Livre numérique : Samuel de Champlain méconnu.

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Document de 406 pages, 443 notes, 159 illustrations, bibliographie de 44 pages et 400 entrées d’index.
ISBN: 978-2-9820920-0-6 (relié)
Dépôt légal 3e trimestre 2022.

                                    

Extraits du livre

Origines de la famille de Champlain

Antoine de Champlain fût obligé d’exercer un métier pour survivre. Ainsi il adhéra à la communauté des marchands de Vitré et il aurait agi comme pilote de navire dans le commerce des toiles vitréennes vers l’Andalousie19.   Ces toiles faites de fibres de chanvre servaient à la fabrication de voiles de navires ainsi que des cordages. C’est sans doute lors d’une escale à Brouage qu’Antoine de Champlain rencontra Marguerite Leroy pour ensuite l’épouser.

Les registres de la Confrérie des marchands d’Outre-Mer de Vitré nous apprennent qu’au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, certains de ces marchands s’étaient installés à San-Lucar de Barrameda, à Puerto Santa-Maria, et à Cadix20.

Il y plusieurs habitants de Vitré qui font en Espagne un négoce assez considérable & qui même y tiennent maison; ce négoce s’y fait sans avoir de magasins, & sans que les marchandises passent par leurs mains; mais ils en font faire les achats par des Commissionnaires qui les envoyent directement à Saint-Malo, pour les embarquer sur les vaisseaux qui chargent pour l’Espagne21.

L’auteur Gwénolé Le Goué-Sinquin explique bien le rôle de Saint-Malo dans le commerce des toiles vitréennes :

Bien placé sur les routes maritimes entre nord, ouest et sud de l’Europe, Saint-Malo est avec Nantes un complexe portuaire des plus proches, des plus polyvalents, avec lequel les Vitréens entretiennent des relations déjà anciennes…Les Malouins sont essentiellement des intermédiaires dans le domaine du transport pour les Vitréens qui, prompts à financer des projets ambitieux pour trouver de nouveaux débouchés22.

François Gravé

La république de Saint-Malo et Henri IV

En 1589, lors de l’accession au trône d’Henri IV, la ville de Saint-Malo refuse de prendre parti pour la ligue tout en refusant de voir un protestant, Henri de Navarre, s’asseoir sur le trône de France. Entre 1590 et 1594, Saint-Malo est une véritable république indépendante18. Le cousin de François Dupont-Gravé, Thomas Gravé19 est impliqué en 1594, en vue de discuter du retour de la ville de Saint-Malo sous l’autorité du roi Henri IV.

 Il existe une lettre du 3 juillet 1594, du Maréchal d’Aumont à Henri IV, le priant d’envoyer un homme de confiance à Saint-Malo pour raffermir les bonnes dispositions de Thomas Gravé et des Malouins :

Mays sy reconnoit-on que la plus grande et sayne partye inclinent à la reconnoissance de Votre Majesté, mesme par le moyen d’un homme de creance et fort vostre serviteur, Sire, qui y est nommé le sieur Thomas Gravé, en quoy j’ay pris toute la peyne qu’il m’a esté possible de le confirmer et à le pousser à vous y faire un bon service, en sorte qu’il m’a escrit la lettre que je vous envoye20


Le Président Pierre Jeannin

La rencontre de Samuel de Champlain et de Pierre Jeannin

De retour en France en 1610, Pierre Jeannin continuera à être l’un des principaux conseillers de l’État en tant que contrôleur des Finances. Il fait partie du cercle américain de la cour avec Nicolas Brûlart marquis de Sillery et de Charles II de Cossé-Brissac. « Ces trois hommes de confiance étaient membres du Conseil restreint du roi 26 ». Ils partageaient le rêve de Champlain et soutenaient son projet pour la Nouvelle-France.

Champlain est de retour en France le 10 septembre 1611 et les nouvelles sont mauvaises. Les associés rouennais de Pierre Dugua de Mons décident de ne plus soutenir l’entreprise de Québec à la suite de la perte de son monopole le 6 octobre 1609 et de la vente de l’habitation de Québec27. Dans son récit de 1619, Champlain explique la situation en 1612 :

Dès lors, j’en dressai des mémoires que je montrai à Monsieur le président Jeannin, lequel (comme il est désireux de voir fructifier les bonnes entreprises) loua mon dessein et m’encouragea à la poursuite de celui-ci. Et m’assurant que ceux qui aiment à pêcher en eau trouble trouveraient ce règlement fâcheux et rechercheraient les moyens de l’empêcher, il me sembla à propos de me jeter entre les bras de quelque Grand, dont l’autorité peut servir contre leur envie. Or connaissant monseigneur le comte de Soissons, prince pieux et affectionné en toutes saintes entreprises, par l’entremise du sieur de Beaulieu. Lorsqu’il fut instruit de toute les particularités de la chose et eu vu la carte du pays que j’avais faite, il me promit, sous le bon plaisir de roi d’en prendre la protection28.