Verdelles à Poillé sur Vègre en Mayenne.

    https://gw.geneanet.org/odyss1?lang=fr&pz=a.&nz=germe&ocz=7&p=jeanne&n=du+chastelet

    Les ascendants de Jean de La Saugère sont sieurs ou seigneurs du Châtelet (Souvigné sur Sarthe) sur plusieurs générations.

    Précisions de géographie Loudun n’a jamais fait partie de l’ancienne province du Maine (Mayenne, Sarthe).

    .

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    1. MC Chaillou dit :

      En terme de précision vous ne portez pas le nom Clerté

      et personne d’autre n’a parlé d’un « canulard » pour la découverte de cet acte de baptême à la Rochelle !

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