Charles Leber du Carlo et Samuel de Champlain

photo en couverture:

Domaine Le Carlot, près de Saint-Agnant, ville située à 13 km au nord-est de Brouage. Lieu de la résidence d’origine de la famille de Charles Leber du Carlo.

Introduction

Le présent texte s’intéresse à Charles Leber, Sieur du Carlo.  Son nom est fréquemment mentionné dans la documentation relative à Champlain en lien avec sa formation comme cartographe. Ce proche de Champlain est un personnage méconnu. Cet homme lui a-t-il vraiment enseigné la cartographie? Qui est cet homme qui œuvre à Brouage. Quelle est sa situation familiale? Quant à Champlain, qui lui a fait sa formation? Quels étaient ses maîtres. On présentera certaines cartes de Du Carlo, qui l’ont rendu célèbre. Pourquoi Champlain lui vend-il sa maison natale héritée de sa mère? Et que penser du don de son autre maison à La Jarne, près de La Rochelle, héritée de son oncle Guillaume Allène en 1601 (annexe B).

L’école de cartographie de Champlain

Champlain n’a pas étudié la cartographie ni avec Charles Leber du Carlo, père ou son fils.  Le père n’apparaît à Brouage qu’en 1617. Quant au fils, il est présent à Brouage qu’en 1620 (Thierry, 2013 14). En 1617, Champlain est déjà formé depuis longtemps, soit depuis 1598. De plus, l’historiographie a souvent confondu le père et le fils. L’historien Jules Sottas a étudié les états militaires de Brouage de 1620. Il y a bien deux Leber du Carlo, le père et fort probablement son fils. Le père agit alors comme aide-major et le second comme commissaire d’artillerie. (Sottas: 1914: note 33, p. 172-173)

En 2004, Nathalie Fiquet mentionnait que Charles du Carlo, père, est le concepteur de la carte de 1627 en vue d’actualiser l’enceinte de Brouage.  Hackett-Fischer en 2008 accrédite également cette thèse.  De fait, c’est bien son fils. Nicole Fiquet émet également l’hypothèse que Champlain aurait étudié à une académie dirigée par Thomas Platter. Cela semble peu probable car cette académie est fondée par l’écuyer Salomon de la Broue après 1594. À cette date, Champlain est déjà enrôlé dans l’armée royale de Bretagne par François d’Espinay, Sieur de Saint-Luc, gouverneur de Brouage.

Quant à Heidenreich, il émet l’hypothèse que Du Carlo ait connu Guillaume Allène ce qui expliquerait le don à Du Carlo, de la maison de Champlain de La Jarne, héritée de son oncle. Cela est peu probable car Guillaume Allène meurt en 1601 et Leber du Carlo, père fait son apparition à Brouage en 1617. Il conclut qu’il est peu probable que Leber du Carlo, fils fût le professeur de cartographie de Champlain. Il aurait eu selon lui le même professeur sans mentionner ses sources. (Heidenreich, 2010 :9-10)

De fait, Champlain a appris la cartographie dans le Service des Logis de l’armée royale de Bretagne. De passage à Paimpol il a rencontré le cartographe anglais Ralph Treswell. Les deux hommes se connaissaient sans doute. (Thierry, 2013: 16)

Source: https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/12skb0/plan_of_corfe_castle_dorset_dated_1586_by_ralph/

La cartographie de Charles Leber du Carlo

Ce plan est un projet de Charles Leber du Carlo, pour actualiser l’enceinte de Brouage, réalisée par Robert de Chinon.  Du Carlo est sergent major à Brouage et « ingénieur et géographe du roy » lui aurait enseigné. (Fiquet: 2004: 37).

Source du plan : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8491305z.r=Brouage.langFR?fbclid=IwAR0cmsHJEybBAdp5_01QQqdXZrdbX1FTv4FLQ38h9vVUfBlUsD0OBKRkzbQ

Plan de Breuage avecq le dessing de ce qui c’y peut faire / par Ducarle, ingénieur et géographe ordinere du Roy, par Du Carlo (15..-16.. ; ingénieur). Cartographe Éditeur [s.n.], 1627.

En ligne: 
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b5970240s/f1.item »>https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b5970240s/f1.item

Plan de la ville et des environs de La Rochelle (détail), ensemble des forts, redoutes et lignes de communication, digue et palissades que le Roy y a fait faire pour l’environner : [estampe], Graveur: Tavernier, Melchior (1594-1665). Du Carlo (15..-16.. ; ingénieur). Dessinateur du modèle, Paris, chez Melchior Tavernier, 1628.

En ligne:
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531726247


Titre : Carte de l’isle d’Olleron et de la coste de Brouage / par Ducarlo, ingenieur et géographe ordinere du Roy, Auteur : Du Carlo (15..-16.. ; ingénieur). Cartographe, Date d’édition : 1627

En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84906241

Titre : Indice de ce qui est remarcable en ce plan du fort et desseing du retranchement du bourg du Chasteau de l’Isle d’Olleron… / le tout par Ducarlo, ingenieur et geographe ordinere du Roy

En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530327332

Bataille  de Saint-Martin-de-Ré, Île de Ré et La Rochelle, 1625 LE GRAND COMBAT OV MONSIEVR / DE MONTMORANCY ADMIRAL DE FANCE [sic] / continua sa victoire sur les Huguenots Rebelles deuant / sainct Martin de Ré. /…1625 or later

En ligne:
https://militarymaps.rct.uk/other-17th-century-conflicts/battle-of-saint-martin-de-re-ile-doleron-ile-de-re

En 1625 et 1626, Charles Leber, sieur du Carlo a participé à la construction du fort de La Prée, sur l’île de Ré, sous la direction de l’ingénieur général Pierre de Conty, sieur de la Mothe d’Argencourt. (Source, Eric Thierry sur la page Facebook de Samuel de Champlain)

Le fort de La Prée sur l’ile de Ré, est une monument unique construit au XVIIème siècle, sous le règne de Louis XIII, afin d’asseoir le pouvoir royal face aux protestants de La Rochelle.

Source de la photo.

Titre :  Carte hidrographique des costes de Bretaigne, Guienne / et de partie de l’Espagne / par Du Carlo, ingénieur et géographe ordinere du Roy

En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b59010889/f1.item

La famille de Leber du Carlo, ingénieur et géographe du roi.

Charles Leber du Carlo, est le fils de Charles Leber du Carlo. Ce dernier est mentionné en 1592 comme fonctionnaire fiscal pour l’entrée de produits divers dans le port de Brouage. La famille est originaire d’un fief appelé Le Carlot, au nord-est de Saint-Agnant, ville située à 13 km de Brouage. (Voir annexe A). On le surnommait alors le capitaine Carle.  On a peu d’information sur la carrière du père contrairement au fils.

L’historien Jimmy Vigé a bien recensé les minutes des notaires de Brouage. Ainsi, le 12 juillet 1616, Charles Leber du Carlo, fils, assiste au baptême de Madelaine, fille de Charles Leber et de Marie Bellot. Le 17 septembre 1617, c’est la naissance de Louis. Le 24 janvier, 1619, c’est au tour de Catherine d’être baptisée. Fait intéressant, c’est René de Rivery, qui est son parrain.  Rappelons que ce dernier était compagnon de Champlain dans l’armée royale de Bretagne et c’est Rivery qui présenta Aymar de Chaste à Champlain en 1601.

Louis, sur les traces de son père

En 1571, un édit crée l’office héréditaire « de garde, visiteur, délesteur, conservateur du havre de Brouage et chenaux en dépendant » Le 17 novembre 1630 Louis XIII concède cet office à Louis Leber, écuyer, sieur du Carlo, major de Brouage; ses héritiers le possèdent en 1727. (Julien-Labruyère, 2005: 35)

Leber Du Carlo, urbaniste et investisseur

Eliane et Jimmy Vigé, ont écrit sur Brouage: Capitale et sel et patrie de Champlain et ils mentionnaient:

« A l’origine, lorsqu’on avait tracé le plan de la ville, il n’avait pas prévu d’emplacement pour le marché et les vendeurs avaient pris l’habitude d’installer leurs étalages dans la grande rue. En 1619, le gouverneur Saint-Luc trouva que ce déballage n’était pas très commode pour les habitants et surtout pouvait porter préjudice à la sécurité en entravant les mouvements de troupes. On chercha donc un terrain non bâti qui pût servir à l’établissement d’un marché et Charles Leber, sieur Du Carlo, en proposa un. C’est lui qui, à ses frais, fit construire les bâtiments suivant un plan très simple: une petite place centrale entourée de boxes attribués aux différents commerçants, la partie est étant réservée à la boucherie. Bien entendu, Du Carlo percevait des droits pour la location des emplacements… Le plus souvent, les boutiques n’appartenaient aux commerçants: la location des échoppes constitue en effet un appoint pour les propriétaires de maisons… ». (Vigé, 1990: 173-174)


Source: www.histoirepassion.eu citée également par Heidenreich, p. 9

Afin d’échapper aux corporations de bouchers et poissonniers, le roi Louis XIII autorise ses activités de commerce en janvier 1623.

Les remparts de Brouage

En 1627, Richelieu désire refaire les remparts de Brouage. A travers la correspondance on remarque que Du Carlo a la confiance de Richelieu. (Vigé, 2004: 29).  Le 20 mars 1627, celui-ci écrit:  » On ne peut envoyer Argencourt, mais envoyer un plan de tout, les difficultés marquées. On vous résoudra de tout.  Votre capacité, celle de La Fitte, de Charles (Du Carlo) et l’ingénieur que vous avez, sont plus que sufffisants »

Et le 17 mai :  » Je juge, avec vous, qu’il est nécessaire d’achever les dehors de Brouage, et que ce travail se fasse en deux mois, selon Charles le promet ».

Du Carlo avait imaginé ce plan qui n’a pas été retenu, les bastions à orillons sont alors passés de mode

en ligne:
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34682c/f588.image



Source:
France. Ministère de la marine. 1912. Un grand port oublié (Brouage la ville morte racontée par les documents), Revue Maritime publiée par le Ministère de la marine, Tome CXCV, Octobre 1912, Paris, Librairie militaire Chapelot, pp. 576-595

« Après la prise de La Rochelle, le cardinal de Richelieu fit fortifier Brouage à grands frais par l’ingénieur d’Argencourt, afin d’y transporter l’artillerie et les munitions enlevées à toutes les places démantelées de la Saintonge et de l’Aunis. On sculpta partout ses armoiries et il prit le titre de lieutenant général de Brouage (1628). »


Source: Pierre Jean-Claude, Notice sur l’histoire de la citadelle de Brouage, mars 2008.
En ligne:
http://www.histoirepassion.eu/?Notice-sur-l-histoire-de-la-citadelle-de-Brouage



Les plans de Charles Leber Du Carlo de l’ile d’Olléron et de l’ile de Ré, en vue du siège de La Rochelle.

« La Rochelle est soutenue par l’Angleterre en tant que ville protestante, mais aussi pour freiner le développement de la marine française. Georges Villiers, duc de Buckingham (orthographié en français de l’époque « Bouquingan ») quitte le port de Portsmouth (que le cardinal appelle « Porsemus » dans ses Mémoires) avec 110 vaisseaux et 8 000 hommes, et débarque sur l’île de Ré le 12 juillet 1627. Informé, Richelieu réagit immédiatement. Il débute le siège de la ville et fait fortifier les îles de Ré et de Oléron. » (Wikipédia)

C’est dans ce contexte que Charles Leber du Carlo a la confiance de Richelieu. Il dresse deux cartes en vue du siège de La Rochelle.

1- Titre : Carte de l’isle d’Olleron et de la coste de Brouage / par Ducarlo, ingenieur et géographe ordinere du Roy, Auteur : Du Carlo (15..-16.. ; ingénieur). Cartographe, Date d’édition : 1627

2- Plan de la ville et des environs de La Rochelle (détail), ensemble des forts, redoutes et lignes de communication, digue et palissades que le Roy y a fait faire pour l’environner : [estampe], Graveur: Tavernier, Melchior (1594-1665). Du Carlo (15..-16.. ; ingénieur). Dessinateur du modèle, Paris, chez Melchior Tavernier, 1628

Second mariage

Le 21 juin 1629, du Carlo épouse Marie Pena. Elle est la fille du médecin de la régente Marie de Médicis, Lazare Pena.  Du Carlo tout comme Champlain ont leurs entrées à la Cour. On se rappellera que Champlain avait un ami, René-Pierre Chartier, médecin des filles d’Henri IV.   Autre lien intéressant avec Champlain, est celui de François d’Espinay, Sieur de Saint-Luc qui le recrute pour joindre l’armée de Bretagne vers 1593-94. Or Leber du Carlo est écuyer de son fils, Timoléon d’Epinay, seigneur puis marquis de Saint-Luc.  On remarque que Leber du Carlo est maintenant sergent-major, titre qu’avait son père.

Contrat de mariage le 21 juin 1629

En ligne: Archives nationales de France (faire Du Carlo dans la zone de recherche)

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_005815&udId=d_3_76&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true&fullText=Du%20Carlo&optionFullText=ET


Décès de Charles Leber du Carlo

Selon les informations trouvées par Jimmy Vigé dans les registres paroissiaux de Brouage, Du Carlo fils serait né dans les années 1590. Il aurait environ de 15 à 20 ans de moins que Champlain. Du Carlo meurt assez jeune, laissant des enfants en bas âge. Deux actes du notaire Gouin, l’un du 23 mars 1629 où étant commissaire de l’artillerie, il afferme son droit de visite des navires à Brouage, l’autre du 26 Novembre 1629 citant le curateur « des enfants mineurs de feu Charles Leber sieur du Carlo » permettent de situer sa mort entre ces deux dates.          (Delafosse, 1956: 572)

Actes notariés de Champlain en faveur de Charles Leber du Carlo

CHAMPLAIN, écuyer, capitaine pour le Roy en la Marine du Ponant et lieutenant pour Monsieur le duc de Ventadour en la Nouvelle-France est à Paris, dans l’Étude du notaire Germain TRONSON où il fait rédiger deux actes en faveur de Charles Leber du Carlo.

Maison à la Jarne, près de La Rochelle

D’abord le 9 décembre 1625, il s’agit du don de sa propriété de La Jarne près de La Rochelle, qu’il avait reçue de Guillaume Allène par testament le 2 juillet 1601.

Léo Leymarie cite un extrait:

« Pour la bonne et vray amour naturelle que a tousjours portée et porte le dict sieur de Champlain audict sieur du Carlot, et aussy que tel est bon plaisir et volonté d’ainsi le faire, transportant, dessaisissant, voullant, etc. » (Leymarie, 1925: 80-85)


 » Pardevant les notaires et gardenottes du Roy Nostre Sire en son Chastelet de Paris soubsignez fut présent en sa personne Samuel Champlain escuyer Capitaine pour le Roy en la Marine du Ponent et Lieutenant pour Monseigneur le duc de Ventadour en la Nouvelle France demeurant à Paris aux marest du Temple rue de la Marche, parroisse Sainct Nicolas des Champs Lequel de son bon gré et volonté sans contrainte aulcune …. …confesse avoir donnée, ceddé quitté transporté et déllaissé donne cedde quitte transporte et dellaisse du tout de… par donnation irrévocable faicte en … et en la meilleure forme et manière que donnation peut avoir… À Charles Lebert, sieur du Carlot Ingénieur et géographe du Roy et sergent Major en Brouage et y demeurant estant de présent à Paris ansent les notaires soubsignés stipulant et acceptant pour luy Tout et tel droict noms raisons et actions générallement quelconques qui pourront compter et appartenir compte et appartient aud. sieur de Champlain au moyen de la donnation à luy faicte par cy devant Par deffunct Guillaume Hellaine de Nation Marseillois Naturel de de la Cité de Marseille estant lors en la Cité de Cadiz par acte passé aud. Cadiz en espaigne pardevant Marc de Riberra notaire publicq de ladite Cité Le deux.me jour de Juillet mil six cent Ung que led. Sieur de Champlain a dit avoir baillé et mis en mains dudit Sr. du Carlot duquel il sera porteur et fera apparoir auquel led. droit de don, noms raisons et actions led. Sr. de Champlain a mis et subrogé mets et subroge par les présentes led. Sr. du Carlot de tout en son droit et leus noms raisons et actions Pour en jouir faire et disposer par luy ainsy que bon luy semblera et tout ainsy que feroit ou pourroit faire led. Sr de Champlain… … fait et passé à Paris en estude des notaires soubsignez l’An mil six cent Vingt cinq le Lundy neuf.iesme jour de décembre avant midy et ont signé CHAMPLAIN Danergue (?), avec paraphe Tronson, avec paraphe »

Source de la transcription: Mona-André Rainville.

Localisation de la maison de Champlain à La Jarne, près de La Rochelle, héritée de Guillaume Allène. Selon Éric Thierry, la maison aujourd’hui disparue était située à la Jarne, entre le château du Boisnot et celui du Busay.

En ligne :

Maison natale de Champlain

Le 23 mars 1626, Champlain vend la maison natale, héritée de sa mère, dont voici l’archive du greffe du notaire Tronson. Champlain demeurait alors rue de la Marche, dans le Marais du Temple, paroisse Saint-Nicolas-des-Champs.

Source de l’archive: Mona-André Rainville publié sur la page Facebook, Samuel de Champlain.


et Archives nationales de France.

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/pdfUD.action?irId=FRAN_IR_005814&udId=d_3_611

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_005814&udId=d_3_611&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true&formCaller=GENERALISTE&fullText=Samuel%20de%20Champlain

Localisation de la maison natale de Champlain à Brouage. (Thierry, 2018:5)

Extrait de l’acte de vente de Champlain à Charles Leber du Carlo, de la maison natale à Brouage qui est bien vis-à-vis l’église paroissiale.

Conclusion

Charles Leber du Carlo et Champlain sont certainement des intimes. Il y a d’ailleurs beaucoup d’affinités entre eux. D’abord, ils sont des citoyens de la ville de Brouage. Les deux sont formés en cartographie dans l’armée. L’un comme ingénieur et commissaire d’artillerie et le second comme cartographe dans le Services des Logis de l’armée royale de Bretagne. Du Carlo est un proche de Timoléon d’Espinay de Saint-Luc. Quant à Champlain il est recruté dans l’armée vers 1593 par François d’Espinay de Saint-Luc, le père de Timoléon. Ils sont tous les deux d’excellents dessinateurs et cartographes. Tous les deux portent le nom d’une terre, Sieur du Carlo, en référence au domaine Carlot près de Saint-Agnant en Charente maritime. Quant à Champlain, il se dira toujours Sieur de Champlain, une terre de la Mayenne.  Du Carlo a sans doute consulté les cartes de Champlain et s’en est inspiré. C’est finalement Champlain qui aurait enseigné indirectement la cartographie à Du Carlo et non le contraire, d’autant que du Carlo était beaucoup trop jeune. 

En 1623, Champlain est à l’heure des bilans et il n’a toujours pas d’héritier. Toutefois, il a son ami intime, Charles Leber du Carlo qu’il considère comme un fils adoptif et lui porte une affection vraiment particulière. Champlain l’a mis sous sa protection en lui donnant sa maison de la Jarne, héritée de son oncle Guillaume Allène et la vente de sa maison natale.

Annexe A

Fief Le Carlot près de Saint-Agnant, au nord-est de Brouage

En ligne: 
https://www.google.ca/maps/@45.8882009,-0.9329444,188m/data=!3m1!1e3?hl=en »>https://www.google.ca/maps/@45.8882009,-0.9329444,188m/data=!3m1!1e3?hl=en

Carte de Charles Leber du Carlo de 1627 (détail)
Source:

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84906241/f1.item.zoom


Annexe B
Testament de Guillaume Allène

Source:
Achille Joyal, D. 3ème Cycle (Aix) ​retraité de l’enseignement
des langues anciennes (1975) et de l’espagnol (1997) 

https://www.briefdiscourschamplaincom3.com/archives-d-espagne-qui-citent-champlain

Traduction et notes

Don de Guillermo Elena à Samuel de Champlain de la propriété d’un vignoble et d’une certaine somme d’argent déposée à San Sebastian

 (Titre du document officiel conservé en Espagne) A.H.P. (Cadix), na 9, no 1512 (Marcos de Rivera), ff. 256v-259v.

N.B. On respecte la numérotation des feuillets notariés.
Entre crochets : éléments nécessaires pour la clarté de la lecture.

Que tous ceux qui verront la présente sachent comment moi, Guillermo Elena, marseillais[38], étant originaire de la ville de Marseille, me trouvant à présent dans la ville de Cadix, je déclare que j’ai un fort attachement et une grande affection pour Samuel Champlain, français, originaire de Brouage dans la province appelée Saintonge, ici présent, pour les nombreuses et bonnes actions qu’il a faites ainsi en ma faveur durant la maladie que j’ai subie et subis encore depuis de longs jours jusqu’à maintenant, en me soignant, me gardant et pourvoyant à toutes les choses dont j’ai eu besoin et [qu’on sache] aussi l’affection que je lui porte pour avoir été marié[39] à une tante du susdit, sœur de sa mère, et pour d’autres motifs et justes considérations qui m’y incitent, et je le dispense de la preuve des motifs et considérations que j’ai de par ma libre volonté; de la manière la plus légalement valide qu’il me soit possible, j’accorde et reconnais que je fais grâce et donation, et ce aussi validement qu’il est nécessaire, au dit Samuel Champlain, présent, pour lui et pour quiconque il voudra [le donner], d’un bien patrimonial [constitué] de vignes où se trouvent dix-sept sections[40] en mesures de France, avec les maisons, les chais et les terrains à semer, un champ et une charne[41] avec un verger-potager[42], le tout se trouvant dans la propriété susdite qui est à environ une lieue de ville de La Rochelle: elle touche d’un côté au domaine du propriétaire de la Jarne et de l’autre à celui du sieur Debuse.
Cette propriété, /f.257r je le donne au susdit et j’en fais don et de tout cela je lui fais cette donation avec toutes ses entrées et sorties, us et coutumes, droits et servitudes quant à ce domaine hérité, les maisons et les potagers et le reste qu’on a dit qu’il contient et peut lui appartenir en fait et en droit, par usage et coutume, et avec tous impôts qui auraient pu être dus, que devront payer ledit Samuel Champlain lui-même et ceux qui le posséderont à l’avenir; cette donation, je la fais au susdit pour qu’il l’ait et en profite dès le jour de mon décès et par la suite; je l’accorde dès maintenant pour ce moment-là parce que, durant les jours de ma vie, je dois en jouir comme d’un bien qui est à moi [mais] dès le jour où je mourrai, désormais ladite propriété, avec tout le reste de ses dépendances, revient au susdit Samuel Champlain comme il a été dit[43].

Et parce que j’ai droit à une certaine somme d’argent qui se trouve en Biscaye dans la ville de San Sebastián, qui est déposée comme un bien de
Ogier de Chala, un Basque, provenant d’un compte que j’ai eu avec lui au sujet d’un navire[44] de cent cinquante tonneaux que je lui livrai, lequel argent j’ai fait retenir en ladite San Sebastián et au sujet duquel il y a procès[45], l’argent étant en ladite San Sebastián en possession d’une femme à qui je l’ai confié, qui se nommait María Agustín, qui était ma logeuse[46], /f.257v je déclare que de ceci également je fais don au dit Samuel Champlain afin qu’il l’ait pour lui de la même[47] façon, forme et manière dont il doit avoir la propriété susmentionnée, comme il est dit. Et parce que dans un navire qui s’appelait San Julián, du port de cinq cents tonneaux, je possédais[48] le huitième, le reste appartenant au sieur Landricart Endebanes[49] en Bretagne, et que ce navire vint en Espagne avec moi pour capitaine; qu’il fut immobilisé par ordre de Sa Majesté et par ses officiers; il était venu à cette baie avec des soldats du régiment de Blavet qu’il transporta avec la flotte du général Pedro de Zubiaur et qu’on me doit l’affrètement et les revenus de l’usage du navire[50]: pour ceci également je fais ladite donation au dit Samuel Champlain pour qu’il l’obtienne personnellement et en profite dès le jour de mon décès et par la suite comme on a dit. De tout cela je fais don au susdit pour les motifs et raisons dits ci-haut et, parce que telle est ma volonté, je le dispense de les prouver, comme j’ai dit; et puisque que toute donation qu’on fait de plus de 500 unités monétaires n’est pas valable si on n’ajoute pas la clause d’enregistrement avec notification[51], je déclare qu’autant de fois cette donation excède les dites 500 unités /f.258r je lui en fais autant de remises, et on comprend de ma part qu’elles sont faites par jours et périodes de temps partagés chacun suivant le nombre mentionné, au sujet de quoi je renonce à l’application des lois sur les enregistrements avec notifications les quantités où elles se puissent appliquer et les autres clauses dont je peux me prévaloir dans ce cas, qui ne me serviront[52] pas désormais d’ici la fin de mes jours comme il est dit, je me départis du droit, titre et possession que je détiens aux dits biens et aux autres mentionnés et dans ledit droit je donne pouvoir et je livre au dit Samuel Champlain et à partir de maintenant, pour la fin de ma vie je le mets en possession des biens susdits, de la manière la plus complète qui soit nécessaire et aussi valide qu’il convienne. Si nécessaire, je lui octroie un pouvoir complètement irrévocable dès maintenant pour pouvoir prendre et saisir la propriété par la suite, et en signe de cette autorisation [voici] cette écriture, pour qu’il l’aie en guise de titre confirmé de ce qui y est contenu, qu’il aie à la fin de mes jours les biens mentionnés et en use pour lui comme de sa propriété, car dès maintenant je les lui donne à l’avance; je désire et telle est ma volonté que, à la fin de mes jours, ledit Champlain et quiconque /f.258v pourrait agir en son nom puissions[53] demander le compte de ladite propriété aux personnes qui l’ont détenue et l’ont à leur charge, pour établir le compte avec eux, recouvrer et garder en main pour lui tout ce qu’ils auront loué et auront pu louer [i.e. les revenus], ce qu’ont valu et pourraient valoir les produits et les rentes de la propriété, depuis tout le temps qu’ils l’ont possédée et l’ont à leur charge; de même qu’ils puissent recouvrer la somme d’argent déclarée ci-haut que j’ai fait retenir par jugement[54] en la ville de San Sebastián, tout le reste qu’on jugera que me doit ledit Ogier de Chala, et pour cela qu’il puisse reprendre le procès que j’ai laissé aux mains de ladite María Agustín, ma logeuse, et qu’il puisse réclamer tout le reste qui me conviendra [reviendra] en raison de cela; et de même qu’il puisse recouvrer, du Trésor royal du Roi notre seigneur et de quiconque aurait plus grande ou meilleure compétence pour le faire[55] la somme totale de maravédis qu’on estimera qu’on me doit et pourrait devoir pour ledit navire que j’ai mentionné, venu avec des soldats depuis Blavet, et pour ses frais d’affrètement et les frais d’approvisionnement, et aussi pour ce que doivent recevoir les marins et les officiers qui ont servi Sa Majesté: tout ce que j’ai dit plus haut, qu’il puisse recouvrer de qui et comment [il a droit] et de la façon qui conviendra et donner quittances de paiement /f.259r et plaider en cour et faire (    ) et autres démarches requises, car pour cela je le mets à ma place, lui cède et transfère mes droits et mes recours en justice officiels[56] personnels et exécutoires; il est censé le faire à la fin de mes jours, comme il a été dit, parce que jusqu’à maintenant je me réserve d’user des biens susdits comme de ma propriété, et parce que, comme je me trouvais, il y a environ quatre ans[57], au lieu dit Quimpercorant[58] en Bretagne, j’ai dicté mon testament, dans lequel je désignai certains héritiers, je déclare que, quant aux biens dont je fais maintenant cette donation au dit Samuel Champlain, je révoque ledit testament, parce que ma volonté est que cette donation soit valide et prenne effet tel que le veut le texte; et pour tout le reste que contient ledit testament, il est entendu qu’il garde force de loi et validité, pour qu’on en use comme de mon testament[59] et je prends maintenant l’engagement que, y compris à l’article de la mort, je ne révoquerai pas cette donation que je fais en ce moment au dit Samuel Champlain, même s’il venait à dire et alléguer que j’ai des motifs suffisants de pouvoir le révoquer, car même s’il les alléguait[60], je veux que cette donation se réalise et soit suivie d’effet en tout et pour tout /f.259v comme le veut son contenu, pour qu’on la réalise comme j’ai dit. Je lie ma personne et mes biens, acquis et à venir [61], et donne pouvoir aux (   ) pour y être contraint; je veux que cela soit valide comme si c’eût été fait au tribunal et prononcé en sentence comme chose jugée, et je renonce aux appels et autres lois en ma faveur, pour qu’elles ne me servent pas de [62] (…) et à celle [i.e. la loi d’appel] qui déclare qu’une renonciation générale n’est pas valide. En témoignage de quoi je l’accorde ainsi à sa date, en la ville de Cadix, me trouvant en la demeure d’Antonio de Villa, citoyen de cette ville, le 26 juin, année du Seigneur mille six cent un. Furent présents comme témoins : Bartolomé Gariboy et Jacques Alemán, citoyen de Cadix, qui jurèrent en bonne et due forme connaître ledit Guillermo Elena et que c’est bien lui-même qui est mentionné dans cette écriture et qu’il s’appelle ainsi. En plus, furent témoins ledit Antonio de Villa, et Pedro Bautista Asirio, génois, et Francisco Sánchez Ahumada, citoyens et (    ) et j’ai été présent à tout ce qui a été dit. Et ledit Samuel Zamplén a déclaré qu’il accepte la donation et la veut bien en tout et pour tout, telle que présentée et qu’il remercie le susdit pour la bonté qu’il lui fait par celle-ci et qu’il en a requis un témoignage [63].

Les personnes mentionnées l’attestant, les garants d’identité ont juré qu’ils connaissent ledit Samuel Zamplén et les susdits [et] en foi de quoi ont signé au registre. (   ) Bar[tolomé] Gariboy (griffe[64]). Guillermón Elena (griffe). Comme témoins Jacques Alemán (griffe) Champlain (griffe). Cela a été fait en ma présence.
Marcos de Rivera, écrivain public[65]. Pour la réclamation en justice du 1/8 dû à son oncle pour la perte du St-Julian, somme dont il venait d’hériter comme il était stipulé dans le document, Champlain désigna peu après un représentant légal.
                                                      –—

DÉLÉGATION DE POUVOIR
Cadix, 3 juillet 1601

Samuel Champlain, originaire de Brouage (France) accorde ses pouvoirs à Bartolomé Garibo pour qu’il puisse comparaître devant les Conseils de Guerre et des Finances de l’Espagne, en vue de réclamer qu’on lui paye la somme correspondant au huitième de la valeur du navire San Julián, qui jaugeait cinq cents tonneaux.
Protocole de Cadix, pr. 1512 (fait devant Marcos de Rivera), f. 284b


Notes

 [38] Dans la déclaration de Funchal en 1600, il avait dit par erreur natural de Brouage, ce qui était pour lui résident. En 1601, il se dit natural au sens d’originaire.

[39] Il avait épousé en premières noces Guillemette Gousse le 17 novembre 1563 à La Rochelle (Le Blant et Baudry 1967, p. 2-4). Ils avaient eu un fils.

[40] Carties désigne des sections de vignoble. Cf Lexique ci-haut.

[41] D’après K. Janet Ritch, c’est une installation agricole. Elle a traduit par « fenced-in plot » (Heidenreich 2010, p. 179). Nous préférons l’interprétation d’Éric Thierry (2013, p. 34).

[42] huerta désigne un espace cultivé produisant des légumes et des fruits.

[43] Produisant une copie du Legs de Cadix, Champlain la céda le 29 décembre 1625 à Charles Leber Du Carlo, qui en attesta la réception le 19 février 1626.

[44] L’Aventureuse, hourque de 150 tonneaux dont Hellaine a vendu sa part (op. cit. p. 181, n. 10)

[45] Le copropriétaire conteste la propriété du produit de la vente (ibid. p. 174).

[46] Elle est honnête : on ne lègue pas une créance sans l’assurance de sa récupération.

[47] Nous pouvons comprendre propia suerte au sens de « manière personnelle ».

[48] Il parle au passé ; si le navire existait encore, il dirait : nombra, non pas nombraba ; tengo, non pas tenía. Cf. Vigneras 1957, p. 174 : « Le Saint Julian (sic) dut garder un grand nombre de marins français, mais comme le navire fut vendu à La Havane, le rôle de son équipage n’est pas conservé. Nous connaissons cependant les noms de plusieurs matelots du Saint Julian qui, après la vente du navire, commencèrent à servir sur d’autres vaisseaux et revinrent ainsi en Espagne. » (Ce fut le cas du Sansón).

[49] D’après le témoignage de Zubiaur en 1600 au procès de La Hautière contre l’Espagne, Landricart était le vrai propriétaire. La Hautière le lui aurait enlevé durant la guerre (cf. Annexe V).

[50] On attend e retour de la flotte de 1601-1602. Faxardo est censé ramener les sommes dues à des particuliers, ce dont il n’avait pas eu l’autorisation au retour en 1601.

[51] Présentation d’un document officiel devant un juge ou une instance pour le faire valider par l’émission d’une pièce ayant valeur légale (DRAE).

[52] Le subjonctif d’éventualité (valgan) est traduit par un futur.

[53] Hésitation sur le sujet du verbe : il envisage la possibilité de réclamer de concert avec son neveu, s’il vient à se rétablir.

[54] embargar (transcrit envargar) signifie retenir, en vertu d’un arrêt de cour, un bien sujet au verdict d’un juge.

[55] Littéralement : qui convienne le plus ou le mieux.

[56] reales peut signifier réelles ou royales ; officielles inclut les deux.

[57] Donc vers 1597, avant son départ. La Bretagne était sous contrôle espagnol.

[58] Quimper-Corentin. Quiripercorant est une erreur de copie : im est devenu iri. Le nom Quimper-Corentin apparaît dans les archives citées par Le Blant et Baudry, p. 19.

[59] Il confirme le reste du testament mais réitère la validité du legs de Cadix.

[60] Un refus du bénéficiaire peut-il expliquer cette insistance?

[61] Il envisage la possibilité de toucher encore un salaire ou réaliser quelque profit.

[62] Une loi restreignant le don global de ses biens aurait pu servir à l’annulation du legs. Après la révocation d’une partie du testament français, il doit offrir une garantie pour le legs global actuel, qui a tout l’air d’une renonciation générale à ses biens.

[63] Il a demandé une copie certifiée (Heidenreich & Ritch 2010, p. 189, n. 30).

[64] Caractéristiques ou paraphe, selon la compétence de chacun.

[65] Escribano público désigne un greffier autorisé à valider légalement une déclaration. Puisque Marcos Rivera procède à l’enregistrement une semaine après (2 juillet), il agit aussi comme notaire. La dictée a été prise par un escribano moins compétent qu’un homme de loi, dit letrado et, naturellement, aux honoraires moins élevés.


Bibliographie

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Comprend 41 plans de places fortes, dont certains de Charles Leber du Carlo.
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LE BLANT, Robert, La condition sociale de Samuel Champlain. 1963. in Actes du 87e Congrès national des sociétés savantes, Poitiers, 1962. Section d’histoire moderne et contemporaine, Congrès national des sociétés savantes, 1962, Paris, Impr. nationale, 1963, pp. 669-67
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LEYMARIE, A. Léo. 1925. Inédit sur le Fondateur de Québec, Nova Francia, I, 2, p. 80-85

Samuel Champlain – Brouage et La Rochelle. Documents inédits prochainement (courant 1er trimestre 2013) sur l’environnement de Champlain à la Rochelle et Brouage. AGCF Acadie-Québec, ISSN 1267-7957 (personnages : Guillaume et Joseph Allène à Brouage 1572-1584, la famille de Missy, Marguerite Le Roy, Charles Leber du Carlo ingénieur du roi à Brouage, Jacques de Pons de Mirambeau, …)

SOTTAS, Jules, 1914. État militaire de l’Angoumois, Saintonge et Brouage entre les années 1599 et 1623 d’après les registres des trésoriers généraux de la guerre et un inventaire du garde général de l’artillerie de 1611 et 1612, Bulletin de la Société des archives historiques, Revue de la Saintonge et de l’Aunis, XXIV, p. 133-179

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