La carte manuscrite de 1607 de Samuel de Champlain : Son parcours, ses propriétaires.

Introduction

Depuis 1602, Champlain, pensionné à la Cour d’Henri IV a accès à la bibliothèque royale. Le roi lui demande de préparer un plan afin de permettre une implantation en Amérique du Nord. Champlain est au courant des récits de Richard Hakluyt[1], éditeur des récits de voyage de Jacques Cartier. Champlain identifie quatre lieux d’établissement possibles, l’un de ces lieux étant la Baie Française[2] en Acadie. Formé en cartographie dans l’armée royale de Bretagne[3], Champlain a pour mission lors de son voyage en Acadie, de vérifier ces informations et de dresser une carte du littoral de l’Amérique du Nord-Est, du cap Cod au Cap-Breton. C’est la carte de 1607 qui fait l’objet de ce texte et elle a  suivi un parcours nébuleux et certainement singulier.

Carte de 1607 :
Descripsion des costs, pts., rades, illes de la Nouuele France faict selon son vray méridien : avec la déclinaison de la ment de plussieurs endrois selon que le sieur de Castes le franc le démontre en son liure de la mécométrie de l’emnt.

Le « sieur de Castes le franc » est Guillaume de Nautonier, sieur de Castelfranc en Languedoc. Son ouvrage majeur, Mécométrie de l’eymant, c’est-à-dire, la manière de mesurer les longitudes, par le moyen de l’eymant, édité en plusieurs langues[4]. Selon Conrard Heidenreich, cité par David Hackett Fischer, Champlain s’est inspiré des travaux de Nautonier, non pour calculer les longitudes, mais pour orienter sa carte vers le vrai nord[5].

Selon Heidenreich, « cette carte a été complétée en 1606 mais des ajouts y ont été faits en 1607, ce qui expliquerait pourquoi la date en a été modifiée[6] ».

Sur cette carte de 1607, on remarque une rare écriture manuscrite de Samuel de Champlain. C’est en comparant cette écriture que l’historien Éric Thierry a été capable de l’associer à Champlain, auteur du manuscrit de 1603 découvert à la Bibliothèque nationale de France intitulé : Mémoire sur un établissement dans les Terres-Neuves[7].

Écriture de Champlain de son mémoire sur un établissement dans les Terres-Neuves 1602-1603.

Carte de 1609 de Marc Lescarbot.

Selon l’historien Éric Thierry, Lescarbot a copié la carte de Champlain de 1607 probablement lors de leur séjour commun à Port-Royal. On peut remarquer la similitude du compas enrubanné. Marc Lescarbot a aussi copié la carte du Port-Royal dessinée par Champlain.

Propriétaires de la carte

Bien que Lescarbot soit un contemporain de Champlain, Éric Thierry indique que rien n’atteste que Lescarbot ait été propriétaire de la carte de Champlain de 1607[8].

Henry Harrisse émettait en 1885 cette hypothèse en ces termes :

Ajoutons que cet atlas a dû appartenir à l’un des premiers colons du Canada, car, sur deux cartes gravées provenant de l’Histoire de la Nouvelle-France de Lescarbot, on trouve indiqués à l’encre les emplacements des habitations de Razilly, de la Tour, celui de Pantagouet ainsi que des détails qui ont été vus évidement : Bois de haute fustaye, prairies, jardins et vergers près de la R. du Dauphin et plus bas : froments et seigles, etc.[9].

De fait, Champlain a remis la carte à Pierre Dugua de Mons lors de son passage à Paris, rue de Beaurepaire à l’automne 1607. Dans son récit de 1613, Champlain nous dit ceci :

Étant de retour en France après avoir séjourné trois ans au pays de la Nouvelle-France, j’allai trouver le sieur de Mons, auquel je récitai les choses les plus singulières que j’y eusse vues depuis mon départ, et lui donnai la carte et plan des côtes et ports les plus remarquables qui y soient[10].

On ne connaît donc pas le parcours de cette carte entre 1607 et la fin du 19e siècle. La carte de Champlain est peut-être restée longtemps dans les archives du château d’Ardennes[11] à Fléac-sur-Seugne, où Dugua de Mons a vécu à la fin de sa vie. Se peut-il que ce plan fît partie de l’inventaire après décès de Jean de Saint-Gelais, le propriétaire du château en 1652[12]?  À la fin du 19e siècle, le château[13] appartenait à Théodore Pandin de Lussaudière. Son fils Jules était archiviste du département de la Charente-Maritime. Il est blessé mortellement au Bois-le-Prêtre, le 28 mai 1915, et transporté en l’ambulance à Dieulouard, où il meurt[14].

En 1885, Gabriel Marcel publiait :  La cartographie de la Nouvelle-France : Supplément à l’ouvrage de H. Harrisse. Gabriel Marcel mentionne que cette carte de Champlain de 1607 lui avait été donnée en 1883 par un abbé qui l’avait achetée à Nantes[15]. Il la possédait toujours en 1909 dans sa collection personnelle, selon l’archiviste canadien J. Edmond Roy[16]. Son biographe Henri Cordier mentionne qu’en tant que bibliothécaire « il mettait sa science inépuisable au service des nombreux savants français et étrangers qui venaient le consulter à la Bibliothèque nationale[17] ».

Dans l’introduction de son ouvrage[18] sur la cartographie de la Nouvelle-France, Gabriel Marcel n’est pas tendre envers Harrisse.  Il faut dire que ce dernier avait la réputation d’avoir un caractère exécrable. Gabriel Marcel a d’abord de très bons mots envers Harrisse et reconnaît la compétence de cet éminent bibliographe franco-américain. Mais il remarque que ce dernier a examiné superficiellement les inventaires cartographiques[19]. À ses cent soixante-seize références, Gabriel Marcel en ajoute une centaine de nouvelles. À mots couverts, il accuse Harrisse de travail bâclé:

Nous savions par expérience avec quel soin il faut comparer deux exemplaires d’un ouvrage pour y découvrir ces différences insensibles aux profanes qui constitue une nouvelle édition… Ainsi cette besogne ne peut-elle être confiée au premier venu…[20].

Gabriel Marcel fait également des remarques sur le caractère difficile de Henry Harrisse. Sachant que ce dernier effectuait des recherches lors du siège de Paris en 1870[21], un employé des archives soulignait et je cite : « Ah, c’est vous … qui vous permettiez de pénétrer dans le Dépôt des fortifications des colonies sans autorisation…Vous profitez de ce que l’ennemi est sous nos murs pour venir piller nos archives[22] ». Henri Cordier fait remarquer :

L’érudition de Harrrise était médiocre, et il ignorait le latin et l’allemand; il avait l’art de faire travailler les autres et de tirer de ses collaborateurs plus ou moins volontaires les renseignements dont il avait besoin… qu’il n’avait réussi à garder aucune amitié autour de lui… qu’il s’était brouillé avec tous les savants avec lesquels il s’était trouvé en relations, ainsi n’a-t-il été regretté par personne[23].

En dispute avec le général commandant le dépôt des Archives qui le menaçait « de le faire fusiller et de l’envoyer de ensuite à la Place avec les dessins par lui copiés la veille », Harrisse lui répond avec son flegme d’américain : « lui fit poliment remarquer que les renseignements qu’il était venu chercher étaient relatifs à une colonie qui ne nous appartenait plus depuis deux cents ans et même que tout ce qui s’est passé au Canada depuis 1700 ne l’intéressait en aucune façon[24] ».

Henry Vignaud décrit très bien la personnalité particulière de Henry Harissse :

Malgré les services qu’il a rendus à nos Études, Harrisse, personnellement, n’était pas aimé. Peu disposé à renseigner ceux qui labouraient le même champ qui lui – quoique très habile dans l’art profitable du démarquage – il gardait tout pour lui et ne tolérait pas qu’on lui empruntât quoi que ce soit. Il suffisait qu’on eût mentionné un fait avancé par lui ou un document qu’il avait produit sans le nommer expressément, pour s’attirer son animosité qui se traduisait par des propos blessants ou par des critiques désobligeantes. Il était, en outre, vaniteux au possible et dépourvu de toute indulgence pour les autres [25].

Quant à Alex C. Nelson il décrit le caractère irascible de Henry Harrisse et son inimitié probable envers Gabriel Marcel :

Those who have known him only by his writings recognize his vast erudition, the acuteness of his criticisms, and the soundness of his conclusions. In his personal relations the man showed himself in a less favorable light. Disagreeable in intercourse, of a violent, aggressive, and vindictive disposition, he knew not how to establish permanent friendships, and he lived his last years in an absolute and obstinate solitude, maddened at not having obtained the position for which he longed, which he merited, and which he also would have obtained had he not held so high an opinion of himself and so ill-natured a one of others, especially of those who ventured to touch on subjects already treated by him and which he deemed to be his exclusive province. He also became unjust even to those who had rendered him very great services, such as Gabriel Marcel and Henri Vignaud[26].

Harrrise a également eu des relations difficiles avec Pierre Margry[27], qui a été d’abord employé au ministère des États-Unis à Paris, et ensuite responsable des archives au ministère de la Marine à Paris. Harrisse était en relation avec des membres du Congrès des États-Unis. Il voulait consulter la collection des archives du ministère de la Marine, mais Pierre Margry gardait jalousement cette collection. Dans ses notes, Harrisse écrit :

Margry voyait dans chaque chercheur, un ennemi, car, en son sens, ces archives étaient sa chose et on n’a pas idée des astucieux moyens qu’il employa pour éloigner, décourager et dégouter tous ceux qui s’occupaient de l’histoire du nouveau monde[28].

Biographie de Gabriel-Alexandre Marcel

Gabriel Marcel. Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8450198h/f1.item.zoom 

Gabriel-Alexandre Marcel est né à Paris le 7 avril 1843 de Pierre-Marie Marcel, architecte de la ville de Paris et de Clémentine-Louis Lucas-Montigny. Après des études en architecture, il entre en 1868 comme bibliothécaire à la Bibliothèque nationale et il est au département des imprimés. Il représente le gouvernement français lors de l’exposition du quatrième centenaire de la découverte de l’Amérique en 1892. Le 4 août 1894, il devient conservateur à la section des cartes et plans, succédant à Eugène Cortambert.  Il maîtrisait comme pas un les cartes anciennes et était sans rival pour la cartographie espagnole. Membre de plusieurs sociétés de géographie et d’histoire et récipiendaire de nombreux prix d’excellence, il est l’auteur de plusieurs ouvrages que l’on trouve dans la page Wikipédia[29]. Marcel avait épousé, le 10 juin 1876, Caroline-Annette Lomet.


Biographie de Henry Harrisse

Henry Harrisse est né à Paris le 28 mai 1829. Il est le fils d’Abraham Harrisse, originaire de Russie, et de Nanine Marcus, parisienne. À l’âge de 18 ans, sa famille émigre aux États-Unis et il étudie le droit à l’Université de la Caroline du sud. Il enseignera la littérature et la philosophie à l’Université de la Caroline du Nord. Il pratiqua ensuite le droit d’abord à Chigago puis à New-York.  En 1864, Il fait alors la rencontre du bibliophile distingué Samuel Latham Mitchill Barlow[30] qui devient en quelque sorte son mentor. Ayant accès à sa bibliothèque, Harrisse s’intéressa à l’histoire et compilera une bibliographie sur la période colombienne. Ce sera son ouvrage intitulé Notes on Colombus, paru en 1866. Il publiera son ouvrage Bibliography of America for the Years 1492 to 1551. Il publiera également son fameux traité d’histoire intitulé, Bibliotheca Americana Vetustissima (B.A.V), paru en 1865. Ses ouvrages suscitent peu d’intérêts aux États-Unis, plusieurs copies sont alors jetées aux ordures par son éditeur. En 1870, il émigre en France et rencontre Henry Vignaud[31], secrétaire particulier de l’ambassadeur des États-Unis en France. Il trouva à Paris, un accueil plus sympathique. Il se lia d’amitié avec Georges Sand et Gustave Flaubert. Ce dernier aurait dit « Harrisse, homme qui connaît tout le monde, et se connaît à tout théâtre, finances, politique, etc. Quel homme éclairé !!! »[32]. En 1892, il publiait The Discovery Of North America et en 1901, Découverte et Évolution cartographique de Terre-Neuve et des pays circonvoisins 1597-1501-1769[33].  Malgré ses nombreuses publications, Harrisse n’était pas aimé. « Peu disposé à renseigner ceux qui labouraient le même champ que lui… il gardait tout pour lui et ne tolérait pas qu’on lui empruntât quoi que ce soit[34]». Il est mort dans la solitude, à son domicile, 30 rue Cambacérès, à Paris le 13 mai 1910. Selon ses dernières volontés, il a été incinéré.

Conclusion

En tenant compte de son tempérament, son besoin de tout garder pour lui et ses différends avec les autorités archivistiques de la Bibliothèque de France, on peut émettre l’hypothèse que Harrisse n’aurait jamais retourné la carte à son curateur, Gabriel Marcel de la Bibliothèque nationale de France. Harrisse prétend que la carte de 1607 de Samuel de Champlain décrivait un territoire aujourd’hui américain et qu’ainsi les États-Unis devenait de facto propriétaire.

 Peu de temps avant sa mort, Harrisse en fait don à la Bibliothèque du Congrès à Washington en 1910. Sa collection qui comprenait deux cents ouvrages, entrera à la Bibliothèque du Congrès en 1915. En 2006, la carte de 1607 constituait le 10,000 ième numérisation de la Bibliothèque du Congrès[35].

Pour comprendre le parcours singulier de la carte de Champlain vers les États-Unis, Numa Broc résume très bien la méthode peu scrupuleuse des historiens américains :

Aux États-Unis, les véritables promoteurs de la géographie ancienne sont des bibliophiles et les collectionneurs. Harrisse, lui-même, n’a pas débuté autrement. Des amateurs fortunés, enrichis par les affaires, collectionnent avec passion tout ce qui se rapporte aux origines de l’Amérique, et en particulier livres, manuscrits, cartes et globes anciens. Alors qu’en Europe la richesse des dépôts publics suffit largement aux recherches érudites, aux États-Unis le mécénat compense partiellement l’insuffisance des fonds anciens de bibliothèques. D’où le rôle de personnalités comme [NDA Harrisse], J. Carter Brown (1797-1874) ou J. Lenox (1800-1880), qui entretiennent en Europe de véritables équipes de chasseurs de trésors, chargés d’acquérir à n’importe quel prix les documents les plus rares du passé américain. Librement ouvertes aux chercheurs, ces collections sont léguées après la mort de leurs propriétaires à des universités ou des fondations savantes chargées de les faire fructifier… On conçoit que l’histoire des colonies, et d’abord de leur propre passé colonial, intéresse au premier chef les Américains [36].

Bibliographie

ADAMS, Randolph G. 1939. Three Americanists : Henry Harrisse, Bibliographer : Georges Bringley, Thomas Jefferson, Librarian, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 112p.
https://books.google.ca/books?id=TU4rEAAAQBAJ&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA2&dq=Adolf%20Growoll%20Harrisse&pg=PA1#v=onepage&q=Adolf%20Growoll%20Harrisse&f=false

BAnQ – Carte de Marc Lescarbot intitulée : Figure de la Terre Neuve, Grande Rivière de Canada, et côtes de l’Océan en la Nouvelle France, Paris, 1609.
https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2244751

BIBLIOTHÈQUE DU CONGRÈS À WASHINGTON – Fonds Henry Harrisse
https ://www.loc.gov/rr/rarebook/pdf/Henry%20Harrisse.pdf

BIBLIOTHÈQUE DU CONGRÈS À WASHINGTON- Carte de 1607 de Samuel de Champlain
https://www.loc.gov/resource/g3321p.ct001431/?r=-0.293,0.312,1.598,0.781,0

BIBLIOTHÈQUE DU CONGRÈS. Landmark in Map Digitization: Library Place 10,000th Map Online.
https ://www.loc.gov/loc/lcib/0611/map.html

BROC, Numa. 1981. Histoire et historiens de la géographie : Notes bio-bibliographiques, Dans Comité des travaux historiques et scientifique (CTHS), Bulletin de la Section de géographie, Tome LXXXIV, Paris, Imprimerie nationale, p. 72- 116.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6393072t

CODIER, Henri. 1913. Gabriel Marcel, Dans Mélanges américains, Paris, Maisonneuve, p.148-164.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65400898/f161.image

CODIER, Henri. 1913. Henry Harrisse, Dans Mélanges américains, Paris, Maisonneuve, p. 251-272.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65400898/f264.item

HARRISSE, Henry.1875. Notes pour servir à l’histoire des origines d’une publication intitulée: Découvertes et établissement des Français dans l’ouest et le sud de l’Amérique méridionale, recueillis, etc., Paris, 6 vol. XIXe siècle, Manuscrit 20806.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10086785d/f3.item

MARCEL, Gabriel-Alexandre. 1885. La cartographie de la Nouvelle-France : Supplément à l’ouvrage de Henry Harrisse, Paris, Maisonneuve, 41 p.
https://books.google.ca/books?id=BH8OAAAAYAAJ&lpg=PA1&dq=Henry%20Harrisse%20Gabriel%20Marcel&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q=Henry%20Harrisse%20Gabriel%20Marcel&f=false

MAYAUD, Pierre Noël. 2004. Guillaume Le Nautonier, un précurseur dans l’histoire du géomagnétisme Guillaume Le Nautonier : A forerunner in the history of geomagnetism, Revue d’histoire des sciences,57(1), p. 161-173.
https://doi.org/10.3406/rhs.2004.2208

NELSON, C. Alex.1910. Henry Harrisse – In memoriam. The Bulletin of the Bibliographical Society of America, 2(3/4), p. 38-40.
http://www.jstor.org/stable/24306404

ROY, J. Edmond. 1911. Rapport sur les archives de France relatives à l’histoire du Canada, Ottawa, C.H. Parmelee, 1093 p.

VIGNAUD, Henri. 1909, Nécrologie de Gabriel Marcel, Journal de la Société des Américanistes, Tome 6, p. 275-276.
https://doi.org/10.3406/jsa.1909.3536

VIGNAUD, Henry. 1911. Nécrologie de Henry Harrisse, Journal de la Société des Américanistes. Tome 8, p. 286-288.
https://doi.org/10.3406/jsa.1911.3737

WIKIPÉDIA – Henry Harrisse
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Harrisse

WIKIPÉDIA – Gabriel-Alexandre Marcel
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Marcel_(biblioth%C3%A9caire)

WINSORD, JUSTIN, Late Historian – Henry Harrisse. The Cambridge History of English and American literature in 18 volumes (1907-21), Vol. 15.
https://www.bartleby.com/227/0815.html

Notes


[1] Richard Hakluyt est né à Hereford vers 1552 ou 1553, mort le 23 novembre 1616 à Londres, chapelain de la cathédrale de Bristol et archidiacre de l’abbaye de Westminster. Il est un géographe, historien, traducteur, éditeur et diplomate anglais de l’époque élisabéthaine. Il fut, par ses livres (notamment The Principall Navigations, Voiages and Discoveries of the English Nation) l’un des plus ardents propagandistes de l’expansion del’Angleterre outre-mer.

[2] Aujourd’hui, Baie de Fundy.

[3] Champlain intègre le Service des Logis de l’Armée royale de Bretagne vers 1593.

[4] Cet ouvrage, très apprécié, lui a valu une pension du roi Henri IV, en 1609, et d’être nommé géographe ordinaire du roi. Il avait obtenu des lettres patentes portant licence d’imprimer et privilège de vendre La Micrométrie en date du 15 octobre 1601 (Wikipédia).

[5] Fischer, David Hackett, Le rêve de Champlain, Boréal, 2008, note 7, p. 819.

[6] Heidenreich, Conrad, Edward H. Dahl. La cartographie de Champlain (1603-1632), Dans D. Vaugeois, R. Litalien, Champlain : La naissance de l’Amérique française, Québec, Septentrion, 2004, p. 317.

[7] Thierry, Éric, Les œuvres complètes de Champlain, 2 tomes, Québec, Septentrion, 2019, p.137-166.

[8] Correspondance avec Éric Thierry, 28 janvier 2022.

[9] Marcel, Gabriel-Alexandre. 1885. La cartographie de la Nouvelle-France : Supplément à l’ouvrage de Henry Harrisse, Paris, Maisonneuve, 1885, p. 6.

[10] Thiery, Éric, op. Cit, Tome 1, p. 319.

[11] Liste de propriétaires du château d’Ardennes à Fléac-sur-Seuge http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-charente-maritime-chateau-a-fleac-chateau-d-ardennes.html

[12] Testament de Jean de Saint-Gelais du 26 novembre 1652 et inventaire du mobilier trouvé au château, dressé après son décès, le 5 décembre 1652. Actes reçus Depont, notaires à Pons, Archives départementales Charente-Maritime, 3.E. 2422

[13] Le château d’Ardennes pourrait dater du 12e siècle ; il aurait appartenu aux templiers. En 1420 il appartenait à la famille de Ballodes et, en 1610 à Daniel Green de Saint-Marsault. En 1618 ou 1621, selon les sources, Pierre Dugua, sieur de Mons, saintongeais fondateur de la Nouvelle-France avec Champlain, et en particulier de l’Acadie, acquiert le domaine. En 1627 il l’agrandit en achetant les terres du Breuil et un bois. Il y meurt en 1628 et serait enterré sous un arbre situé face à l’entrée du château. Toutes les parties hautes du château ont été rebâties au 17e siècle, période de construction du grand escalier. Dans les pièces sont conservés des cheminées et des lambris du 17e siècle, d’autres semblent dater du 18e siècle. Sur l’arc, côté cour, de l’ouvrage d’entrée est inscrite la date 1711. Les communs ont été restaurés dans le 4e quart du 20e siècle et des galeries couvertes construites dans la cour. (source : France – ministère de la culture)

[14] CTHS – La France savante. https://cths.fr/an/savant.php?id=1861

[15] Marcel, Gabriel-Alexandre, op. cit., p.6.

[16] Roy, J. Edmond. 1911. Rapport sur les archives de France relatives à l’histoire du Canada, Ottawa, C.H.     Parmelee, p. 844.  

[17] Cordier, Herni, Gabriel Marcel, Dans Mélanges américains, Paris, Maisonneuve, p. 149.

[18] Marcel, Gabriel-Alexandre. 1885. La cartographie de la Nouvelle-France : Supplément à l’ouvrage de Henry Harrisse, Paris, Maisonneuve, 1885.

[19] Avocat de profession, Harrisse n’avait pas de formation en archivistique ou bibliothéconomie.

[20] Marcel, Gabriel-Alexandre, op. cit., p. 3.

[21] Le siège de Paris est un épisode de la guerre franco-allemande de 1870. La ville est rapidement encerclée par les troupes allemandes.

[22] Marcel, Gabriel-Alexandre, op. cit., p. 4.

[23] Cordier, Henri, Henry Harrisse, Dans Mélanges américains, Paris, Maisonneuve, p. 255.

[24] Marcel, Gabriel-Alexandre, op. cit., p. 4.

[25] Vignaud, Henry. 1911. Nécrologie de Henry Harrisse, Journal de la Société des Américanistes. Tome 8, p. 287.

[26] Nelson, Alex, Henry Harrisse – In memoriam. The Bulletin of the Bibliographical Society of America, 2(3/4), p. 39-40. Traduction Google : « Ceux qui ne l’ont connu que par ses écrits reconnaissent sa vaste érudition, l’acuité de ses critiques et la justesse de ses conclusions. Dans ses relations personnelles, l’homme se présentait sous un jour moins favorable. Désagréable dans les relations, d’un tempérament violent, agressif et vindicatif, il ne savait nouer des amitiés permanentes, et il vécut ses dernières années dans une solitude absolue et obstinée, affolé de n’avoir pas obtenu la position qu’il désirait, qu’il méritait, et qu’il aurait aussi obtenue s’il n’avait eu une si haute opinion de lui-même et une si mauvaise humeur envers d’autres, surtout de ceux qui s’aventuraient à toucher à des sujets déjà traités par lui et qu’il considérait comme sa propriété exclusive. Il devint aussi injuste même envers ceux qui lui avaient rendu de très grands services, comme Gabriel Marcel et Henri Vignaud ».

[27] Par son patient travail de transcription des manuscrits, il sort de l’oubli les grands aventuriers français des XVIIe et XVIIIe siècles, tels René-Robert Cavelier de LaSalle, Henri de Tonti, Pierre Le Moyne d’Iberville et Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye. Il contribue à développer la connaissance de l’histoire de la Nouvelle-France et du Canada français. (Wikipédia – Pierre Margry).

[28] Harrisse, Henry.1875. Notes pour servir à l’histoire des origines d’une publication intitulée: Découvertes et établissement des Français dans l’ouest et le sud de l’Amérique méridionale, recueillis, etc., Paris, 6 vol. XIXe siècle, 1875, Manuscrit No 20806.p. 1.

[29] Wikipédia – Gabriel Marcel. https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Marcel_(biblioth%C3%A9caire)

[30] Wikipédia – Samuel Barlow https://en.wikipedia.org/wiki/Samuel_L._M._Barlow_I

[31] Wikipédia – Henry Vignaud https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Vignaud

[32] Cordier, op.cit. p. 253.

[33] https://archive.org/details/decouverteetevol00harr/page/28/mode/2up

[34] Vignaud, Henry, op. cip. p. 287.

[35] Bibliothèque du congrès. Landmark in Map Digitization: Library Place 10,000th Map Online.
https ://www.loc.gov/loc/lcib/0611/map.html

[36] Broc, Numa. 1981. Histoire et historiens de la géographie : Notes bio-bibliographiques, Dans Comité des travaux historiques et scientifique (CTHS), Bulletin de la Section de géographie, Tome LXXXIV, Paris, Imprimerie nationale, p. 101.

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  1. Ann Lefebvre dit :

    Merci Pierre. Présentation très professionnelle! 

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  2. michelle lallement dit :

    Magnifique étude et travail de recherche. Bravo Pierre, et merci pour cette belle découverte. Amitiés. M. Lallement

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