Pierre de Beringhen, cofondateur de l’Acadie en 1604

Introduction


Champlain effectue son premier voyage en Amérique du Nord en 1603 et assiste à la conclusion d’une alliance débutée en 1600. Son rôle dans ce voyage est de faire un rapport fidèle d’une réunion avec Anadabijou et de deux Montagnais qui avaient rencontré le roi l’année précédente. Ayant exploré la vallée du Saint-Laurent jusqu’aux Grand Sault près d’Hochelaga, on ne peut que s’étonner du choix de l’Acadie comme lieu de colonisation en 1604. Nous allons voir que le choix de l’Acadie s’appuyait aussi sur la recherche de mines d’argent et de cuivre. Après l’expérience malheureuse des faux diamants de Jacques Cartier, on espérait encore trouver de tels gisements. Dans le commerce avec les nations amérindiennes, en échange des fourrures, ces derniers appréciaient grandement les chaudrons de cuivre. Les autres avantages de l’Acadie étaient, pensait-on, le climat plus clément, des terres plus fertiles et une forêt plus diversifiée. Finalement, le site de l’Acadie permettrait aussi le commerce des fourrures via le réseau des rivières menant à Tadoussac et à la vallée du Saint-Laurent. Ce commerce des fourrures était vital pour l’autofinancement des projets au nouveau monde.

Mines de cuivre et d’argent

Les sciences minéralogiques, très négligées en France jusqu’au début de XVIIe siècle, et avec une plus grande impulsion, l’on peut dire que le règne d’Henri IV fut glorieux pour la minéralogie. Henri IV aliéna les mines de la Guienne, du Pays de Labour, du Haut et Bas-Languedoc en faveur de Pierre de Beringhen (Dumas, 1875, xxi).

L’intérêt de l’Acadie résidait dans la présence de gisements de mines de cuivre et d’argent. Cet intérêt était initié par un très proche d’Henri IV, Pierre de Beringhen, protestant, un ami de Pierre Dugua de Mons qu’il fréquentait à la Cour1.

Source: http://aristoskratosindex.blogspot.com/2012/12/pierre-de-beringhen.html

Ils se sont peut-être connus pendant la guerre contre la Ligue, en Normandie2. Agrippa d’Aubigné mentionne les inventions que Pierre de Beringhen met en œuvre lors des campagnes militaires de Henri IV en 1595 contre les Ligueurs (Ruellet, 2016). Beringhen, originaire des Pays-Bas, était le premier valet de la chambre du roi et contrôleur des mines de France (Chemette, 1986: 47). La Maison du roi est un abrégé du royaume au service du souverain. La chambre du roi est confiée à ses valets dont le nombre se fixé à quatre dans les années 1620. Ils vivent au plus près du monarque, qui trouve souvent parmi eux un confident (Richard, 2012: 106). Étonnamment, une fonction particulière incombait à Pierre de Beringhen, comme celui de surveiller les maîtresses royales quand celles-ci se déplaçaient dans la capitale. En 1606, il est mentionné ainsi que Chauvin de Tonnetuit, dans un mémoire de Troilus de Mesgouez, Sieur de la Roche (Le Blant, 1967: 109).

Pierre de Beringhen a amassé une fortune dans la fabrication de chaudron de cuivre. Le chaudron de cuivre, fabriqué dans le nord de la France au pays basques était en forte demande au nouveau monde2.
Les premières manifestations de la culture européenne en Amérique sont des objets de cuivre, pendentifs, boucles d’oreilles, bagues, bracelets, chevillettes. Selon Laurier Turgeon, le chaudron de cuivre était également fortement prisé par les nations autochtones, notamment les micmacs de l’Acadie (Turgeon, 1996). Le cuivre sert aussi d’offrandes aux morts, dans des cérémonies exceptionnelles où le chaudron est déposé près des restes des disparus (Turgeon, 2019).

Entre 1601 et 1603, Champlain séjournait à la Cour, comme géographe du roi Henri IV et il avait accès à la bibliothèque royale où il pouvait consulter l’ensemble des découvertes faites à ce jour. On peut penser qu’il a lu le récit de voyage d’Etienne Bellenger en Acadie3. Il a sans doute consulté la carte de 1581 d’André Thevet, cosmographe du Roy.

Champlain est fréquemment en contact avec Aymar de Chaste qui collabore sans doute à son mémoire de 1603. Dans ce mémoire sur un établissement dans les terres-Neuves, Champlain identifie quatre lieux propices pour établir une colonie (Voir Annexe 1). Il signale cette information touchant la recherche de mines:

« Il y a dans lesdites provinces, plusieurs autres mines d’argent, de cuivre, de fer, d’acier, d’étain, de plomb, de souffre et vif d’argent, d’émeri, de marbres, d’ardoise, d’ocre et de pierres de diverses couleurs… » (Thierry, 2019: 146)

Dans son récit « Des Sauvages » de 1603, il est question d’un dénommé Jean Sarcel de Prevert4, qui mentionne l’existence de mines de cuivre en Acadie suite à son voyage dans cette région. Il aurait eu ces informations probablement du récit des voyages en Acadie de l’explorateur Etienne Bellenger en 1583. Champlain mentionne:

« Le seizième jour d’août, nous partîmes de Tadoussac et, le 18 dudit mois, nous arrivâmes à l’île Percée, où nous trouvâmes le sieur de Prévert, de Saint-Malo, qui venait de la mine où il était allé avec beaucoup de peine, à cause de la crainte que les Sauvages avaient de faire la rencontre de leurs ennemis… » (Thierry, 2019: 208)

La découverte de mines de cuivre par Jean Sarcel est appuyée sur les voyages de Giovanni Verrazano de 1524, à propos de la terre d’Angoulême qu’il a estimée riche en métaux précieux. (Thierry, 2020: 122). Cette exploration vers l’Acadie est également initiée par l’amiral de France et de Bretagne, Charles de Montmorency. Ce dernier encourageait Pierre Dugua de Mons à briguer la succession d’Aymar de Chaste (Thierry, 2020: 124).

La commission accordée le 8 novembre 1603 à Pierre Dugua de Mons, indique bien la recherche de mines d’or, d’argent et de cuivre en Acadie identifiées par Jean Sarcel de Prévert. Une redevance de 10% permettra aux explorateurs de « soulager aux grandes dépenses ».

Source: Lescarbot, Marc. 1609. Histoire de la Nouvelle-France: contenant les navigations découvertes & habitations faites par les François és Indes Occidentales & Nouvelle-France souz l’avoeu & authorité de noz Rois Tres-Chrétiens & les diverses fortunes d’iceux en l’execution de ces choses depuis cent ans jusques à hui : en quoy est comprise l’histoire morale naturele & geographique de ladite province avec les tables & figures d’icelle Paris, Jean Milot, p. 456
En Ligne: https://www.canadiana.ca/view/oocihm.36652/516?r=0&s=1

La commission du 31 octobre 1603, exigeait de peupler et habiter le pays, à condition d’y planter la foi catholique, apostolique et romaine, en permettant de laisser vivre chacun selon sa religion (Thierry, 2019: 679). Dans son récit de 1632, il regrettera la présence de catholiques et de protestants qui ne fait « jamais un grand fruit pour la gloire de Dieu parmi les infidèles que l’on veut convertir. » (Thierry, 2019: 683)

Dans son récit de voyage de 1613, il est mentionné à 17 reprises, la présence de mines le long du littoral entre la baie de Fundy et Cap Cod5.

Le 8 mars 1604 Samuel Georges, assistant de Pierre Dugua de Mons ratifie le contrat du 19 février dernier des associés suivants: Pierre Ribertière, Etienne Goret, François Martin, Luc Sère et Jean Sarcel de Prevert. Le texte de cette ratification mentionne la commission du Roi du 8 novembre 1603:

… des articles accordez par le roy audit sieur de Mons et de la commission à luy octroyée par Sa Majesté pour l’entreprise des voyaiges de la descouverture des mynes de ladite terre de la Candie, traicte de peletries, pescheryes et choses à luy conceddées par lesdicts articles et commission pour dix années consécutifves, aux fin desdictz articles et commission dactées du 8 novembre et du 18 décembre derniers.» (Le Blant, 1967: 87)

Le site de Port aux Mines semble prometteur, Champlain explique:

« Le 20e jour de mai, (1604) nous partîmes du port aux Mines pour chercher un lieu propre à faire une demeure arrêtée, afin de ne perdre point de temps, pour puis après y revenir voir si nous pourrions découvrir la mine de cuivre franc que les gens de Prevert avaient trouvée par le moyen des sauvages. » (Thierry, 2019: 238)

Cet épisode est mentionné en 1630 dans le mémoire de Champlain au roi pour que sa pension lui soit continuée. Champlain mentionne que le minerai de cuivre « … fut apporter au roi, et les mineurs, en le voyant conclurent qu’en faisant les recherches dedans les terres, il pourrait s’en trouver en abondance. » (Thierry, 2019: 632)

En Acadie, deux maîtres mineurs accompagnent Dugua de Mons. Il s’agit de Simon, en 1604, (Thierry, 2019: 689) et un autre, un Croate prénommé Jacques, en 1605. Ces mineurs sont probablement des connaissances de Jean de Chatelet, que Pierre de Beringhen avait invité en France en 1600. Jean de Chatelet et son épouse Martine de Bertereau sont célèbres par leurs nombreux travaux de recherches et d’exploitation de mines dans l’Europe centrale (Chemette, 1986).

Dans son récit de voyage de 1632, il est toujours mention de la recherche de mines quoique moins bien détaillée que son récit de 1613. Champlain est à l’heure des bilans et il est plus discret sur la recherche intensive des mines en Acadie. Champlain exprime cependant quelques précisions. Au passage de l’ile Longue, il dit:

«En ce lieu, il y a une mine d’argent très bonne, selon le rapport d’un mineur appelé maître Simon, qui était avec moi … Nous trouvâmes une mine de fer, que le mineur jugea rendre cinquante pour cent. » (Thierry, 2019: 689)


Un climat plus clément et des terres plus fertiles

L’expérience de Tadoussac a été très pénible et Dugua de Mons envisageait un lieu ayant un climat plus clément, près de 45e degrés de latitude (Annexe 2). Cette latitude permettrait, pensait-on, d’avoir un climat semblable à la région de Bordeaux et de la Saintonge.

Dans son récit de 1632, Champlain explique le choix de l’Acadie par Pierre Dugua de Mons en raison d’un climat plus doux, choix étant davantage le fruit de son imagination:

« … ce peu qu’il avait vu, eût fait perdre la volonté d’aller dans le grand fleuve Saint-Laurent, n’ayant eu en ce voyage qu’un fâcheux pays, lui qui désirait aller plus au midi, pour jouir d’un air plus doux et plus agréable. Et en s’arrêtant pas aux relations que l’on lui en avait faites, il voulait chercher un lieu duquel il ne savait ni l’assiette ni la température que par l’imagination et la raison, qui trouve que, plus vers le midi, il y fait plus chaud… (p. 679) ledit sieur de Mons s’arrêtât en une île, qu’il jugea d’assiette forte, et le terroir d’alentour très bon, la température douce, sur la hauteur du 45e et demi de latitude, comme nommée Sainte-Croix… en attendant si nous aurons meilleur marché des froidures que ceux qui hivernèrent à Tadoussac. » (Thierry, 2019, 681)

Le choix de l’Acadie s’avérait plus accessible et plus propice à l’agriculture. (Vaugeois, 2008a). Au site de Sainte-Croix, « le terroir est des plus beaux, il y a 15 ou 20 arpents de terre défrichée » (Thierry, 2019: 694).
Champlain constate dans son récit de 1603, la diversité de la forêt, il mentionne:

« Tout ce pays est très beau et plat, où il y a de toutes sortes d’arbres que nous avons vues en allant au premier saut de la grande rivière du Canada, fort peu de sapins et cyprès. Voilà de certain ce que j’ai appris ou oui dire audit sieur de Prévert. » (Thierry, 2019: 210)

Le commerce des fourrures

Champlain, dans son récit de voyage de 1613, mentionne le parcours emprunté pour le commerce des fourrures, activité toujours privilégiée (voir annexe 3). Il écrit:

« Les habitants du pays (Acadie) vont par cette rivière (Saint-Jean) jusqu’à Tadoussac, qui est la grande rivière de Saint-Laurent, et ils ne passent que peu de terre pour y parvenir. De la rivière Saint-Jean jusqu’à Tadoussac, il y a 65 lieues. » (Thierry, 2019: 239)


Conclusion

Force est de constater que la recherche de mines d’or, d’argent et de cuivre en Acadie ne s’est pas révélée fructueuse. Cet engouement pour la recherche de métaux précieux s’inscrivait dans le sillage de la recherche de mines d’or en Amérique du sud par les Espagnols et la vaine tentative de trouver des mines de diamant par Jacques Cartier. Il faut souligner que cette aventure acadienne était propulsée par des proches du roi Henri IV, Pierre Dugua de Mons et Pierre de Beringhen. Ce dernier était un entrepreneur audacieux et spéculait énormément sur la découverte de métaux précieux surtout le cuivre, plus recherché que l’or ou l’argent. Il avait fait fortune dans la fabrication de chaudron de cuivre très en demande au nouveau monde. Les entreprises de Beringhen ne sont qu’un produit du patronage du premier Bourbon et non le fruit de sa compétence. Sans Henri IV, Beringhen n’est rien.

Cette tentative de colonisation en Acadie a coûté cher en vies humaines, mais cela constituait une expérience importante pour comprendre le mode de survie dans ces contrés nordiques. Comme le soulignait Greg Kennedy, cette période consistait en un moment fondamental dans la formation de Champlain. Cette expérience acadienne a permis de sceller des alliances et de bien cartographier le littoral nord-américain. L’établissement de Sainte-Croix se rapprochait d’un petit village normand sans trop de protection. Quant à celui de Port-Royal, on resserra les habitations entourées d’une palissade. Ces expériences n’ont pas été vaines et permettront en 1608 de fonder un véritable poste de traite bien défendu sur un lieu plus stratégique.

Notes

1. « Pierre de Beringhen est né à Guenep ou Gennep, dans le duché de Clèves, et était un maître armurier au service du noble français Henri-Robert Aux Épaules, seigneur de Sainte-Marie-du-Mont en Normandie, qui l’a amené de Hollande. Comme il était une personne ingénieuse et connaissait mieux que quiconque l’usage et le commerce des armes, le roi Henri IV de France et de Navarre lui demanda de faire partie du personnel de sa maison, le nommant valet en 1594. Compte tenu de son approche quotidienne avec le monarque, il a eu un rôle important dans ses amours, devenant son confident intime et homme de confiance. Telle était sa position privilégiée que même lorsque les ministres venaient rendre des comptes privés sur les affaires de l’État avec Sa Majesté, Beringhen ne quittait pas la fonction royale. Henry IV l’a surnommé « le gros allemand »

En 1607, Pierre de Beringhen condamne ouvertement les actions du roi, ses dépenses de jeux de hasard, de danses, de fêtes, de chasse, d’amoureux, de constructions, comme si elles allaient nuire à ses intérêts et affecter les cadeaux qu’il attendait du monarque. Les courtisans de l’époque croyaient que plus le roi se montrait généreux à Beringhen, plus sa cupidité grandissait plutôt qu’elle ne se satisfaisait.

En 1609, Henri IV le charge de faire un rapport confidentiel sur tout ce qui a été dit pour ou contre les jésuites.

En 1610, le roi remit à Pierre de Beringhen ses lettres de noblesse ainsi que deux autres valets, lui accordant les fonctions de Gran Baílio et gouverneur d’Étaples, celle de contrôleur général des mines et carrières de France et celle de commissaire ordinaire des guerres. Par la suite, il acquiert les seigneuries d’Armainvillers et de Gretz.

En 1599 ou 1600, Pierre de Beringhen épouse Madeleine Bruneau (ob.1640), fille de Sébastien Bruneau, seigneur de La Martinière, conseiller du roi dans son conseil des finances, secrétaire de la princesse Marie de Clèves, épouse du duc Henry de Bourbon, prince de Condé, et secrétaire des finances du royaume de Navarre, et Nicole Le Bey. »

Source: http://aristoskratosindex.blogspot.com/2012/12/pierre-de-beringhen.html


« Il habite rue de Fromental, paroisse St-Germain-l’Auxerois. Il s’attacha d’abord comme armurier au service de Henri-Robert Aux Epaules sgr de Ste-Marie-du-Mont en Normandie qui l’avait amené de Hollande. Comme il avait plein d’esprit et savait bien se servir des armes, le roy Henri IV se l’attacha comme valet de chambre 1594. Il fut employé dans les intrigues amoureuses. Il était le confident intime du roi qui ne luy cachoit point ses plus intimes affaires. Il ne sortoit pas du Cabinet quand les ministres y venoient conférer secrètement avec sa majesté. Il étoit fait au manège du roy qui l’apelloit « ce gros allemand » 1596. en 1607, il censuroit les actions du Roy, ses dépenses au jeu, bal, festins, chasses, maîtresses, bâtimens, comme si elles se faisoient au préjudice des libéralités qu’il attendoit du Roy dont le redoublement accroit plutôt son avidité qu’il ne la rassacie. En 1609, Henri IV le chargea de lui rapporter tout se qui se disoit pour et contre les jésuites. Il fut comblé d’honneur : anobli en 1610 avec les deux autres valets de chambre, grand bailly et gouverneur d’Etaples, contrôleur général des mines et minières de France, commissaire ordinaire des guerres. Il acquit les seigneuries d’Armainvillers et de Gretz (Croissy-Beaubourg, S et M). »

Source: https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=de+beringhen&oc=0&p=pierre

Voir également cet ouvrage:  La Maison de Salomon : Histoire du patronage scientifique et technique en France et en Angleterre au xviie siècle: https://books.openedition.org/pur/46968

2. courriel d’Éric Thierry.

3. Les voyages d’Étienne Bellenger dans les maritimes: Nouveau document. Voir ce document (Anglais)

4. « Jean Sarcel de Prevert fut probablement l’un de ceux qui renseignèrent Henri IV sur la région acadienne avant que Pierre Dugua de Monts n’obtienne sa première commission. Il prétendait jouir d’un privilège encore valide le 13 mars 1603, date à laquelle un capitaine malouin fut autorisé à se joindre à lui et à François Gravé Du Pont pour les explorations projetées. Prévert visita les côtes acadiennes jusqu’à la rivière Saint-Jean et rapporta à Champlain des échantillons provenant de deux mines. Il semble avoir joué un rôle dans la décision prise par Dugua de Mons de fonder des établissements vers le Sud. » Source Dictionnaire biographique de Canada.

5. Thierry, 2019, p. 231, 232, 237, 238, 239, 243, 244

Bibliographie

CHEMETTE, Alexis, 1986. Martine de Bertereau (1590-1643): Une femme Ingénieur des mines au XVIIe siècle, Mémoire de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Académie des sciences, belles-lettres et art de Lyon. Paris, J.B Baillieres Éditions, p. 47
En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97498769/f48.image

DUMAS, Émilien. 1875-1877. Statistique géologique, minéralogique, métallurgique et paléontologique du département du Gard. Première partie, Paris, Éditions A. Bertrand, p. XXI
En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k930656d/f25.image

KENNEDY, Greg. 2013. Tendances récentes en histoire acadienne: la période coloniale, Les cahiers de la Société historique acadienne, 44,1 et 2, p. 36

LE BLANT, Robert, Beaudry, René. 1967. Nouveaux documents sur Champlain et son époque, vol. 1, Publication des Archives publiques du Canada, no. 15, 492p.

LESCARBOT, Marc. 1609. Histoire de la Nouvelle-France: contenant les navigations découvertes & habitations faites par les François és Indes Occidentales & Nouvelle-France souz l’avoeu & authorité de noz Rois Tres-Chrétiens & les diverses fortunes d’iceux en l’execution de ces choses depuis cent ans jusques à hui : en quoy est comprise l’histoire morale naturele & geographique de ladite province avec les tables & figures d’icelle Paris, Jean Millot, p. 456
En Ligne: https://www.canadiana.ca/view/oocihm.36652/516?r=0&s=1

RICHARD, Vivien. 2012. La chambre du roi au XVIIe et XVIIIe siècles: une institution et ses officiers au service quotidien de la majesté. Bibliothèque de l’École de chartes, 170, 1, pp. 103-130
En ligne: https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_2012_num_170_1_464182R


RUELLET, Aurélien. 2016. Chapitre VI. Du privilège à l’entreprise, la dynamique des associations In : La Maison de Salomon : Histoire du patronage scientifique et technique en France et en Angleterre au xviie siècle , Rennes : Presses universitaires de Rennes.
En ligne:http://books.openedition.org/pur/46968

THIERRY, Éric. 2019. Les œuvres complètes de Champlain, Québec, Septentrion, 1284 p.

THIERRY, Éric. 2020. La France d’Henri IV en Amérique du Nord: De la création de l’Acadie à la fondation de Québec, Paris, Classiques Garnier, 502 p.

TRUGEON, Laurier. 1996. Le chaudron de cuivre en Amérique: parcours historique d’un objet interculturel, Ethnologie française, Nouvelle série. T. 26, 1, Paris, Presses Universitaire de France, pp. 58-73
Résumé en ligne: https://www.jstor.org/stable/40989623?seq=1

TURGEON, Laurier. 2019. Une histoire de la Nouvelle-France: Français et Amérindiens au XVIe siècle, Paris, Belin, 285p.

VAUGEOIS, Denis. 2008a. Champlain et Dupont Gravé en contexte
Texte de la communication présentée par Denis Vaugeois lors du 133e congrès du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) à Québec le 2 juin 2008.
En ligne: https://blogue.septentrion.qc.ca/2008/08/champlain-et-dupont-grave-en-contexte/


Annexes

Annexe 1. Sites possibles pour l’établissement d’une colonie dans les terres-Neuves du mémoire de 1603 de Samuel de Champlain (Thierry, 2019: 154-155 ).

Annexe 2. Le climat comme condition d’établissement en Acadie

L’on croyait bien qu’en allant en Acadie autour du 45ième degré de longitude, on retrouverait un climat semblable à la région de Bordeaux et de la Saintonge en France.

Annexe 3. Chemin de la traite des fourrures de l’Acadie vers Tadoussac

Deux chemins possibles, l’un par la rivière Saint-Jean et l’autre par la rivière Sainte-Croix et un portage vers la rivière Saint-Jean.

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Ann Lefebvre dit :

    Merci. Je vais le lire. Bonne journée

    Envoyé de Yahoo Courriel pour iPad

    J'aime

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