Sur les traces de Samuel de Champlain à Paris – Troisième partie

Le 15 novembre 1613, lors d’un acte de constitution de la Compagnie du Canada, ou de Condé,  Samuel de Champlain demeure à Paris. Le contrat stipule :

«Lesquelz esdits noms soubz l’autorité de Monseigneur le prince de Condé, lieutenant général de Sa Majesté en la Nouvelle-France, dont le Sieur Samuel de Champlain, capitaine ordinaire pour le Roy en la marine, pour ce present, demourant en ceste ville de Paris en la maison du Miroir, rue et paroisse Sainct-Germain-de-l’Auxerrrois…» (Le Blant, Beaudry : 1967 : 310)

Le 21 novembre 1613, Champlain cède à Pierre Dugua de Mons ses droits dans la Compagnie du Canada. Il habitait  en la «maison du Mirouer» (Le Blant et Beaudry, 1967 : 322).

Mais quelle est cette maison du Miroir?

Le 20 novembre 1600, Nicolas Boullé fait l’acquisition de la moitié de la maison du Miroir appartenant à son beau-frère Simon Alix, receveur des Tailles à Amiens, demeurant à Paris (Le Blant, 1972 : 826).

En 1611,

«Nicolas Boullé hypothéqua une maison et un jardin d’environ deux arpents dont il était propriétaire à Saint-Marcel, ainsi que sa maison du Miroir, où il continuait d’habiter, comprenant deux corps de logis, l’un plus grand que l’autre, cour, puits, tenant comme nous le connaissons et par devant sur une cour avec issue donnant sur la rue Saint-Germain l’Auxerrois». (Le Blant, 1963 : 57)

C’est également lors de la succession des biens familiaux d’Hélène Boullé que l’on apprend que cette maison était celle de son père Nicolas Boullé. Robert Le Blant explique :

«… la maison du Miroir, située rue Saint-Germain l’Auxerrois où elle s’était mariée et les deux quarts lui appartenant d’une maison, place du Chevalier-du-Guêt, provenant, l’un de son père et l’autre de sa mère, mais paraissant avoir fait partie du patrimoine de la famille Alix.» (Le Blant, 1964 : 437)

 

Place du Chevalier-du-Guêt

On peut situer la maison du Miroir dans le quartier Saint-Germain l’Auxerrois.

planChevalierDuGuet

Le 20 janvier 1618, Nicolas Boullé ainsi que son beau-frère, Simon Alix louèrent à Grégoire Bethune, violon de la chambre du roi, une maison place chevalier-du-Guet (Le Blant, 1963 : 57 )

 

planChevalierDuGuet3

On voit ici, la maison, place du Chevalier-du-Guet. Plan de Turgot (1690-1751).
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531364413/f44.item

 

maisonDuMiroir3.jpg

 

Pierre Dubeau
22 novembre 2018

 

Bibliographie

LE BLANT, Robert. 1963. La famille Boullé 1586-1639. Revue d’histoire de l’Amérique française, 17(1), 55-69
En ligne : https://doi.org/10.7202/302253ar

LE BLANT, Robert. 1964. Le triste veuvage d’Hélène Boullé, Revue d’histoire de l’Amérique française, 18(3), décembre 1964, 425-437
En ligne : https://doi.org/10.7202/302392ar

LE BLANT, Robert et René Baudry. 1967. Nouveaux documents sur Champlain et son époque, vol. 1, (1560-1622), Ottawa, Publication des archives publiques du Canada no. 15, 492 p.

Le BLANT, Robert. 1972. L’évolution sociale d’un huissier : Nicolas Boullé (fin XVe – début XVIe siècle, in Ministère de l’Éducation, Bulletin philologique et historique jusqu’à 1610 du Comité des travaux historiques et Scientifiques année 1969. Paris, Imprimerie nationale, pp 819-836
En ligne : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62438259?rk=21459;2

 

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