François d’Espinay de Saint-Luc


Introduction

Ce texte s’intéresse à l’enfance de Champlain et au début de sa carrière. Originaire de Brouage, né vers 1580, Champlain effectuait probablement des voyages en mer avec son père et son oncle Guillaume Allène lorsqu’il était enfant vers 1592, il avait alors environ 12 ans. C’est ce qui transpire d’une dédicace de Champlain à Marie de Médicis, dans son récit de voyage de 1613. Lorsque Champlain était enfant, quelle était la situation de Brouage durant les guerres de religion qui ont ravagé la France entre 1559 et 1598? Quelles étaient les sources de ces conflits? Champlain était-il né protestant? Quand a-t-il abjuré le protestantisme? Ayant probablement un physique assez développé pour son âge, il est recruté vers 1592, par le Gouverneur de Brouage, François d’Espinay de Saint-Luc. Mais qui est cet homme proche d’Henri III et d’Henri IV? Vers 1592, Henri IV récupère son royaume et demande à Saint-Luc de soutenir le maréchal d’Aumont pour combattre le duc de Mercœur, meneur de la Ligne catholique en Bretagne. Quelle était la fonction de Champlain dans l’armée? Ce texte répondra à ces questions.

François d’Espinay de Saint-Luc

Né vers l’an 1554, issu de la famille d’Espinay Saint-Luc, ancienne famille normande1, il est élevé à la cour des Valois et devient l’un des favoris, ou mignons d’Henri III. Ce dernier lui témoigne beaucoup d’attachement et de confiance. Dès l’âge de 15 ans, il participe en 1569 aux batailles de Jarnac et de Montcontour et le siège de La Rochelle en 1573. Le 15 juin 1573, Saint-Luc suivra le duc d’Anjou (futur Henri III) lorsqu’il accéda au trône de Pologne et revint en France en juin 1574 (de Courcelle: 24). Il fut alors nommé 1er maître-de-camp des compagnies française et gentilhomme ordinaire de la Cour en 1577. En 1578, à l’âge de 24 ans, il achète de Guy de Lansac, pour 60,000 livres, le gouvernement de Brouage, ce qui lui assure de riches revenus. Fervent catholique, il repousse Henri 1er de Bourbon-Condé lorsque ce dernier assiège Brouage en 1585, reprend l’île d’Oléron en 1586 à Agrippa d’Aubigné, qu’il fait prisonnier. Il prend part à la bataille de Coutras (1587), où il ne sauve sa vie qu’en se rendant à Condé. Lieutenant général de Bretagne sous Henri IV (1592 – 1596), il pacifie le pays. « Lorsque Henri IV fut parvenu au trône, ce monarque n’eut point de serviteur plus dévoué et plus fidèle » (Tisseron, p. 14). Il négocie la reddition de Paris et de Laon avec Brissac en 1594. Il est fait Grand maître de l’artillerie en 1596 suite au décès du maréchal Jean d’Aumont, décédé le 19 août 1595. Il est tué le 8 septembre 1597, d’une arquebusade à la tête, au siège d’Amiens. En 1846, Alexandre Dumas est inspiré par cette période dans son roman intitulé « La dame de Montsoreau », puis repris au cinéma en 19712.

Saint-Luc à la cour d’Henri III

François d’Espinay de Saint-Luc est remarqué par Henri III lors de ses services militaires et comme Gentilhomme de la chambre du roi de Pologne après avoir servi en tant que capitaine d’une compagnie d’infanterie dans le régiment de Piémont à partir de 1571. L’attachement de Henri III semble particulièrement fort dans les années subséquentes. Le roi le surnomme « le petiot » et affirme « vous sçavez que je l’aime » (Le Roux, : 2001: 223-225). Henri III, à son retour de Pologne est inspiré par l’esprit de la Renaissance, il initie une cour qui privilégie l’art, le raffinement, les bonnes manières, l’élégance et les tenues vestimentaires soignées bien visibles chez ses favoris, c’est à dire ses mignons3. Bref, c’est la mode italienne.

Henri III, de santé fragile, a été psychologiquement troublé par un amour excessif de sa mère. Insécure et tiraillé par les tensions politiques, il s’entoure d’hommes sûrs, soudés par l’expérience des combats et qu’il sait dévoués à sa cause, fidèles à leur maître et bons conseillers politiques.

Sa disgrâce

Dans le livre La faveur du roi: mignons et courtisant au temps des derniers Valois, Nicolas le Roux consacre un chapitre intitulé « La pédagogie de la disgrâce », et vingt pages sur l’anatomie de la disgrâce de Saint-Luc. Il est l’un des préférés du roi mais après la mort de certains d’entre eux, il devient viscéralement jaloux de l’avènement de trois nouveaux archimignons Bernard de la Vallette Jean-Louis de Nogaret et Anne de Joyeuse.

Ses comportement des plus étranges et diaboliques afin de jeter le roi dans la dévotion, ses crises de jalousie excessives et le dévoilement de secrets d’État sont les raisons principales de sa disgrâce4. En 1585, la mise sur pied de la ligue menée par le Duc de Nevers, constitue un moyen de se rapprocher des princes qu’il a perdus de vue depuis son départ de la cour. En dépit de son rapprochement stratégique avec la Ligue, Saint-Luc se rallie à Henri IV dès son accès au trône.



Ses descendants

François de l’Espinay aura un fils, Timoléon 5 (1580-1644), qui suivra ses pas comme gouverneur de Brouage et il sera un intime de Samuel de Champlain. Le lieutenant de Timoléon, René Rivery, Sieur de Potonville, est également un ancien compagnon de Champlain dans l’armée en Bretagne entre 1593 et 1598. La seconde église de Brouage sera construite en 1608 sous son administration. Lors du siège de La Rochelle en 1627, il fera la connaissance de Charles Leber du Carlo, impliqué dans la cartographie de la région de La Rochelle pour le compte du cardinal de Richelieu. Du Carlo a beaucoup appris son métier en étudiant les cartes de Samuel de Champlain. En 1636, Timoléon est nommé lieutenant-général et commandant de la ville de Paris. Son fils, François, gouverneur du Périgord 6 épousait en 1643, Anne de Buade, sœur de Louis de Buade, Comte de Frontenac et de Palluau, gouverneur général de la Nouvelle-France.

François d’Espinay de Saint-Luc, gouverneur du Périgord, son petit-fils, beau-frère de Frontenac.

Source de l’image

Les guerres de religion

S’intéresser à François de l’Espinay de Saint-Luc, c’est inévitablement se pencher ce que l’on appelé les guerres de religion. Ce long conflit largement franco-français est marqué par huit guerres entre 1562 et 1598.

Ces guerres sont exacerbées par l’affirmation sur la place publique du protestantisme en France, doctrine propagée par les écrits de Martin Luther en Allemagne et de Jean Calvin en France. Le protestantisme en France constituait un véritable tsunami dans le royaume où dominait jusqu’alors, une confession unique. François Bayrou mentionne que l’avènement d’une autre religion prétendue réformée mettait en cause le pouvoir royal, ce qui provoquera un affrontement à mort de deux légitimités7. Le processus de désacralisation de l’autorité monarchique s’accéléra sous le règne de François II en 1559 (Le Roux, 2009: 35). Pour la noblesse catholique intransigeante, l’affirmation d’une religion autre que celle du roi, constituait une sédition politique et une hérésie religieuse. De fait, la réforme brisait l’unité politique du royaume. Dans un premier temps, les protestants seront perçus comme de mauvais sujets du roi. Bien que représentant seulement 10% de la population, les protestants regroupent une classe importante des nobles, dont des membres de la famille royale protestante descendante des Bourbons. Ces derniers ne peuvent être traités de mauvais sujets du roi étant donné leur ascendance royale. Les principaux membres du parti huguenot sont:

Gaspard de Coligny,
François de Montmorency,
Louis 1er de Bourbon, prince de Condé, frère d’Antoine de Bourbon
Henri 1er de Bourbon, deuxième prince de Condé, fils de Louis 1er de Bourbon
Henri IV roi de France et de Navarre, fils d’Antoine de Bourbon
Jeanne d’Albret, mère d’Henri IV, sa mère Marguerite d’Angoulême était la sœur de François 1er.
François d’Andelot de Coligny.

Du côté catholique, on peut mentionner:

François1er de Lorraine, 2e duc de Guise,
Jacques de Savoie-Nemours
Antoine de Bourbon, le père d’Henri IV,
le cardinal Charles du Guise,
François de l’Espinay de Saint-Luc
Louis de Gonzague, duc de Nevers
Henri de Lorraine, 3e duc de Guise, dit « le Balafré »,
Charles II de Lorraine, duc de Mayenne 

Voir une liste plus complète des forces en présence.

Le rôle dévolu à la régente Catherine de Médicis, aidé du chancelier de France, Michel de l’Hospital, est alors d’essayer à tout prix de réconcilier le royaume par la concorde religieuse en proposant plusieurs édits de tolérance. Sa politique de réconciliation échouera à plusieurs reprises en commençant par le massacre de Vassy, le 1er mars 1562 qui marque le début des guerres de religion. En 1572, elle organisait même un mariage audacieux entre sa fille, Marguerite et le prince Henri de Navarre, protestant, ce qui s’est avéré désastreux et incitera le massacre de la Saint-Barthélemy. Suite au décès du duc de Guise le 23 décembre 1588, Henri III rompt avec la Ligue catholique, alliée des espagnols, et se rapprochera des protestants et de Henri de Navarre. Henri III n’ayant pas d’enfant, on entrevoit de plus en plus le protestant Henri de Navarre comme successeur au trône de France. Les armées d’Henri IV et d’Henri III se joignent alors et montent à Paris combattre la Ligue. Finalement, les excès de la Ligue, son penchant pour un prince étranger, son financement espagnol, sa remise en cause de la monarchie, inciteront plusieurs membres modérés de la Ligue à joindre aux forces royalistes. Après la conversion d’Henri IV, la Ligue cèdera complètement et le roi proposera un édit de tolérance, appelé, l’édit de Nantes. Selon François Bayrou, cet édit est une révolution, car il précise que l’on peut avoir les mêmes droits sans avoir la même religion8. Malheureusement, 80 ans plus tard Louis XIV abolira l’édit de Nantes.


Brouage au temps des guerres de religion

On peut se demander, lors des guerres de religion, quelle était la confession religieuse de Samuel de Champlain? Son prénom suggère que sa famille était certainement d’un milieu protestant. Pendant les guerres de religion, la ville de Brouage est tour à tour prise par les catholiques et les huguenots.

François de la Noue. (Source de l’image)

Au cours de la troisième guerre, et la bataille de Moncontour, François de la Noue9 est nommé par Louis1er, prince de Condé,10 gouverneur de La Rochelle et se fixe à Brouage. Le 3 octobre 1569, les catholiques s’installent à leur tour à Brouage (Vincent, 1912a: 288), mais pas pour longtemps car en 1570 Brouage passe aux protestants. Suite au traité de Saint-Germain-en-Laye du 8 août 1570, Catherine de Médicis accorde aux calvinistes quatre places de sûreté: La Rochelle, Montauban, Cognac, et La Charité (Vincent. 1912a: 293). En 1574 lors du siège de La Rochelle, Brouage devient un fief protestant 11. Le 18 août 1577, le chef militaire de la ligue catholique, Charles de Mayenne prend Brouage, une place forte huguenote (Sottas, 1913: 155). Le commandement de Brouage est alors confié à Guy de Saint-Gelais de Lansac12 dont le père, Louis de Saint-Gelais, était un enfant naturel de François 1er. Les vainqueurs s’emparèrent des stocks de sel, ce qui leur assura un profit estimé à 200,000 écus (Le Roux, 2009 : 218). En décembre 1578, François d’Espinay, sieur de Saint-Luc, suite à un profitable mariage avec la fille de Charles de Cossé, maréchal de France, et de riches dons d’Henri III, il achetera le gouvernement de Brouage. Henri III, le range parmi ses mignons et va jusqu’à lui chercher un hôtel et il le garde près de sa personne (Vincent, 1912b: 33). Saint-Luc est le premier exemple d’un personnage d’origines relativement modestes que le roi emploie à des fins instrumentales dans une région qu’il s’agit de réintégrer politiquement (Le Roux, 2001: 333). La mainmise sur Brouage ne se fera pas facilement, Saint-Luc étant en disgrâce, le roi préférant donner ce fief à Lancôme (Le Roux, 2001: 441). Un peu plus tard, en 1585, Brouage fait face aux protestants et demeure une rivale inquiétante pour La Rochelle et un asile précieux pour les catholiques. Incapable de se rendre maître de Brouage, Condé veut lui porter un coup mortel en ruinant son havre13 (Vincent, 1912b: 40). En 1585, l’Édit de Nemours est promulgué et stipule que les calvinistes ont six mois pour choisir entre l’abjuration ou l’exil. On peut présumer que la famille Champlain n’a pas eu d’autre choix que d’abjurer la foi protestante et devenir de sincères catholiques.


Champlain dans l’armée royale de Bretagne

Suite au décès d’Henri III, le 2 août 1589, Henri de Navarre accède au pouvoir en devenant Henri IV. C’est alors un roi sans royaume puisque plusieurs villes ligueuses lui résistent, Paris, Dieppe, Saint-Malo, Rouen et la Bretagne. Lorsque Henri IV devient roi de France, Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, se met à la tête de la ligue bretonne. Proche des espagnols, il prête serment de fidélité à Philippe II le 20 novembre 1594 et en juin 1595, il s’engage à reconnaître les droits de l’infante Isabelle-Claire-Eugénie sur la couronne de France. L’infante Isabelle est la fille d’Elisabeth de France fille d’Henri II, et de Philippe II d’Espagne. La prétention de l’infante d’Espagne au trône de France au détriment d’Henri IV est restée caduque étant donné la loi salique française.

En 1592, François d’Espinay de Saint-Luc invitait Samuel de Champlain, âgé d’environ 12 ans, à joindre l’armée royale de Bretagne, pour aider le Maréchal d’Aumont 14 (à gauche) à lutter contre le duc de Mercœur 15( à droite) et leurs alliés espagnols.


Le cartographe Ralph Treswell et Samuel de Champlain 1592-1593

On mentionne souvent le nom de Charles Leber du Carlo, qui aurait enseigné la cartographie à Champlain. De fait, Du Carlo est beaucoup plus jeune que Champlain. Il n’est présent à Brouage qu’en 1620 (Thierry, 2013:14). Du Carlo s’est fait remarquer principalement lors du siège de La Rochelle en dressant des plans pour le compte de Richelieu.

Champlain écoute son maître Ralph Treswell.

Champlain a sans doute appris la cartographie dès 1592 auprès de Ralph Treswell lorsqu’ils séjournaient ensemble dans la région de Paimpol pendant l’hiver 1592-1594 (Thierry, 2013: 17).

Carte de la Bretagne dessinée par Ralph Treswell à Paimpol en 1594. Source: Éric Thierry

Le siège de Crozon (1594)

Champlain était assez jeune pour être militaire, mais alors, comment expliquer le recrutement d’enfants à cette époque? André Corvisier souligne comment des jeunes adolescents pouvaient intégrer l’armée:

« Le commencement du service militaire n’est pas déterminé par l’âge mais par la force » (p. 330). Pour les officiers et les volontaires, la conception nobiliaire ou féodale subsiste donc. On constate d’une manière générale que plus élevée est la position dans l’échelle de puissance ou la hiérarchie des titres de deuxième ordre, moins on se montre exigeant sur l’âge… » (Corvisier,1973: 331)

Le duc de Mercœur, occupe la pointe des Espagnols, extrémité nord-est de la presqu’ïle de Roscanvel, branche Nord de la presqu’île de Crozon. Champlain est certainement parmi les assiégeants, puisque la présence du chevalier de Potonville est attestée (Thierry, 2013: 17 ). Le 18 novembre 1594, le maréchal d’Aumont vient à bout du fort espagnol et de ses défenseurs. Les pertes sont considérables, 3000 hommes tombent au combat dont la marin anglais Martin Frobisher.

Le fort El Leon de la Pointe des Espagnols,  par John Norreys en 1594. (Source).

Champlain, aide du Sieur Jean Hady dans le Service des Logis de l’armée royale de Bretagne

Début 1595, Champlain joint le Service des Logis de l’armée royale de Bretagne, et il peut alors mettre en pratique les enseignements appris auprès de Treswell. Éric Thierry explique sa fonction:

« Champlain a probablement commencé, dès le printemps 1593, comme simple fourrier, peut-être sous les ordres d’un maréchal de logis d’une compagnie de cavalerie. Il devait aider à organiser les camps et à trouver des vivres et des fourrages. Il était sans doute un garçon débrouillard, capable de prendre des initiatives » (Thierry, 2013: 15).

Carte du duché de Bretagne, dessiné par Jean Hardy.
Source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8493050c/f1.item

Il assistera le Sieur Hardy pour l’élaboration de la carte du Duché de Bretagne, et ainsi sa carrière comme cartographe et géographe sera solidement lancée.

Relevés de salaire de Samuel de Champlain dans l’armée royale de Bretagne

Aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine à Rennes, on retrouve des relevés de paiements de l’armée royale de Bretagne. Ces relevés proviennent de Gabriel Hus, trésorier des États de Bretagne ( Heidenreich, 2010 : 166). Le plus vieux document qui mentionne le nom de Samuel de Champlain remonte au 15 mars 1595.

15 mars 1595
Transcription: « A Samuel de Champlain ayde du sieur hardy Marechal des logis du l’armée du Roy en cedict pais la somme de neuf escuz pour certain voiaige secret qu’il a faict important le service du Roy par ordonnance dud. sieur Marechal, contresignee dupré en datte du XV me de mars oudit an IIII XX quinze & quictance dudict champlain du XX me desd. mois & an de luy signee et derien et goulhere notaires.
pour ce cy lad. somme de 9 ecuz » ( Heidenreich, 2010 : 166)

Éric Thierry explique ce voyage secret en ces termes: « Confronté au problème de ravitaillement, Amont a alors probablement fait appel à Champlain pour bénéficier de sa connaissance du terrain. Il serait venu avec une carte née de sa collaboration avec Treswell » (Thierry, 2013: 18).

1er mars – 30 avril 1595

« A Samuel de Champlain aultre fourier estant en ladicte armee la somme de soixante six escuz deux tiers pour ses gaiges des mois de mars et avril de ladicte annnee IIII xx quinze par ordonnance dudict feu sieur marechal du douziesme de may oudict an cy rendu avec quictance dudict champlain de luy signee & dattee desdicts jour et an
pour ce cy 66 et 2 tiers escuz » ( Heidenreich, 2010 : 164)

1er mai – 30 novembre 1595

« Audict Champlain la somme de huict vingtz quinze escuz pour ses gaiges de Sept mois de ladicte annee commancez le premier jour de may mil Vc IIII xx quinze et finy le dernier jour de novembre ensuivant audict an à raison de XXV escuz par chacun d’iceulx par ordonnance dudict sieur de sainct Luc des XXVI me Septembre et XXIII me novembre aud. an cy rendu avec la quictance dudict Champlain de luy signee endatte desdicts jour et an
pour ce cy 175 escuz » ( Heidenreich, 2010 : 166)

6 juillet – 11 juillet 1595 Autres paiements suivant les ordonnances de Monseigneur le Maréchal.

« Au sieur de Champlain la somme de trente escuz à luy ordonnez par Monsieur de Saint-Luc sur les III escuz pour feu suivant une lettre missive escritte & adressee par Monsieur le general de la tousche Cornullier et Mr Claude Rouxeau Receveur des fouaiges en l’esvesché de Cournouaille dattee à Quingamp du sixiesme de juillet aud. an IIII quinze qui en auroit faict l’acquict aud. Champlain comme appert par le blanc signé en parchemin endossé pour servir de quictance de ladicte somme de XXX escuz et datte audict Qempercorentin le XI me jour dudict mois de Juillet audict an lequel Rouxeau auroit depuis baillé audict Loppin pour deniers contans les susd. acquictz & paiement des sommes que luy a fournies & dont il faict recepte soubz son nom cy devant ainsi qu’il appert par la certificacion dudict Rouxeau estant au pied de lad. missive dudict sieur de la tousche dattee le huictiesme dud. Mois de Juillet aud. an
pour ce cy lad. somme de 30 escuz deport » ( Heidenreich, 2010 : 168)

« Au sieur de Champlain la somme de trois escuz pour aller trouver Monsieur le Marechal & luy representer quelque chose important le service du Roy laquelle somme luy … suivant la Rescription du sieur de Lobier commisaire et intendant audict Qempercorentin de par ledict seigneur datté du dernier jour de Mars audict an IIII xx quinze par laquelle Il promet d’en fournir l’ordonnance de Mond. seigneur le Marechal & blanc signé sur parchemin dudict Champlain endossé pour servir de quictance de la dicte somme de 3 escuz » ( Heidenreich, 2010 : 170).

28 décembre 1595

« Audict Champlain la somme de vingt-cinq escuz pour ses gaiges du mois de decembre audict an, par ordonnance dudict sieur de Sainct Luc du XXIII e jour de decembre oudict an quictance en datte du XXVIII e jour de janvier IIII XX saize de luis signee
pour ce cy 25 escuz depport » ( Heidenreich, 2010 : 166).


2 avril 1597
Champlain , enseigne d’une compagnie à Quimper

« Quimper: Julien du Pou, sieur de Kermouguer, gouverneur pour le roi, assisté des sieurs capitaines Magence, Lespine, Lavallée, lieutenant du sieur Champleury, Champlain, enseigne du sieur Mileaubourg, tous capitaines, commandants aux compagnies établies en garnison. » ( Heidenreich, 2010 : 170)


Sommaire des paiements à Champlain

périodes salaires

voyage Mars 1595 9 écus
Mars – Avril 1595 33 un tiers écus par mois
1er Mai – 30 Nov. 1595 25 écus par mois
Décembre 1595 25 écus.
6- 11 Juillet voyages à Quimper 30 écus et 3 écus

Selon Éric Thierry, ces gains de Champlain « dépassaient alors très loin le revenu foncier d’un petit noble: Jean Guezille, sieur de la Barre-Chevrie, capitaine d’une compagnie de cinquante hommes de guerre à pied, percevait en 1594 une solde mensuelle de trente-trois écus un tiers, soit cents soixante-deux livres et demie de rente annuelle  » (Thierry, 2013: 18)

Champlain, Capitaine de compagnie à Quimper.

Finalement « Champlain a certainement participé à la défense de Quimper quand La Fontenelle16 a essayé de s’en emparer, à deux reprises, en avril et le 5 mai 1597 » (Thierry, 2013: 19).


Le Traité de Vervins (1598)

En 1598, le traité de Vervins est signé et un article de l’accord précise qu’Henri IV devait fournir des vaisseaux et mariniers pour rapatrier la garnison espagnole de Blavet vers l’Espagne. L’un de ses navires appartient en partie à son oncle, Guillaume Allène, sur lequel Champlain embarquera le 23 août 1598. C’est le début d’une autre aventure.


Conclusion

La rencontre de François de l’Espinay de Saint-Luc et les guerres de religion sont deux évènements fondamentaux dans la vie du jeune Samuel de Champlain. Probablement très bon en dessin, il est recruté par Saint-Luc d’abord comme soldat lors du siège de Crozon et de Quimper entre 1593 et 1594. Un peu avant, il s’était initié à la cartographie avec le cartographe Ralph Treswell. Par la suite, il joint en 1595, le service des logis de l’armée royale de Bretagne. Dans ce service, on dresse des cartes afin de déplacer correctement les troupes sur le terrain. Ces cartes sont de fait, des documents secrets et très confidentiels. Bref, son travail dans le renseignement et l’espionnage débute à cette époque et se poursuivra dans les caraïbes et plus tard en Amérique du Nord.

L’autre élément, ce sont les guerres de religions qui sans doute ont marqué son attitude face à la différence confessionnelle. Vers l’âge de 13 ans, il voyait son roi se convertir enfin au catholicisme et il rédigeait en 1598, un édit de tolérance afin de pacifier son royaume. Cela constituait un modèle pour Champlain qui sera assez ouvert vers d’autres confessions religieuses. Sa famille, sans doute d’origine huguenote s’était convertie vers 1585 suite à l’édit de Nemours. Tout au long de sa carrière, il a toujours travaillé avec les protestants notamment, Pierre Dugua de Mons. C’est ce dernier qui lui suggère de marier Hélène Boullé, la fille d’un autre protestant originaire de Fougères, Nicolas Boullé. Finalement, à son mariage, étaient réunis également des amis protestants de sa famille, vivant à Vitré, et œuvrant dans le commerce de toiles, via Saint-Malo vers le marché espagnol.

Pierre Dubeau, 27 mars 2021

Notes


1. « Son grand-père, Robert possède les charges locales de capitaine et bailli d’Évreux… Son fils, qui est le père de François, bénéficie des relations de son grand-père maternel pour devenir Écuyer du roi… » (Le Roux, 2001: 223)

2. « En 1846, Alexandre Dumas en fait un des protagonistes de son roman La Dame de Monsoreau. L’intrigue commence par son mariage avec Jeanne de Cossé en février 1578 et le premier chapitre est intitulé « Les noces de Saint-Luc ». L’un des descendants de Saint-Luc intentera une poursuite envers Dumas pour avoir déformé l’image de son ancêtre » (Wikipédia). https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63440483/f11.item
et au cinéma
https://www.youtube.com/watch?v=fzjM1FKSgQI&t=148s

 3. « Le terme mignon à l’époque signifie simplement « favoris » (on dit parfois « mignon de couchette » pour désigner un amant) (Plume d’histoire).

4. Selon Nicolas Le Roux, sa disgrâce est également provoquée pour les raisons suivantes: Un subterfuge incroyable en prenant la voix d’un ange pour souffler des paroles effrayantes à travers un trou percé dans la chambre du roi; frappé le valet de chambre du roi, de Halde, avec une griffe de fer rougie au feu; proposer ses services à la reine pour la conception d’un dauphin; il affirme que le roi n’est pas un bon catholique; il aurait dévoilé les secrets du roi à sa femme, Jeanne de Cossé, laquelle les aurait rapportés à la reine; le roi reproche à Saint-Luc d’être trop près de la famille de Guise par son mariage avec Jeanne de Cossé; pour le punir, le roi fait des démarches pour empêcher Saint-Luc de se réfugier à Brouage; Saint-Luc a désobéi au roi en s’enfermant à Brouage. Sa femme lui conseille de vendre au plus vite tout le sel de Brouage, pour que le roi ne puisse s’en emparer; il considère la citadelle de Brouage, comme son bien personnel. (le Roux, 2001: 436-456)

5. Arbre généalogique des François d’Espinay, fils de Timoléon d’Espinay

6. Issu d’une ancienne famille normande, François d’Espinay est le fils de Timoléon d’Espinay Saint-Luc, comte d’Etelan, seigneur châtelain de Gaillefontaine, et d’Henriette de Bassompierre, sa première épouse. Il est le petit-fils de François1er d’Espinay Saint-Luc, grand-maître de l’artillerie, le neveu de François de Bassompierre, maréchal de France. Homme de guerre loyal à la régence, il devient en 1664 lieutenant général du gouvernement de Guyenne. Il est ensuite gouverneur de Montauban. François d’Espinay Saint-Luc est nommé lieutenant général en 1651. À Caudecoste, près d’Agen, Saint-Luc pense surprendre Condé dans ses campements ; mais celui-ci, prévenu, s’en est retiré. Il renvoie des prisonniers à Saint-Luc qui n’ont rien de plus à dire que « Condé est là en personne ». À la première charge de Condé, Saint-Luc se retire aussitôt. Retz commente : « Condé les renversa moins par le choc de ses armes que par le bruit de son nom. » Il devient ensuite gouverneur du Périgord, et chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit. Il est inhumé à Paris, au couvent des Célestins. (Wikipedia)

7. François Bayrou face aux guerre de religion (intégrale) –
Toute l’Histoire https://www.youtube.com/watch?v=NNfs-9NrQjk

8. François Bayrou et le modèle Henri IV. https://www.youtube.com/watch?v=b_Xs-u-leTU

9. « Le 17 mai 1589, François de La Nouë remporte la bataille de Senlis pour le compte d’Henri III. Après l’assassinat de ce dernier, il rejoint Henri IV, et participe aux batailles d’Arques, du 15 septembre 1589 au 29 septembre 1589, et d’Ivry, le 14 mars 1590. En mai 1590 il est à l’attaque des faubourgs du nord de Paris au cours duquel il est de nouveau blessé, puis Henri IV l’envoie en Bretagne assister le prince des Dombes, qui ne parvient pas à prendre la ville de Lamballe. Le 16 juillet 1591, ils investissent enfin la ville, mais François de La Nouë est mortellement blessé à la tête durant l’assaut. Transporté à Moncontour pour y recevoir des soins, il y décède le 4 août 1591. Lorsqu’il apprend sa mort, Henri IV prononce un éloge funèbre en l’honneur du guerrier défunt : « c’était un grand homme de guerre, et encore plus un grand homme de bien : on ne peut assez regretter qu’un petit château ait fait périr un capitaine qui valait mieux que toute une province » (Wikipédia).

10. Pendant la trêve qui suit la paix de Longjumeau de 1568, Louis 1er de Condé se retire à Noyers. Il en fuit le 23 août, menacé par les troupes royales, et rejoint La Rochelle avec Coligny, le 19 septembre. Ils y retrouvent  Jeanne d’Albret et ses Gascons, accompagnée du sieur des Piles, de ses gentilshommes périgourdins, des cavaliers du sénéchal de Poitou Fonteraille, puis plus tard par le baron d’Acier. L’affrontement avec l’armée royale a lieu le 13 mars 1569 à Jarnac. Blessé durant le combat, Condé tente de se rendre lorsqu’il est assassiné d’un coup de pistolet par Jean-François de Montesquiou, capitaine des gardes du duc d’Anjou appelés les manteaux rouges. Promené sur une ânesse, son cadavre est l’objet des quolibets de l’armée catholique avant d’être exposé pendant deux jours sur une table au château de Jarnac. Son corps fut ensuite remis au duc de Longueville qui le fit inhumer à Vendôme. (Wikipédia)

11. L’acte de baptême associé à Champlain, daté de 1574, trouvé dans un temple de La Rochelle ne peut être attribué à Champlain, car Brouage en 1574 est devenu un fief protestant, nul besoin d’aller à La Rochelle, d’autant qu’il y a un pasteur protestant à Brouage, Nicolas Folion, dit La Vallée. 

12. Guy de Saint-Gelais est le fils de Louis de Saint-Gelais, un fils naturel du roi François 1er, conseiller d’État, diplomate et lui-même maire de Bordeaux de 1556 à 1558. Sa mère est Jeanne de La Roche-Andry, première épouse de Louis3. Surnommé le jeune Lansac, pour le distinguer à la cour de son père, il est gentilhomme de la chambre en 1565, sénéchal d’Agenais en 1571-1572, capitaine de Blaye (1570-1581), vice-amiral de Saintonge en 1576. Diplomate, il est chargé de diverses missions à l’étranger : il contribue notamment à l’élection du futur Henri III au trône de Pologne en 1573. Il est chevalier de l’ordre du roi. En mai 1577, il commande la flotte royale qui affronte les navires protestants de Condé dans le pertuis d’Antioche : il doit se retirer, après une vaine tentative pour soumettre l’île de Ré. Il devient gouverneur de Brouage en 1578. (Wikipédia)

13. L’envasement de Brouage a été créé surtout par des phénomènes naturels mais peut-être aussi accéléré par la mise en place par Lansac d’une palissade faite de gros mats et de poutres lors du siège de Brouage de 1577 par le duc de Mayenne. On avait également coulé des navires qui formaient une palissade au plus étroit du havre (Vincent, 1912b: 27). Lors du siège de 1585, « on rassembla tous les navires hors de service qui se trouvaient dans le port de La Rochelle; on les chargea de pierres et de graviers; on les remorqua jusqu’à l’entrée du port de Brouage pour être coulés près du lieu appelé Grand Garçon » (Blédy, 1925; 30)

14. « Pendant les Guerres de la Ligue, le 17 novembre 1594, le maréchal d’Aumont prit d’assaut le « fort de Crozon » (situé en fait à la Pointe des Espagnols dans l’actuelle commune de Roscanvel) ; « presque tous les Espagnols périrent » précise Louis-Guillaume Moreau, qui rajoute : « Le siège de Crozon [en fait du fort de Crozon] fut le plus glorieux et le plus terrible qui eut lieu en Bretagne sous la Ligue ». Article détaillé : Siège du fort Crozon. Ayant mis le siège devant le château de Comper, près de Rennes, il est grièvement blessé par une mousquetade et meurt des suites de ses blessures le 19 août 1595 à l’âge de soixante-treize ans. Il repose dans l’église du couvent des Cordeliers à Châteauroux. Le maréchal d’Aumont aura servi six rois : François 1er, Henri II, François II, Charles IX, Henri III et Henri IV » (Wikipédia).

15. « Mercœur assista aux États généraux de Blois en 1588. Après l’assassinat du duc de Guise et de son frère, le cardinal de Guise en 1588, toute la famille fut mise en état d’arrestation mais, prévenu par sa sœur, la reine Louise, il s’échappa et se réfugia en Bretagne. Le roi le révoqua le 18 avril 1589, le remplaçant par Henri de Bourbon au poste de gouverneur de Bretagne (mais il continuera à s’en prétendre le titulaire légitime jusqu’en avril 1598). Libéré de la menace de la Ligue vaincue partout ailleurs en France, les quelques troupes espagnoles encore présentes en Bretagne ne pesant plus guère, Henri IV marcha en personne contre Mercœur qui dut venir lui faire sa soumission à Angers le 20 mars 1598 en échange des fiançailles de sa fille et héritière Françoise de Mercœur (6 ans) avec César de Bourbon (4 ans), bâtard qu’Henri IV avait eu de Gabrielle d’Estrées. Mercœur renonçait à gouverner la Bretagne, la quittait, mais obtenait la somme exorbitante de 4 293 350 livres et gardait le douaire des Penthièvre avec les villes de Guingamp, Montcontour, Lamballe et l’île de Bréhat. Tout ça passerait à terme en héritage à César. Champion d’un catholicisme de combat, Mercœur se met à la tête de la Ligue de Bretagne à l’avènement au trône de France du protestant Henri de Navarre. Il poursuit sa dissidence en dépit de la conversion  au catholicisme du roi Henri IV en 1593 et songe à rétablir la souveraineté du duché de Bretagne à son profit, sa femme étant l’héritière des Penthièvre.
La Bretagne jusqu’alors en dehors des troubles, rejoint le mouvement en 1589 à l’instigation du gouverneur de Bretagne, le duc de Mercœur.
« Cette guerre compte certaines actions militaires d’intérêt général, mais elle offre surtout une série de petits combats, d’engagements particuliers, d’assauts de ville, de surprises et de pillages dues à des bandes armées plus ou moins régulières qui battent la campagne en tout sens » Du Halgouët.
Elle se caractérise également par une forte intervention de troupes étrangères : espagnoles du côté des ligueurs, anglaises du côté des royaux (Henri IV). Pour sceller cette reddition, Henri IV choisit la capitale bretonne où régnait Mercœur pour signer le fameux édit de Nantes le 13 avril 1598. Entre autres articles, le roi accordait son pardon à Gabriel de Goulaine et aux principaux lieutenants du duc de Mercœur : Quinipilly, Aradon, Saint-Laurent et Carné. L’article 6 du traité de soumission donnait la possibilité aux gens de guerre de rejoindre l’armée royale.
Peu après, le 2 mai 1598, Henri IV et Philippe II signaient la paix de Vervins et la plupart des dernières troupes espagnoles rembarquèrent. » (Wikipédia)

16. Guy Éder de la Fontenelle, né Guy Éder de Beaumanoir de La Haye en 1572 ou 1573 et mort le 27 septembre 1602 à Paris est un chef de guerre combattant du côté des Ligueurs pendant les guerres de la Ligue et un brigand célèbre dans la Bretagne de la fin du XVIe siècle, surnommé « Le Loup » (Ar Bleiz en breton). (Wikipédia).

Bibliographie

BLÉDY, Lucien. 1925. Brouage: ville forte du XVIe et du XVIIe siècle: Marie Mancini à Brouage, La Rochelle, F. Pijollet, Préface de Madame Marcelle Tinayre, p. 19-30
En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65599332/f31

CORVISIER, André. 1973. La société militaire et l’enfant, Annales de Démographie Historique, pp. 327-343
En ligne:  http://www.persee.fr/doc/adh_0066-2062_1973_num_1973_1_1201

DE COUCELLES, Jean-Baptiste Pierre Julien. 1830. Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France: Grand dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du Royaume. Tome 11, Paris, Arthus-Bertrand, p. 23-28
En ligne: https://books.google.ca/books?id=zZtfAAAAcAAJ&pg=RA7-PA23

LE BLANT, Robert, Beaudry, René. 1967. Nouveaux documents sur Champlain et son époque, vol. 1, Publication des Archives publiques du Canada, no. 15, 492p.

LEROUX, Nicolas. 2001. La faveur du roi: mignons et courtisans au temps des derniers Valois, Éditions Seyssel, 748 p.

LEROUX, Nicolas. 2009. Les guerres de religion 1559-1629, Paris, Belin, 607 p.

LUSSON, N. 1920. Au pays de Champlain: Brouage, in Société de géographie (Rochefort, Charente-Maritime), Bulletin de la Société de géographie de Rochefort, tome 39, pp. 205-218
En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61148563/f205.item

PLUME D’HISTOIRE. Les mignons d’Henri III, bras armés du Roi.
En ligne: https://plume-dhistoire.fr/les-mignons-henri-iii-bras-armes-du-roi/

SOTTAS, Jules. 1913. Les débuts de François d’Espinay de Saint-Luc dans le gouvernement de Brouage (1579-1582), in Bulletin de la Société des archives historiques: Revue de la Saintonge et de l’Aunis, XXXIII, Saintes, libraire J. Prévost Ed., p. 155-176
En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k209534z/f171.image

THIERRY, Éric. 2013. Espion en Amérique, Québec, Septentrion, 220p.

TISSERON, Louis. 1850. Notice historique et biographique sur la maison d’Espinay Saint-Luc. Paris, Madame de Lacombe, 40p.
En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5526294c/f14.item

VINCENT, J.B. 1912a. Un grand port français oublié: (Brouage, la ville morte, racontée par les documents). Revue Maritime, publiée par le Ministère de la Marine. Paris, Librairie militaire Chapelot, Juillet 1912, vol. 194, p.273-297
En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k346811/f270.item

VINCENT, J.B. 1912b. Un grand port français oublié: (Brouage, la ville morte, racontée par les documents). Revue Maritime, publiée par le Ministère de la Marine. Paris, Librairie militaire Chapelot, octobre 1912, vol. 195, p. 25-41 et 293-309
En ligne: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34682c/f25.item

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